• Notre refuge en Cévennes

     

    Originaires de Paris, après 7 ans dans les Cévennes de 1994 à 2001, dans un petit hameau proche du Vigan,
    puis 20 ans de vie urbaine à Montpellier, nous avions décidé de faire un retour de vie proche de la nature. 

    Nous avons longuement hésité entre plusieurs destinations : les Pyrénées (Hautes, Orientales, ou Atlantiques)
    et les Cévennes Méridionales. Ce sont les Cévennes qui l'ont emporté, pour plusieurs raisons, entre autres, les
    Pyrénées étant vraiment trop pluvieuses, même si les Cévennes ont aussi leur lot de pluies avec leurs fameux
    "Episodes Cévenols" deux ou trois fois dans l'année.
    Il s'agissait donc de ne pas se tromper dans notre choix et de vérifier le risque d'inondation.
     Après de nombreuses recherches de notre petit havre de paix et de nombreuses visites de maisons, à l'été
    2020, nous nous sommes enfin fixés sur l'une d'entre-elles, et avons emménagé le 9 novembre de cette
    même année.
     

    Localisation : Point rouge à la frontière Gard/Lozère et non loin de l'Ardèche, dans le Parc National des Cévennes,
    et dans la partie "Causses et Cévennes" inscrits conjointement au patrimoine mondial par l'UNESCO 

     

    (Clic sur la molette centrale pour ouvrir la carte en grand)

     

     

    Nous voilà donc installés dans un Hameau de 14 habitants à l'année, tous très sympathiques.
    La maison et son ancienne bergerie, datent de 1863 sur un terrain arboré de 1100 m² situé
    à flanc de montagne, à 500m d'altitude et au coeur des Châtaigniers, Chênes verts, Pins,
    Mélèzes, Cèdres, Fruitiers...

     

    Notre refuge en Cévennes      Notre refuge en Cévennes

    (Photos du hameau par Frédéric, en Hélico 10/04/2017)
    A gauche, la hameau partie haute ou j'habite et à droite, le hameau haut et bas.


     

    ***

     

    Pour accueillir les oiseaux

    Nous avons tout de suite commencé par installer la baignoire/abreuvoir qui est là toute l'année.

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    Deux mangeoires suspendues (toutes faites) avec toit ont été également tout de suite installées. 

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    Puis une mangeoire ouverte sur pied (creusée dans un morceau de bois) pour que les plus gros oiseaux 
    (Tourterelles, Geais des Chênes...) puissent eux aussi venir se nourrir autrement qu'avec les graines tombées
    au sol. Les plus 
    petits en profitent également.


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    Une autre mangeoire couverte a été confectionnée au printemps 2021

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    Dans la foulée (mais un peu tardivement dans la saison), des nichoirs ont été installés 
    pour les passereaux,
    qui nous l'espérons, les investiront au printemps 2022 ayant pu les repérer.

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    Août 2021, installation de nouvelles mangeoires ouvertes, sur pieds (chêne liège et bois creusés)

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    ainsi qu'une autre mangeoire ouverte suspendue à une branche de Cerisier.

    Notre refuge en Cévennes


     

     

    Présences d'oiseaux identifiées au fil du temps, à demeure ou de passage.
    (Malheureusement, je n'ai pas toujours l'APN en mains)

    Vus : Accenteur mouchet - Buse variable - Chardonneret élégant - Choucas des Tours - Coucou gris - Etourneau sansonnet - Fauvette à tête noire - Geai des chênes - Gobemouche noir - Grand Corbeau - Grimpereau des jardins - Grue cendrée (passages haut dans le ciel) - Guêpier d'Europe - Hirondelle rustique - Huppe fasciée - Martinet - Merle noir -  Mésange à tête noire - Mésange bleue - Mésange charbonnière - Milan noir - Milan Royal - Moineau friquet - Moineau Domestique -  Pic Épeiche - Pic vert - Pie bavarde - Pinson des arbres - Roitelet huppé - Rougegorge - Rougequeue à front blanc - Rougequeue noir - Serin Cini - Sittelle torchepot - Tourterelles Turques - Troglodyte mignon - Verdier d'Europe

    Entendus : Chouette hulotte - 
    Pic noir  

     

    Galerie de photos d'oiseaux hors pages blog, réalisées dans notre refuge :

    2020/2021 - ICI


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    Les mammifères :

    Sur notre terrain, nous avons la visite de 
    Blaireaux, Renards, Martres des Pins, Genettes, Écureuils roux
    et de temps à autre des Chevreuils, qui sautent la clôture 
    (animaux en visites de toute fin de journée et
    donc pour la photo, je n'ai pas assez de lumière mais je ne désespère pas). Également des petits 
    rongeurs. 


    Dans ma lancée d'installations et de constructions de mangeoires et nichoirs, avec quelques chutes de planches
    et quelques vis, j'ai aussi confectionné une mangeoire avec réserve pour y déposer Noisettes et Noix à l'attention
    des Écureuils qui viennent manger les Pignons dans les Pommes de Pins tombées au sol.
    Elle fait environ douze centimètres de profondeur ce qui devrait être suffisant. J'y ai immédiatement déposé
    quelques noisettes. Le lendemain, les noisette étaient toujours là. En revanche, dès le surlendemain matin,
    la mangeoire avait été totalement vidée. Ce ne peut-être qu'un Écureuil, la Genette comme la Martre étant
    des animaux carnivores. A présent, reste à le voir ;-)

    Notre refuge en Cévennes

     
    Cependant, il est important d'avoir conscience que faire venir les Écureuils chercher leur nourriture
    auprès des humains leur donne une très mauvaise habitude, puisqu’en pensant qu’ils seront nourris tous
    les hivers, ils peuvent perdre le réflexe de se faire leurs propres stocks, et potentiellement mourir de faim
    lorsqu’ils ne trouveront pas un humain à l’âme généreuse pour le faire. Par conséquent je ne compte pas
    remplir la mangeoire trop souvent. En outre, la mangeoire est placée tout au fond du terrain de manière
    à ne pas évoluer trop près s'ils y viennent et ne pas les habituer à notre proximité. En effet, nourrir les
    Écureuils peut également s'avérer être un danger pour eux-mêmes. Cela les pousse à s’aventurer de plus
    en plus dans les milieux urbains, où ils sont alors confrontés à de nombreux dangers, comme les chats qui
    ne voient en eux qu'un joli casse croûte. Trop près d'une route, ils peuvent également se faire écraser par
    une voiture. Donc ne pas faire ce genre de mangeoire n'importe où et dans n'importe quelle condition.
    Ici, avec la présence de mes deux chiens, les chats du hameau ne s'aventurent plus sur notre terrain, et
    notre petite route passe à l'opposé de l'endroit ou j'ai disposé cette mangeoire.



    A la nuit tombée, nous voyons également beaucoup de Chauves-souris dont la Pipistrelle commune
    ou Pipistrellus pipistrellus - 
    Lien ICI sur ce petit animal qui lui aussi focalise bien des idées reçues.

    Notre refuge en Cévennes   Notre refuge en Cévennes

    Certaines pendant l'été et comme sur ces photos, viennent s'installer en fin de nuit entre le mur et un de mes volets.
    Du coup, je ne les ferme plus la nuit, je vais attendre qu'elles entrent en hibernation (ce qui est le cas pour elles
    sous nos latitudes) et se soient réfugiées dans les Clèdes à châtaignes qui sont nombreuses par ici.



    Alentours, nous avons rencontré des Chats forestiers et Cerfs élaphes que nous  entendons bramer en
    forêt en septembre/octobre.

     

    Mais aussi... partager le territoire avec les Sangliers 

     A notre arrivée, le terrain était totalement dévasté par les Sangliers. Un vrai champ de bataille !
    Ils avaient totalement détruit le portail en métal de l'accès principal. Nous l'avons refait en bois et plein.
    Les clôtures étaient de vraies passoires. Nous nous sommes donc attelés les réparer et à aplanir le terrain.
    Suite à quoi nous nous pensions tranquilles. Cette tranquillité était sans compter sur leurs habitudes des
    précédentes années, dès lors que la nourriture a manqué en forêt.  Dès le début de Juin, des familles
    entières sont entrées sur notre terrain en quête de nourriture dès la fin de journée et malgré la présence
    (et donc les odeurs) de nos deux chiens.

    Il a été assez compliqué de leur faire passer leurs fichues habitudes.
     
    Deux mois à les filmer en caméra infrarouges prêtée, à renforcer les clôtures après avoir identifié les points
    d'entrées et de sorties et à subir pas mal de dégâts tant matériels que de nouveau sur le terrain. Mi-juillet,
    l'un d'entre eux, un solitaire, parvenait toujours à s'introduire sans pour autant détruire les clôtures. Un
    matin, je me suis trouvée face à face avec lui, moi à l'intérieur de la maison et lui devant une porte
    fenêtre sur la terrasse... qu'il avait dévastée pour la seconde fois.  Youpiiiiii !
    Nous avons testés différents répulsifs du commerce ainsi que l'urine humaine qui paraît-il fonctionne très
    bien : que nenni, ils s'en moquent totalement.

    Grâce à la caméra infrarouges (nous avons fini par en acquérir une), nous avons enfin compris
    qu'il parvenait à franchir le portail secondaire en bois de 90 cm de haut pour entrer, et que pour
    sortir, il le soulevait avec son groin pour le dégager de sa clenche puis le poussait pour l'ouvrir (si nous
    voulions l'empêcher d'entrer, et si toutefois il y parvenait, nous ne voulions surtout pas l'empêcher
    de ressortir). Nous avons donc réhaussé ce portail à 1.10 mètre. Pas de visite durant 9 nuits, mais la
    10ème a de nouveau été "la bonne". Deuxième intervention pour rehausser le portail à 1.40 mètre cette
    fois. A cette hauteur, il n'à plus fait de tentative.

    Après neuf semaines de boulot pour maintenir ce petit monde à l'extérieur, nous avons retrouvé la
    tranquillité depuis le 9 Août. Oufffffff wink2 A présent, on peut les entendre et les voir en nombre à la tombée
    de la nuit. Ils circulent tout autour de la maison mais ils se contentent de passer à l'extérieur le long des
    clôtures (et ce n'est pas dommage sarcastic) en labourant tout sur leur passage. Si nous devions de nouveau subir
    leurs intrusions, nous devrons alors nous décider à la pose d'une clôture électrique, ce que nous préférons
    éviter pour nos chiens.

    On peut  toujours les voir en pleine journée se balader dans le hameau et la Fédération de chasse est
    venue installer des abris fermés pour les containers car pendant plusieurs jours, courant août, c'est aux
    poubelles qu'ils se sont attaqués. Personne n'avait jamais vu ça dans le hameau. Il y a encore 10 ans, ici,
    personne n'avait de terrain clos, les Sangliers se contentaient de la forêt. Les temps ont changé, leur
    population a grandement augmenté et tout le monde a dû se résoudre à poser des clôtures.

    Nous savons qu'ils dorment en journée sur des terrains non défrichés du hameau, et ils savent qu'ici,
    ils n'y seront pas chassés (il est interdit de s'approcher à moins de 150 mètres des habitations et ces
    animaux sont loin d'être stupides) . Fin septembre début octobre, les châtaignes et les glands tombés
    en forêt les éloigneront des habitations et la nourriture y sera très abondante... jusqu'en juin prochain.
    Espérons donc que l'habitude de rester à l'extérieur de notre terrain ne sera pas perdue.

    De nuit à la caméra infrarouges.
    19 Juillet 2021 - 01 h 31

    Et filmé au smartphone en pleine journée, aux heures des Cigales (mettez le son), tout à côté des maisons
    du hameau (22 juillet 2021 - 12 h 36). 

     

    Photo au smartphone prise de ma terrasse le 14 septembre à 20h30. Passage d'une compagnie d'une douzaine d'individus dans
    la ruelle du hameau. Ils sont sortis d'un jardin pour se rendre dans un autre. Et c'est ainsi chaque soir tout autour de mon terrain he

     

    Dans la famille Nymphalidae


    Deux autres vidéos prises à la caméra infrarouges (fixée sur le portail) le 12 septembre sur l'accès qui mène à ma maison.
    Sur cette première vidéo, les deux premiers sont venus fouiller la terre aux pieds de nos Hortensias sur une partie non clôturée

    et soulever quelques lauzes (rien de bien grave) et ensuite trois autres sont passés dans la ruelle.
    Sur une vidéo d'une minute, imaginez le "trafic" toute la nuit he
    Ce trafic dans le hameau a commencé en juin et s'est intensifié après les naissances.

     


    Sur la seconde vidéo, on les voit repartir. Vous pouvez voir avec quelle agilité ils sautent la restanque à 95 cm de
    hauteur, que ce soit en contre-haut ou en contre-bas.


    Un sanglier cours en moyenne à 35 km/heure et peut atteindre 70km/heure.
    (Un cheval au galop court en moyenne à 60 km/heure).
    Ils parvenaient à sauter un portail à 1,1m. Il a fallu le rehausser à 1,4m pour les bloquer dehors. 

    Balourd un Sanglier ? Certainement pas wink2. 


    La caméra infrarouges que nous avons fini par acquérir et avec
    laquelle j'espère bien voir qui vient prendre les noisettes dans
    la mangeoire prévue pour les Écureuils.

    Notre refuge en Cévennes


    ***

    Autres animaux :

    Beaucoup de Crapauds communs et de Salamandres demeurent aussi sur notre terrain
    et sortent la nuit venue. Également beaucoup d'insectes variés (y compris Odonates) et
    d'Arachnidés, dont le Scorpion Languedocien très présent.

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