• Guêpier d'Europe
    Merops apiaster - European Bee-eater

     

    Ils sont arrivés depuis fin avril/début mai comme chaque année.
    Je n'ai pas encore repéré de site de nidification dans mon coin des Cévennes mais sachant où les observer chasser les insectes dans les vignes non loin de chez moi, je m'y suis donc rendue à mon retour de vadrouille. De fait, le site de nidification ne doit pas être bien loin (dans un rayon d'une dizaine de kilomètres autour de cet endroit). Il me reste donc à dénicher une ancienne sablière, une falaise d'éboulis, ou des berges sablonneuses de rivières dans mon nouvel environnement. Mes spots des années précédentes sont à présent un peu éloignés, bien que cela reste faisable sur la journée.

    Ils nous ont offert une magnifique parade nuptiale en vol.

    Le Guêpier d'Europe se reproduit dans le sud de l'Europe et dans certaines parties de l'Afrique du Nord et de l'Asie occidentale. Il est fortement migrateur, hivernant en Afrique tropicale. Avec le réchauffement climatique, on peut voir une reproduction occasionnelle dans le nord-ouest de l'Europe et le voir remonter de plus en plus sur le territoire Français. 

    Ces oiseaux sont grégaires et nichent en colonie (plus ou moins grandes) sur des bancs de terre sablonneuse, de préférence près des rives des rivières (même asséchées comme c'était le cas dans l'Hérault), généralement au début du mois de mai. Ils y creusent alors leur nid avec bec et pattes, de sorte à offrir une cavité de 1 à 2 mètres de long. Près de 10kg de terre sont évacués du nid pour sa construction ! Un nid de l'année précédente peut aussi être restauré. Les moins expérimentés font fréquemment leur nid au sol. Les plus expérimentés les font assez haut sur les berges, à l'abri de l'eau de pluie et des prédateurs comme les couleuvres qui se régalent de leurs oeufs. La femelle pond cinq à huit œufs blancs sphériques vers le début du mois de juin. Le mâle et la femelle s'occupent des œufs, qu'ils couvent durant environ trois semaines. Ils se nourrissent, nourrissent les jeunes et se perchent également en commun. 

     Pendant la parade nuptiale, le mâle donne de gros insectes à la femelle tout en mangeant lui-même les plus petits. Ce sont des oiseaux monogames, mais une bigamie a été rencontrée exceptionnellement de la part de certains mâles. Leur chant typique est un prreee ou prruup distinctif, très agréable à l'oreille et reconnaissable entre tous. 

    Pour se rafraichir on peut souvent les observer posés sur une branche bec grand ouvert. Leur nourriture basée sur la consommation d'insectes est un grand apport en eau.

    Dans une colonie on peut observer les guetteurs, perchés sur une branche dépourvue de feuilles, afin de donner l'alerte au reste de la colonie au moindre danger. Il faut alors s'armer de patience, se camoufler et ne plus bouger pour les voir revenir. Alors ils peuvent voler tout près de nous afin de nous observer à leur tour et probablement jauger le danger potentiel. 

    Cet oiseau se reproduit sous des climats chauds. Comme son nom l'indique, les Guêpiers mangent principalement des insectes (Abeilles, Guêpes, Frelons, Papillons, Cigales, Libellules...) qu'ils capturent en vol, lors de sorties depuis un perchoir ouvert. Avant de manger un insecte possédant un dard, le Guêpier d'Europe l'enlève en frappant à plusieurs reprises l'insecte sur une surface dure comme une branche. Il peut manger environ 250 insectes par jour.

    A l'instar des Martins pêcheurs, ils produisent plusieurs fois par jour des pelotes de réjection (ICI) pour se débarrasser des ailes, carapaces... parties non digérées des insectes qu'ils consomment. Les pelotes des Guêpiers sont sombres contrairement à celles des Martins qui sont blanches et contiennent le squelette des poissons(ICI) .

     Une étude en Espagne a révélé que les hyménoptères représentent 69,4% à 82% du régime alimentaire des Guêpiers d'Europe. Leur impact sur les populations d'abeilles mellifères, est cependant faible. Ils mangent moins de 1% des abeilles ouvrières (issues de ruchers) dans les zones où ils vivent. Ces études montrent que les Guêpiers ne sont pas spécifiquement intéressés par un rucher, mais se nourrissent plutôt des insectes capturés dans les pâturages et les prairies dans un rayon de 12 km de la colonie, cette distance maximale n'étant atteinte que lorsqu'il y a un manque de nourriture.  

    Les jeunes sont nourris jusqu'au départ du site de nidification aux alentours du 15 août, moment à partir duquel ils savent se nourrir seuls. L'an dernier début septembre, nous avons eu le bonheur de les entendre et de les voir survoler quotidiennement notre maison. A cette période, ils sont en famille à la recherche de nourriture dans les endroits bien fournis en insectes. A la mi-septembre, la colonie se regroupe pour le grand départ en Afrique.

     



     


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  • Arthropoda > Insecta > Hymenoptera > Apidae

    L’Abeille mellifère - Apis mellifera

    Depuis 40 millions d’années, l’abeille mellifère accomplit un travail laborieux selon le même système d’organisation. Ce n’est qu’en 2014 que de nouvelles découvertes ont été faites sur ses origines. Originaire d’Asie, l’abeille se serait propagée en Europe et en Afrique il y a 300 000 ans.

    Aujourd’hui, l’abeille mellifère apis mellifera est la seule espèce vivant sous nos climats tempérés. Depuis des milliers d’années, l’abeille mellifère est étroitement associée à la vie des hommes. Avec la sédentarisation des abeilles, l’apiculture s’est développée à proximité des habitations. A l’époque, le miel était déjà une denrée très recherchée. Egyptiens, Grecs ou Romains, tous reconnaissaient la valeur de l’abeille mellifère, vénéraient et hébergeaient ce petit animal.

    Aujourd’hui, les abeilles mellifères sont menacées. Partout dans le monde, les populations d’abeilles sont en très forte diminution. La disparition des abeilles préoccupe également les spécialistes en Suisse. Inquiets, les écologistes, les scientifiques et les apiculteurs cherchent comment renverser la tendance. En effet, si l’abeille peut être importée, il n’en va pas de même pour la pollinisation. La pollinisation par les abeilles ne doit pas être considérée comme un service gratuit, mais comme un service dans lequel il faut investir pour les protéger et les conserver.

    En effet, elle pollinise près de 80 % des plantes utiles ou sauvages (des fraises aux trèfles en passant par les framboises). Grâce à la pollinisation, nous disposons d’une grande variété de denrées alimentaires. Selon des observations réalisées sur 100 espèces végétales qui assurent plus de 90 % de l’alimentation humaine, 71 sont pollinisées par des abeilles.

    L’abeille mellifère est indispensable à la vie humaine et pourtant, l’espèce est menacée depuis des années. C’est pourquoi nous devons tout mettre en œuvre pour la protéger, la préserver et lui permettre de continuer d’accomplir son travail fascinant et primordial.

    - A travers le monde, les abeilles représentent une valeur ajoutée d’environ 265 milliards d’euros.
    - La pollinisation des cultures par les abeilles augmente non seulement le rendement, mais améliore également la qualité des fruits. L’exemple des fraises: la valeur économique est d’environ 54 % plus élevée que pour les fraises autofécondées. Rien que pour les fraises vendues dans l’UE, la valeur de la pollinisation par les abeilles est estimée à plus d’1 milliard d’euros par an. Les fraises pollinisées par les abeilles sont plus lourdes, présentent moins de défauts et se vendent plus cher.
    - Des plantes comme le cacao, la vanille ou les fruits de la passion dépendent à 100 % de la pollinisation par les abeilles.
    - Pour les fruits à noyau ou à pépins, la pollinisation par les insectes permet d’augmenter le rendement de 40 %.

    Une ruche est majoritairement composée d’ouvrières, sans lesquelles ni la reine, ni les faux bourdons ne pourraient exister. Plus petites que la reine, ces abeilles infécondes sont nourries au début avec de la gelée royale puis avec du miel, du nectar ou des pollens et un peu d’eau. Au bout de 21 jours, l’abeille ouvrière quitte la cellule de cire avec un dard venimeux doté de petits ardillons qui lui sert à se défendre. Fidèle à sa réputation d’ouvrière, elle est prête à travailler jusqu’à l’épuisement ! En été, durant les six semaines de sa courte vie – l’hiver étant plus calme, elle vit plus longtemps (en fonction de son âge, elle assume quasiment l’ensemble des tâches importantes dans la ruche).

    Durant les trois premières semaines de sa vie, l’abeille mellifère ne sort pas de la ruche, elle nettoie les cellules, recueille le nectar et le pollen des butineuses, en nourrit les anciennes et nouvelles larves, construit de nouvelles cellules de cire, régule la température et le taux d’humidité dans la ruche, puis elle monte la garde à l’entrée de la ruche. Parvenue à la moitié de sa vie, l’abeille sort de la ruche et devient principalement butineuse. Elle part à la recherche de nectar, de pollen et d’eau dans les environs et rapporte aux abeilles restées à la maison de quoi se nourrir et se délecter.

     


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  • Mésange nonnette
    Poecile palustris - Marsh Tit


    23 avril 2022 

    Une belle journée de pluie salvatrice et efficace pour la terre et qui a un peu rempli nos deux
    réserves d'eau de pluie pour l'arrosage ;-) Même quand la météo nous la promet, nous passons
    la plupart du temps à côté, étant juste sur la limite de la "poche" pluvieuse. Autant dire que
    quand elle arrive pour de bon, c'est une véritable aubaine. 
     
    Les petites Mésanges nonnettes ont profité à fond, dans des allers-retours incessants, des tout
    derniers jours de service restreint avant la fermeture fin avril des restaus au refuge.  

    Chouette, c'est jour de douche !

    En hiver elles privilégiaient les mangeoires les plus éloignées de la maison.
    Depuis le service restreint (certaines mangeoires n'étant plus alimentées) elles 
    n'hésitaient plus à s'approcher. 

    Chouette, c'est jour de douche !

    La mésange nonnette est un oiseau sédentaire en grande partie. Elle hiverne donc là où elle réside le
    reste de l’année. Seules les populations les plus au Nord de l’Europe migrent en automne vers des pays
    plus chauds pour y passer l’hiver. Peu farouche, il est facile de l’observer se nourrir sur les pelouses
    ou sur les mangeoires à proximité des habitations. Oiseau sociable, les mésanges nonnettes ont
    cependant un comportement plus solitaire que les autres espèces de mésanges. L’espèce est monogame ;
    le couple est fidèle pour la vie. C'est un passereau granivore et insectivore. 

    Chouette, c'est jour de douche !

    Oiseau très vif et agile, il recherche sa nourriture soit au sol soit directement dans la végétation.
    Pendant l’automne, les mésanges nonnettes stockent et cachent de la nourriture en prévision de
    l’hiver. Certains corvidés (pic épeiche) et certains rapaces sont ses principaux prédateurs 

    Chouette, c'est jour de douche !

    Période de nidification : Printemps (avril à juillet)
    Lieu de ponte / nid / naissance : Nidification cavernicole. Nid dans le trou d’un arbre (saule, aulne),
    dans un rocher, dans un trou au sol ou dans un nichoir artificiel. Le nid est généralement placé à
    moins de 2 m de hauteur. Le fond du nid est aménagé avec des végétaux (mousse, lichens, herbe) et
    parfois avec des plumes ou des poils.. 

    Chouette, c'est jour de douche !

    Nombre de couvées annuelles : 1 couvée par an
    Nombre d’oeufs par ponte : 6 à 10 oeufs par couvée
    Durée de l’incubation / couvaison : 13 à 15 jours ; seule la femelle couve les oeufs
    Sevrage : Les petits poussins sont nidicoles.
    La becquée est assurée par le mâle et la femelle. L’envol des petits a lieu 2 à 3 semaines plus tard
    environ. Les juvéniles resteront encore plusieurs jours à proximité du nid parental avant d’être
    complètement sevrés. 

    Chouette, c'est jour de douche !

    La durée de vie de la mésange nonnette est de 7 à 10 ans à l’état sauvage. 

    Chouette, c'est jour de douche !

    La mésange nonnette n’est pas une espèce en danger.
    L’oiseau est une espèce protégée en France depuis 1981. Il est donc interdit de la chasser, de la
    capturer, de la mutiler ou de détruire son nid, ses oeufs ou son environnement. 

    Chouette, c'est jour de douche !

     

     

    Et... parce que les siècles passent et que rien ne change jamais...
    ~

    "Si toutes les balles traçantes, toutes les armes de poing, toutes les femmes ignorantes, ces enfants orphelins
    Si ces vies qui chavirent, ces yeux mouillés, ce n'était que le vieux plaisir de zigouiller..." - Alain Souchon

    "À fuir la guerre tout autour de nous, est-ce qu'on échappe au pire ou bien c'est pour nous ?
    Alors combien, réfugiés migrants sur les routes du monde en l'an 2100 ?" - Tryo

    "Je suis un homme et je mesure toute l'horreur de ma nature
    Pour ma peine, ma punition, moi, je tourne en rond, je tourne en rond." - Zazie

       

     

     

    Absente pour quelques jours, je vous dit à bientôt.
    Prenez soin de vous ;-)

     


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  • Brin de bonheur


  • Tourterelle turque
    Streptopelia decaocto - Eurasian Collared Dove


    Elles avaient disparu du jardin depuis décembre puis elles ont réapparu en février. 
    18 02 2022

    L'expansion de la Tourterelle Turque depuis l'Asie Mineure vers l'Europe, datant du début du siècle, reste inexpliquée. À partir des Balkans, elle a "envahi" le reste du continent il y a une soixantaine d'années. Elle est arrivée en Suisse en 1948, en France en 1950, en Belgique en 1952 et au Luxembourg en 1956. Elle vit toute l'année dans les villages et les villes, où elle trouve sa nourriture et un climat moins rude qu'en rase campagne.

    C'est une espèce sympathique de par sa proximité avec l'Homme. On la voit quotidiennement et la plupart du temps toute l'année, le plus souvent par deux car les couples sont stables. Elle ne migre pas mais peut faire des petits déplacements selon ses besoins alimentaires et ainsi disparaitre pendant plusieurs semaines à plusieurs mois des jardin comme cela a été le cas chez moi, et ce, malgré les mangeoires bien fournies. 

    Elles sont toujours présentes en couple.
    Pendant que l'une se baigne... 

    l'autre va profiter des graines encore disponibles pour quelques jours.

    Retour des Tourterelles

     La Tourterelle turque trouve sa nourriture dans le voisinage de l'homme. Elle partage volontiers les graines destinées aux poules et effectue de véritables raids dans les champs de blé et les cours de fermes. En hiver, les tourterelles turques se voient en petites troupes dans les parcs et les espaces verts et fréquentent les aires de nourrissage destinées aux petits passereaux. Elles s'y montrent très pacifiques, se nourrissant serrées les unes contre les autres. Elles se nourrissent également de baies, de bourgeons et de jeunes feuilles et, plus rarement, de chenilles ou de mollusques. Sa ration journalière est d'environ 20 g de nourriture.

    Retour des Tourterelles

    Très tôt au printemps, elles exécutent leur spectaculaire vol nuptial : après un vol ascendant très abrupt, la tourterelle redescend en planant, avec les ailes recourbées vers le bas et en poussant des roucoulements sonores caractéristiques. Elle se perche volontiers sur les poteaux électriques, les antennes TV et les toits, d'où elle pousse son cri répétitif.

    Retour des Tourterelles

     Elle a un cycle de reproduction assez exceptionnel. Bien qu'elle se reproduise principalement entre février et octobre, elle est capable de pondre tous les mois de l'année. Elle débutera parfois une nouvelle couvée alors qu'elle est encore occupée à nourrir ses petits. On peut compter 6 couvées en une seule saison. Alors que plupart des autres oiseaux des parcs et des jardins alimentent leurs petits avec des insectes saisonniers, la tourterelle nourrit ses petits avec le "lait de pigeon", production du jabot riche en protéines et en graisse, ce qui lui permet de nourrir des oisillons presque en toutes saisons.

    17 04 2022

    Retour des Tourterelles

    22 04 2022

    Retour des Tourterelles

    24 avril 2022
    Sur la terrasse suspendue (mangeoire en saison) où elles aiment s'installer en poste d'observation.

    Retour des Tourterelles

     

     


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  • Scrat (Écureuil de "L'Âge de glace") photographié derrière la vitre pour ne pas le faire fuir.
    Pas simple, il était dans le seul endroit ou il n'y a pas de lumière et ou l'herbe reste grillée même
    en ratissant les épines de Pin. 

     

     

     

     

     


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  • Rougegorge familier
    Erithacus rubecula - European Robin

     

    Petite visite de la terrasse d'été...

    Tiens tiens, il y a des terrasses sympas pour l'été par ici !!! Il faut aller voir ça.

        

    Difficile de choisir... 

    Petite visite de la terrasse d'été...

    Bon, celle-ci me plaît bien et n'est pas occupée par les Tourterelles qui sont bien trop grosses, aller, je visite.
    Il me semble bien que c'était une mangeoire... mais ça, c'était avant. 
    Depuis début avril, c'est en service restreint, seules trois mangeoires sont alimentées jusqu'à la fin du mois.
    "Maintenant que la nature fait son boulot, il va falloir vous débrouiller" qu'ils nous ont dit !

    Pas mal. De ce côté vue sur la montagne. Plein de petites fourmis et autres insectes à déguster...
    L'autre, suspendue à l'étage en dessous, est sympa aussi, spacieuse et ombragée, mais elle n'est
    pas abritée des vents et les Tourterelles y viennent régulièrement pour roucouler... 

    De ce côté je profite de la vue sur la forêt. Super aussi pour mes petites promenades.

    Par ici la piscine spécialement dédiée aux ailés est toujours là. 

    Les humains de la maison sont un peu éloignés et ne viendront pas me casser les pattes.

    Les fleurs, les fruitiers et la friche derrière la maison... cela fait des tas de restaurants de proximité. 

    Avec ce rebord, en cas de Mistral ou de Tramontane, pour mon plumage c'est abrité
    et en plus elle est bien ombragée aussi pour les journées de canicule. 

    C'est ok, celle-ci me va bien, je signe.
    Juste pour moi c'est possible ou il faudra partager ? 

     

    Le Rougegorge est un exemple typique d’oiseau au comportement migratoire variable. D'autres oiseaux ont également ce genre de comportement, entre autres : l’Oie cendrée, le Merle, le Butor étoilé, l’Étourneau, le Pinson, le Grand Héron... Le fait que ces oiseaux migrent vers le sud ou non dépend d’une combinaison de circonstances. La zone de reproduction est-elle très froide en hiver ? Y a-t-il suffisamment de nourriture disponible ? L’oiseau est-il en bonne santé ? Soit différents facteurs que chaque oiseau prend en compte. 

    Le choix des Rougegorges Scandinaves est simple : l’hiver y est si froid qu’ils doivent se déplacer vers le sud. Les mâles migrent moins loin vers le sud que les femelles, probablement parce qu’ils veulent retourner dans leurs aires de reproduction le plus rapidement possible au printemps pour défendre leur territoire. En revanche, les Rougegorges au sud de l’Europe sont des oiseaux résidents : ils restent sur leur territoire hiver comme été.

    Pour que le Rougegorge reste dans votre jardin toute l’année, il lui faut répondre à toutes les exigences de l'oiseau : Que le jardin soit grand et pourvu de nombreux abris avec des arbres et arbustes à feuilles persistantes et que l'alimentation soit suffisante en hiver. 

    Pour les plus petits jardins, les Rougegorges aiment venir s'y poser un moment et profiter des repas déposés par vos soins en hiver. S'agissant du nourrissage, ils peuvent être très audacieux. En revanche, ils n’oseront pas s'y installer pour élever leur progéniture s'il y a trop d’activités et de mouvements dès le printemps.

    Vous pouvez vérifier si votre jardin accueille un oiseau résident ou un immigrant Scandinave : Si un Rougegorge s’activait déjà dans votre jardin en août, vous avez certainement affaire à un oiseau qui passe toute l’année chez vous. Mais si votre visiteur hivernal arrive après la mi-septembre, l’oiseau vient probablement du Grand Nord (Sources documentées).

    Petite visite du gîte d'été.
    Un petit jeune du 05 09 2021 au jardin.

    A Montpellier, je ne les voyais qu'en hiver, le jardin était trop petit et ils étaient dérangés
    quand nous profitions de l'extérieur aux beaux jours. Ici en Cévennes nous pouvons les
    observer tout au long de l'année. 

     

     


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  • Verdier d'Europe
    Chloris chloris - European Greenfinch

     

    Charmante scène de séduction d'un couple de Verdiers début avril avant la fermeture progressive
    des salles de restau (service restreint jusqu'à fermeture saisonnière fin avril).

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • LE RAGONDIN
    (Myocastor coypus)

    Originaire d’Amérique du Sud, sa présence en France est probablement due à des éleveurs qui ont relâché quelques couples dans la nature vers les années trente pour sa peau soyeuse recherchée par les pelletiers. On le retrouve pratiquement sur tout le territoire national, excepté dans les montagnes. Il a une certaine ressemblance avec le castor, gros rongeur gris-brun, dessous du ventre et tour des oreilles orangé, et grandes moustaches, incisives orange bien visibles, pattes arrières palmées, queue arrondie.  Longueur totale : 0,68 à 1 m, queue : 30 à 40 cm, poids : 6 à 10 kg. 

    C'est un animal plutôt solitaire, s’accommodant de nombreux types de milieux aquatiques, essentiellement diurne et discret. Il est végétarien, mange les plantes aquatiques poussant dans l’eau et sur les berges, écorce de jeunes arbres (peupliers) et des racines, coupe de petits rameaux en biseau (saules) surtout en hiver. 

    Il se reproduit ttoute l’année, mais surtout en fin d’hiver et au début de l’automne (1 à 2 portées de 2 à 5 jeunes par an, gestation : 128 à 132 jours). Maturité sexuelle entre quatre et six mois, le mâle est actif sexuellement toute l’année. Une particularité, chez la femelle les mamelles sont situées sur le haut des flancs. Cela lui permet de nourrir ses petits y compris lorsqu’elle est dans l’eau 

    Le ragondin est accusé de détruire les berges, les récoltes, de transmettre la leptospirose. Importé en France au début du XXème siècle pour nettoyer les étangs puis élevé pour sa fourrure et relâché dans la nature suite à la crise économique de 1929, le ragondin est actuellement présent sur la quasi totalité du territoire français. Mais l'homme ne veut plus partager... 

    Beaucoup de débats à son sujet. Un scientifique plaide, un ancien éleveur témoigne, les plaignants se contredisent, un trappeur passionné argumente.
    Ils sont peu à lui trouver des circonstances atténuantes et à chercher des solutions alternatives.
     

    Nager, se toiletter, se nourrir...

     

     


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  • Cincle plongeur
    Cinclus cinclus - White-throated Dipper

    Entre ombre et lumière... 

    Une sacrée bonne pêche !

     Le cincle plongeur se nourrit d'insectes et de larves, d'insectes aquatiques, de petits crustacés et de
    mollusques. Il consomme aussi des vers de terre, des têtards et des petits poissons (qu'il parvient à
    couper en deux s'il a vu un peu grand), et parfois aussi des oeufs de poisson.

    Une sacrée bonne pêche !

     Ici, ce sont plusieurs Éphémères qu'il est parvenu à attraper et en une seule plongée.

    Une sacrée bonne pêche !

    Les éphémères (ou éphéméroptères) sont des insectes aux téguments souples et au vol lent, présentant
    des caractères considérés comme ancestraux, comme le fait de ne pas pouvoir rabattre leurs ailes sur
    leur corps. 

    Ils vivent dans les ruisseaux et rivières bien oxygénés et contenant pas ou peu de polluants. Certaines espèces vivent dans l'eau peu profonde
    (milieu ayant le plus haut taux d'oxygène) des lacs et étangs. Ils sont apparus au Carbonifère, il y a environ 280 à 350 millions d'années.

    Une sacrée bonne pêche !

     

    Une sacrée bonne pêche !

     

    Une sacrée bonne pêche !

     

    Une sacrée bonne pêche !

     

    Une sacrée bonne pêche !

     

    Une sacrée bonne pêche !

     

    Une sacrée bonne pêche !

     

    Et...  les petits Cochons.

    Le 15 à 00.14h dans ma rue (photos au smartphone derrière une fenêtre).
    Une jolie petite famille de Sangliers, ils étaient 11 au total avec ceux qui étaient un peu à la traîne.  Une toute jeune Laie, un autre plus jeune qu'elle et 9 marcassins bien rayés. C'est sûr, ils sont craquants. Les premières naissances de l'année ont lieu entre mars et mai, autant dire que les petits ne sont pas bien vieux. Il y aura d'autres naissances en septembre...

    Ça commence très très fort dès la mi-avril !!!! L'an dernier, ils n'étaient sortis de la forêt pour s'aventurer dans les ruelles du hameau que début juin. Autant vous dire que je croise les doigts pour que les adultes n'explosent pas mes clôtures, car je n'ai aucune envie de me relancer dans cette bataille comme l'an dernier. Plus d'intrusion sur mon terrain depuis le 9 Août dernier... Pourvu que cela dure !!!!!! Du moment qu'ils restent dehors, c'est un régal de les observer, mais bonjour les dégâts aux alentours, y compris sur les routes car les adultes arrivent à soulever le goudron pour trouver la terre en dessous. Pourtant ici, nous avons la forêt tout autour avec glands, châtaignes et nourriture abondante pour ces animaux omnivores (ils peuvent se nourrir de charognes diverses, de lièvres et de chevreuils blessés par les chasseurs, de rongeurs comme les souris, d'œufs et de petits oiseaux, de lézards, de serpents, de grenouilles, crapauds, de moules, de sauterelles, de crustacés, de vers...), mais malgré cela, ils viennent tout de même près des humains.

    Une sacrée bonne pêche !

    Ils remontaient de la forêt par la petite ruelle. Je suis sortie sur la terrasse leur dire gentiment :
    "Ben alors, qu'est-ce que vous faites là ?". Après m'avoir regardé, ils ont filé par le même endroit. 

    Une sacrée bonne pêche !   Une sacrée bonne pêche !


    Si vous en croisez, soyez prudents, ont entend de plus en plus souvent des témoignages de promeneurs qui se font charger.
    Vidéos surprenantes ICI, ICIICI et ICI (c'est ce genre de grognements que j'entends autour de mon terrain).
    Et voyez les endroits inattendus ou on arrive à en voir ICI.
    Imaginez le désastre d'une telle compagnie dans les Cultures ICI
    Ils ont été filmés en centre ville à Montpellier, Paris, Marseille, Bordeaux, Toulouse...
    Si certaines espèces sont en déclin, ce n'est vraiment pas leur cas.

     


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