• Notre refuge en Cévennes

     

     

     

    Tout d'abord, quelques liens en partage :


    Trop de photographes nature troublent les animaux sauvages

    Vincent Munier : « Le travail d’un photographe naturaliste est de susciter l’émotion par la beauté »

    Le brame du cerf, un rendez-vous avec le sauvage

     



    Originaires de Paris, après 7 ans dans les Cévennes de 1994 à 2001, dans un petit hameau proche du Vigan, puis 20 ans de vie urbaine à Montpellier, nous avions décidé de faire un retour de vie proche de la nature. 

    Nous avons longuement hésité entre plusieurs destinations : les Pyrénées (Hautes, Orientales, ou Atlantiques) et les Cévennes Méridionales. Ce sont les Cévennes qui l'ont emporté, pour plusieurs raisons, entre autres, les Pyrénées étant vraiment trop pluvieuses, même si les Cévennes ont aussi leur lot de pluies avec ses fameux "Episodes Cévenols" deux ou trois fois par an. Ses 300 jours d'ensoleillement à l'année ont sans conteste possible, fait pencher la balance à son avantage.

    Il s'agissait donc de ne pas se tromper dans notre choix et de vérifier le risque d'inondation. Après de nombreuses recherches de notre petit havre de paix et de nombreuses visites de maisons, à l'été 2020, nous nous sommes enfin fixés sur l'une d'entre-elles, et avons emménagé le 9 novembre de cette même année.
     

    Localisation : Point rouge à la frontière Gard/Lozère et non loin de l'Ardèche, dans le Parc National des Cévennes, et dans la partie "Causses et Cévennes" inscrits conjointement au patrimoine mondial par l'UNESCO 

     

    (Clic sur la molette centrale pour ouvrir la carte en grand)

     

    Notre havre de paix avec ses quelques maisons perchées face à la vallée, le Mont-Lozère au fond et le Mont Ventoux en face.

    Notre refuge en Cévennes

    Nous voilà installés dans ce petit Hameau de 14 habitants à l'année, auxquels s'ajoutent une dizaine de personnes venant régulièrement se ressourcer de la vie en ville dans leur résidence secondaire, tous très sympathiques.

    La maison, entièrement rénovée, et son ancienne écurie-bergerie, datent de 1836 sur un terrain arboré de 1100 m² situé à flanc de montagne, à 500m d'altitude, au coeur des Châtaigniers, Chênes verts, Pins, 
    Mélèzes, Cèdres, Fruitiers... Certaines maisons datant du 15° siècle ont été rénovées et sont toujours habitées.

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    (Photos du hameau par Frédéric, en Hélico 10/04/2017)
    A gauche, la hameau partie haute ou j'habite et à droite, le hameau haut et bas.


     

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    La Faune dans le Parc National des Cévennes : ICI
    Les oiseaux du Gard : ICI  
    Observatoire du patrimoine naturel du Gard : ICI
    Gard : le Parc national des Cévennes labellisé "réserve internationale de ciel étoilé" : ICI


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    Pour accueillir les oiseaux

    Nous avons tout de suite commencé par installer la baignoire/abreuvoir qui est là toute l'année.

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    Deux mangeoires suspendues (toutes faites) avec toit ont été également tout de suite installées. 

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    Puis une mangeoire ouverte sur pied (creusée dans un morceau de bois) pour que les plus gros oiseaux  (Tourterelles, Geais des Chênes...) puissent eux aussi venir se nourrir autrement qu'avec les graines tombées au sol. Les plus petits ne l'ont pas dédaignée smile

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    Une autre mangeoire couverte a été confectionnée au printemps 2021

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    Dans la foulée (mais un peu tardivement dans la saison), des nichoirs ont été installés 
    pour les passereaux, qui nous l'espérons, les investiront au printemps 2022 ayant ainsi pu les repérer.

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    Août 2021, installation de nouvelles mangeoires ouvertes, sur pieds (chêne liège ou bois creusés)

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    ainsi qu'une autre mangeoire ouverte suspendue à une branche de Cerisier.
    Dix mangeoires et quatre distributeurs de boules de graisse/graines sont ainsi installées sur le terrain, ce qui n'évite pas pour autant les petites frictions sarcastic

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    Nourrissage des oiseaux, conseils d'experts : ICI

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    Faire soi-même ses boules de graisse : ICI

    Pensez également aux vers de farine séchés dans vos boules de graisse (et à mélanger aux graines).

    J'ai conservé des coques de noix de coco (dans lesquels j'ai fait un trou pour passer une ficelle) que je remplis avec mes mélanges : graisse, graines variées, flocons d'avoine, raisins secs, vers de farine séchés et crevettes séchées et j'en dispose plusieurs sur le terrain. Une demie noix de coco se vide en deux à trois jours.

    Pour attirer les Rougegorges au jardin : ICI


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    Présences d'oiseaux identifiées et au fil du temps, à demeure au refuge ou de passage.
    (Malheureusement, je n'ai pas toujours l'APN en mains)

    Observations au refuge (34 espèces) : Accenteur mouchetChardonneret élégant -  Etourneau sansonnet - Fauvette à tête noire * - Geai des chênesGobemouche noir -  Grimpereau des jardinsGrive musicienne -   Grosbec casse-noyaux (¤ 09/01/2022) - Huppe fasciée * -  Merle noirMésange boréale (¤ 12/01/2022) - Mésange à longue queue - Mésange à tête noire - Mésange bleue - Mésange charbonnièreMésange huppéeMésange nonnette -  Moineau friquet * - Moineau DomestiquePic Épeiche - Pinson des arbresPinson du Nord (¤ 19/10/2021) - Pouillot véloce * - Roitelet huppé * - Rougegorge familierRougequeue à front blanc * - Rougequeue noirSerin CiniSittelle torchepot - Tarin des aulnes (¤ 10/01/2022) - Tourterelles TurquesTroglodyte mignonVerdier d'Europe

    Observations en vol ou dans le hameau : Bergeronnette des ruisseaux * - Bergeronnette grise - Buse variable - Choucas des Tours * - Coucou gris - Grand Corbeau * - Grue cendrée ( ¤ 12/2021 passages haut dans le ciel) * - Guêpier d'Europe ( ¤ 09/09/2021 en vol) * - Hirondelle rustique - Martinet à ventre blanc * - Milan noir - Milan Royal - 
    Pic noir - Pic vert Pie bavarde -

     (* espèces vues de manière occasionnelle)
    (¤ date des premières observations notées à partir de septembre 2021)


    Entendus : 
    C
    houette de Tengmalm - Chouette hulotteEffraie des clochers  

     

    Galerie de photos d'oiseaux hors pages blog, réalisées dans notre refuge :

    2020/2021 - ICIICI et ICI
    2022 - ICI


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    Les mammifères :

    Sur notre terrain, nous avons la visite de : Blaireau européen
    , Renard roux, Martre des Pins, Genette communeÉcureuils roux et de temps à autre des Chevreuils, qui sautent la clôture (animaux en visites de toute fin de journée et donc pour la photo, je n'ai pas assez de lumière mais je ne désespère pas). Également des petits 
    rongeurs. 


    Dans ma lancée d'installations et de constructions de mangeoires et nichoirs, avec quelques chutes de planches et quelques vis, j'ai aussi confectionné une mangeoire avec réserve pour y déposer Noisettes et Noix à l'attention des Écureuils qui viennent manger les Pignons dans les Pommes de Pins tombées au sol. Elle fait environ douze centimètres de profondeur ce qui devrait être suffisant. J'y ai immédiatement déposé quelques noisettes. Le lendemain, les noisette étaient toujours là. En revanche, dès le surlendemain matin, la mangeoire avait été totalement vidée. Ce ne peut-être qu'un Écureuil, la Genette comme la Martre étant des animaux carnivores. A présent, reste à le voir ;-). Un pont à Écureuil a également été installé pour passer d'un arbre à l'autre.

    Notre refuge en Cévennes

     
    Cependant, il est important d'avoir conscience que faire venir les Écureuils chercher leur nourriture auprès des humains leur donne une mauvaise habitude, puisqu’en pensant qu’ils seront nourris tous les hivers, ils peuvent perdre le réflexe de se faire leurs propres stocks, et potentiellement mourir de faim lorsqu’ils ne trouveront pas un humain à l’âme généreuse pour le faire. Par conséquent je ne compte pas remplir la mangeoire trop souvent. En outre, la mangeoire est placée tout au fond du terrain de manière à ne pas évoluer trop près des humains et ne pas les habituer à notre proximité. En effet, nourrir les Écureuils peut également s'avérer être un danger pour eux-mêmes. Cela les pousse à s’aventurer de plus en plus dans les milieux urbains, où ils sont alors confrontés à de nombreux dangers, comme les chats qui ne voient en eux qu'un joli casse croûte. Trop près d'une route, ils peuvent également se faire écraser par une voiture. Donc ne pas faire ce genre de mangeoire n'importe où et dans n'importe quelle condition. Ici, avec la présence de mes deux chiens, les chats du hameau ne s'aventurent plus sur notre terrain, et notre petite route passe à l'opposé de l'endroit ou j'ai disposé cette mangeoire en lisière de forêt.



    A la nuit tombée en été, nous voyons également beaucoup de Chauves-souris dont la Pipistrelle commune ou Pipistrellus pipistrellus - 
    Lien ICI sur ce petit animal qui lui aussi focalise bien des idées reçues.

    Notre refuge en Cévennes   Notre refuge en Cévennes

    Certaines comme sur ces photos et pendant leur période d'activité viennent s'installer en fin de nuit entre le mur et un de mes volets. Du coup, je ne les ferme pas la nuit attendant pour cela qu'elles entrent en hibernation (ce qui est le cas pour elles sous nos latitudes) et se soient réfugiées dans les Clèdes à châtaignes ou dans les grottes qui sont nombreuses par ici.



    Alentours, nous avons rencontré des Chats forestiers et Cerfs élaphes que nous  entendons bramer en
    forêt en septembre/octobre.

     

    Mais aussi... partager le territoire avec les Sangliers 

     A notre arrivée, le terrain était totalement dévasté par les Sangliers. Un vrai champ de bataille ! Ils avaient totalement détruit le portail en métal de l'accès principal. Nous l'avons refait en bois et plein. Les clôtures étaient de vraies passoires. Nous nous sommes donc attelés les réparer et à aplanir le terrain. Suite à quoi nous nous pensions tranquilles. Cette tranquillité était sans compter sur leurs habitudes des précédentes années, dès lors que la nourriture a manqué en forêt.  Dès le début de Juin, des familles entières sont entrées sur notre terrain en quête de nourriture dès la fin de journée et malgré la présence (et donc les odeurs) de nos deux chiens.

    Il a été assez compliqué de leur faire passer leurs fichues habitudes.
     
    Deux mois à les filmer en caméra infrarouges prêtée, à renforcer les clôtures après avoir identifié les points d'entrées et de sorties et à subir pas mal de dégâts tant matériels que de nouveau sur le terrain. 

    Mi-juillet, l'un d'entre eux, un solitaire entêté, parvenait toujours à s'introduire sans pour autant détruire les clôtures. Un matin, je me suis trouvée face à face avec lui, moi à l'intérieur de la maison et lui sur la terrasse devant une porte fenêtre... terrasse qu'il avait dévastée pour la seconde fois.  Youpiiiiii !
    Nous avons testés différents répulsifs du commerce ainsi que l'urine humaine qui paraît-il fonctionne très bien : que nenni, ils s'en moquent totalement.

    Grâce à la caméra infrarouges (nous avons fini par en acquérir une), nous avons enfin compris qu'il parvenait à franchir le portail secondaire en bois de 90 cm de haut pour entrer, et que pour sortir, il le soulevait avec son groin pour le dégager de sa clenche puis le poussait pour l'ouvrir (si nous voulions l'empêcher d'entrer, et si toutefois il y parvenait tout de même, nous ne voulions surtout pas l'empêcher de ressortir et de tout dévaster en se sentant pris au piège). Nous avons donc réhaussé ce portail à 1.10 mètre. Pas de visite durant 9 nuits, mais la 10ème a de nouveau été "la bonne". Deuxième intervention pour rehausser le portail à 1.40 mètre cette fois. A cette hauteur, nous n'avons plus eu d'intrusion.

    Après neuf semaines de boulot pour maintenir ce petit monde à l'extérieur, nous avons retrouvé la tranquillité depuis le 9 Août. Oufffffff wink2 A présent, on peut les entendre et les voir en nombre à la tombée de la nuit. Ils circulent tout autour de la maison mais ils se contentent de passer à l'extérieur le long des clôtures (et ce n'est pas dommage sarcastic) en labourant tout sur leur passage. Si nous devions de nouveau subir leurs intrusions, nous devrons alors nous décider à la pose d'une clôture électrique, ce que nous préférons éviter pour nos chiens.

    On peut  toujours les voir en pleine journée se balader dans le hameau et il a été nécessaire d'installer des abris fermés pour les containers car pendant plusieurs jours, courant août, c'est aux poubelles qu'ils se sont attaqués. Du jamais vu dans la commune. Il y a encore 10 ans, ici, personne n'avait de terrain clos, les Sangliers se contentaient de la forêt. Les temps ont changé, leur population a grandement augmenté et tout le monde a dû se résoudre à fermer les terrains.

     Fin septembre début octobre, les châtaignes et les glands tombés en forêt les éloignent un peu des habitations car la nourriture y est très abondante.
    Espérons donc qu'en juin, l'habitude de rester à l'extérieur de notre terrain ne sera pas perdue.


    De nuit à la caméra infrarouges.
    19 Juillet 2021 - 01 h 31

    Et filmé au smartphone en pleine journée, aux heures des Cigales (mettez le son), tout à côté des maisons
    du hameau (22 juillet 2021 - 12 h 36). 

     

    Photo au smartphone prise de ma terrasse le 14 septembre à 20h30. Passage d'une compagnie d'une douzaine d'individus dans la ruelle du hameau. Ils sont sortis d'un jardin pour se rendre dans un autre. Et c'est ainsi chaque soir tout autour de mon terrain he
     

    Dans la famille Nymphalidae


    Deux autres vidéos prises à la caméra infrarouges (fixée sur le portail) le 12 septembre sur l'accès qui mène à ma maison.
    Sur cette première vidéo, les deux premiers sont venus fouiller la terre aux pieds de nos Hortensias sur une partie non clôturée

    et soulever quelques lauzes (rien de bien grave) et ensuite trois autres sont passés dans la ruelle.
    Sur une vidéo d'une minute, imaginez le "trafic" toute la nuit he
    Ce trafic dans le hameau a commencé en juin et s'est intensifié après les naissances.

     


    Sur la seconde vidéo, on les voit repartir. Vous pouvez voir avec quelle agilité ils sautent la restanque à 95 cm de
    hauteur, que ce soit en contre-haut ou en contre-bas.


    Un sanglier cours en moyenne à 35 km/heure et peut atteindre 70km/heure.
    (Un cheval au galop court en moyenne à 60 km/heure).
    Ils parvenaient à sauter un portail à 1,1m. Il a fallu le rehausser à 1,4m pour les en dissuader. 

    Balourd un Sanglier ? Certainement pas wink2. 

     
    M'étant entendue dire que "j'avais changé à 100% ma position vis à vis des chasseurs" (sic), ce qui est bien mal me connaître, je tiens à dire qu'il n'en est absolument rien !!!!!  

    J'ai déjà vécu en Cévennes de 1994 à 2001, mais la situation était très différente et les Sangliers n'engendraient alors aucun problème de cohabitation et aucun réel dégât. 

    La différence aujourd'hui et 20 ans plus tard, alors que je vis de nouveau dans les Cévennes, c'est que je ne peux que constater leur prolifération (à mon sens devenue ingérable), les problèmes qu'impliquent cette prolifération, les dégâts qu'ils occasionnent, mais aussi les dangers qui leur sont liés en matière d'accidents de la route. Aussi, je ne vois malheureusement pas d'autre solution que celle de la régulation. Peu importe à présent "la faute à qui" concernant cette prolifération, la situation est telle qu'elle est ! 

    En revanche, je n'accepte pas plus hier qu'aujourd'hui le principe même de la chasse. A l'instar d'Hélène Thouy, présidente du Parti animaliste, je suis pour l'arrêt de la "chasse loisir" tout en maintenant la régulation pour les espèces devenant trop invasives et j'adhère totalement au programme 
    ICI
     
                                  


    La caméra infrarouges que nous avons fini par acquérir et avec

    laquelle j'espère bien voir qui vient prendre les noisettes dans
    la mangeoire prévue pour les Écureuils.

    Notre refuge en Cévennes


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    Autres animaux :

    Beaucoup de Crapauds communs et de Salamandres demeurent aussi sur notre terrain et sortent la nuit venue. Également beaucoup d'insectes variés (y compris Odonates) et d'Arachnidés, dont le Scorpion noir à queue jaune très présent et le Scorpion Languedocien présent mais plus rare quant à lui.

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