• Entognatha (anciennement Apterygota)

    Entognathes  (anciennement dénommés Aptérygothes)

    Ento vient du grec et signifie "dedans"

    Gnathes provenant également du grec et signifiant "mâchoires"

    D'où la différenciation entre les 2 embranchements insectes et entognates :
    Insectes mâchoires visibles et enthognates, mâchoires cachées dans une cavité

    En savoir plus sur les Collemboles : ICI

  • Me revoilà partie à la recherche des Collemboles. Cela faisait bien longtemps que je les avais délaissées et c'est bien
    dommage car ils sont fascinants et je les aime beaucoup. L'endroit le plus propice pour les observer étant la forêt,
    j'avais donc toutes les chances d'en découvrir à proximité, surtout en cette saison avec l'épaisse litière de feuilles.
    Beaucoup d’entre eux sautent lorsqu’ils se sentent en danger, ce qui complique l’observation mais en revanche,
    facilite leur repérage.

    Leur physiologie nécessite un fort taux d’humidité. Ils vivent et se reproduisent d’autant mieux que l’hygrométrie
    est élevée. Il est donc plus aisé de les voir évoluer à la fin de l’automne, en hiver ou au printemps que durant les
    périodes sèches où ils se réfugient profondément et limitent leurs mouvements. Leur durée de vie à l’état naturel est
    d’environ un an. Ils se nourrissent de végétaux en décomposition pouvant contenir des micro-organismes ou des
    champignons. Leur reproduction peut être sexuée ou asexuée (parthénogénèse).

    l'univers de la micro-photographie

    Extrêmement méconnus, ils sont pourtant partout, disséminés sur Terre. Leurs biotopes sont variés, ils vivent au
    sol, sur l’eau sur le bord des étangs, en haute montagne, dans les déserts, dans les grottes et même sous des latitudes
    polaires. On en a répertorié plus de 8000 espèces et il en reste probablement encore davantage à découvrir. On ne
    soupçonne pas l’abondance de ces minuscules créatures. Dans certains habitats, leur densité peut atteindre plusieurs
    centaines de millions d’individus par hectare, toutes espèces confondues. Par exemple, lorsqu’on se promène en milieu
    naturel, sous l’empreinte d’un seul de nos pas, ils sont parfois plusieurs centaines à évoluer entre la surface et
    quelques centimètres de profondeur. Il n’est pas exceptionnel (dans certains biotopes où domine notamment le chêne)
    de trouver de 200.000 à 300.000 collemboles par m² ! 

    Si leurs fonctions physiologiques sont similaires ils peuvent toutefois avoir des apparences diverses. Ils disposent
    cependant de caractères communs : Ils sont entognathes (pièces buccales rentrées dans la tête) ce qui les différencie des
    insectes, ils possèdent des antennes segmentées, ils ont 3 paires de pattes rattachées aux 3 segments thoraciques et 6
    segments abdominaux. Leur corps peut être couvert de poils ou d’écailles. Leur peau possède des propriétés
    hydrophobes, comme nos tissus déperlants. Ils peuvent présenter des motifs ou diverses pigmentations.

    l'univers de la micro-photographie

    Lorsqu’on souhaite photographier ces petites créatures en milieu naturel, cela nécessite l’utilisation d’un minimum
    de matériel ad hoc et surtout une bonne connaissance de leur biotope. Les plus grands d'entre eux (Orchesella : env.
    4.5 mm) sont photographiables avec un objectif macro classique. Pour d'autres, on se trouve rapidement confronté
    aux limites techniques de ce genre d'objectif. Orchesella, qui est déjà très petit, est malgré tout dix fois plus grand
    que la plupart des autres collemboles qui sont de l’ordre du millimètre voir moins encore (0,25 mm pour les plus
    petits). A ces tailles, il faut nécessairement augmenter le rapport de grossissement de notre objectif macro ce qui est
    le cas pour ces photos. Pour cela il existe différents matériels plus ou moins onéreux. 

    Vous pouvez aussi découvrir des Collemboles sur les fleurs au jardin (c'est ainsi que j'ai découvert ces petits animaux
    la première fois) mais également dans les pots de vos plantes d’intérieur. Il est donc parfaitement possible que vous en
    ayez déjà observé sans même le savoir. De couleur blanchâtre, gris, brun, verdâtre... mesurant en moyenne 2 à 3mm,
    ce sont tout simplement des collemboles. N'ayez aucune crainte si vous les découvrez au jardin ou dans les pots à la
    maison, nul besoin d'insecticide (même biologique) car cette créature fait vivre votre terre. La terre est vivante et les
    petites bestioles qui y vivent font partie de cette fabuleuse biodiversité. En outre le collembole n’est ni dangereux
    pour l’homme ni nuisible aux plantes. Ils ne font aucune dégradation sur les plantes. Au contraire, ils consomment
    les déchets, les champignons ou encore les algues nuisibles. Ils accompagnent la décomposition de la matière organique
    et libèrent des minéraux. C’est donc une espèce qui aidera vos plantes à mieux pousser grâce aux minéraux venant
    de la décomposition. Laissez les donc exister là où ils ont choisi de vivre. En éliminant ces petites bêtes vous
    perdriez toutes sources bénéfiques à la santé de vos plantes.

    Les Collemboles aiment les sols humides. Le nombre de collemboles sera donc réduit si l’arrosage est moins présent.
    Selon les plantes, si vous attendez que le terreau sèche entre deux arrosages, ils disparaîtront. 

    Les deux premières photos ainsi que la dernière sont réalisées en prise de vue avec un filtre teinté. 

     


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  • Encore quelques photos de janvier dans différents biotopes.

    Collemboles

     

    Collemboles 

     

    Collemboles

     

     

    Collemboles

     

     


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    Site dédié aux Collemboles :  ICI

     

     

     

     

     

     


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  •  Fiche Wiki ICI

     

     

     

     

     

     


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  • Castelnau - Hérault

    Collembole - Sminthurus viridis

     

    Collembole - Sminthurus viridis

     

    Les collemboles constituent un groupe d'animaux très ancien. Les plus vieux fossiles datent de 380 Ma, soit le Dévonien.

    Des spécimens fossiles de cette période correspondent à des espèces encore actives de nos jours.

     

    La furca (appendice fourchu de l'extrémité postérieure) de certaines espèces permet de sauter. Les pièces buccales sont broyeuses.
    L'abdomen a 6 anneaux. Ils ont un tube ventral au niveau du premier segment de l'abdomen.
    Par ce tube, ils jettent une substance collante qui les colle au support après un saut. Ils n'ont pas de métamorphose.
    La répartition est mondiale.
    Ils vivent surtout dans le sol et les détritus. Ils pullulent dans les sols, dans les bois plus ou moins en décomposition.
    On les collecte nombreux dans les résidus de feuilles mortes. Troglophiles ou troglobies, les collemboles pullulent aussi dans
    les grottes à dépôts de guano. Ils interviennent dans la dégradation des matières organiques végétales.

    Etrange donc qu'elle se soit trouvée sur cette fleur... 

     


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