• Empuse commune ou Empuse penné - Empusa pannata
    (Thunberg, 1815)

     

    Le nom de genre Empusa, vient d’un mot grec qui signifie "fantôme".
    Le nom d’espèce pennata , veut dire "qui a des pointes".
    En anglais, son nom est "cone head mantis", la mante à tête conique.

    Imago ♂ 

    Taille : elle mesure entre 47 et 67 mm.

    Les mâles sont plus petits que les femelles.

    D'aspect général, l'Empuse ressemble à la Mante religieuse, mais le premier segment thoracique est plus long. Elle s’en distingue également par une protubérance sur la tête en forme de mitre et pour l'imago par ses couleurs mélangées alors que les Mantes sont de couleur uniforme.

       

     Une autre particularité réside dans la présence de lobes latéraux sur les segments abdominaux. Les fémurs 2 et 3 portent également des lobes latéraux.

    Les élytres sont le plus souvent verdâtres plus ou moins translucides, avec la base et l'extrémité rose.



    Les femelles ont les antennes beaucoup plus courtes que les mâles, chez lesquels elles sont bipectinées (cténidie dont les filaments se répartissent de part et d'autre de son axe). 

    Imago ♀ 


    Pas d'antennes bipectinées pour la femelle.

    On rencontre les imagos d’avril-mai à juillet.

    A la différence de la Mante religieuse qui peut se nourrir du mâle après l'accouplement si la nourriture environnante manque (surtout en insectarium), dans les mêmes conditions la femelle Empuse ne se nourrira pas du mâle.

    C’est une espèce qui est surtout active la nuit. Elle est attirée par la lumière.

    Les mâles volent très bien. 


    L'oothèque de l'Empuse pennée est de petite taille (1à 2 cm contre 2 à 4 cm pour Mantis religiosa). Elle est concave alors que celle de Mantis religiosa est convexe et elle se termine par un long filament qui se casse très facilement (ce qui est le cas sur cette photo).

    La femelle dépose son oothèque ne contenant qu'une douzaine d'oeufs sur une tige ou sur une pierre, ceci expliquant que l'on rencontre beaucoup moins d'Empuses que de Mantes dont l'oothèque contient environ 300 oeufs.

    Empuse commune

    Imago ou immatures se nourrissent de petits insectes, principalement des diptères capturés à l’affut, comme la mante religieuse, avec ses pattes antérieures ravisseuses.
     

    Immature appelé "Diablotin" 

    Le Diablotin est, quand à lui, de teintes beige et brune, plutôt marbré sur l'ensemble du corps.

       Empuse commune

    Une autre différence concerne la diapause hivernale, l’empuse hiverne au stade larvaire.

    Les larves d’empuse sont assez différentes des imagos, avec l’abdomen recourbé. On leur a donné le nom vernaculaire de « Diablotins ».

     

    C’est une espèce méditerranéenne, présente de la péninsule ibérique jusqu’à la Croatie.

    En France, elle remonte jusqu’au sud du Massif Central, et à l’ouest jusqu’aux Charentes. Elle est aussi présente en Afrique du Nord.

    Cette espèce habite des endroits secs où elle reste dans la végétation basse. Il faut la chercher dans des friches, dans la garrigue ou le maquis. 

     


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  • Grosbec casse-noyaux ou Gros-bec casse-noyaux ♂
    Coccothraustes coccothraustes - Hawfinch
    (Linnaeus, 1758)

     

    Les Grosbec sont enfin sortis de la forêt pour revenir se nourrir aux mangeoires.

    Ce Grosbec casse-noyaux n'est absolument pas perturbé de voir ces Pinsons des arbres venir se nourrir sur "sa table".

    Les Pinsons viennent prendre une graine rapidement et repartent aussitôt, tandis que le Grosbec, lui, se contente de les observer... impassiblement sans faire preuve de la moindre agressivité. Quand le Grosbec s'installe à la mangeoire, il peut y rester un très long moment d'autant que les autres oiseaux ne cherchent pas à lui tenir tête. 

     Il mesure de 16 à 18 cm pour une envergure de 30 à 35 cm les ailes déployées.
    Son poids est de 48 à 65 g selon les régions.
    Il arbore une grosse tête, un cou puissant, un bec épais et triangulaire, des ailes larges, une queue courte.
    Son vol est rapide et onduleux.
    Sa tête est rousse, nuque grise, ailles bleu-gris traversées d’une bande gris-roux, abdomen roux pâle, bec bleu-noir.
    Son cri est sonore répété successivement ; sorte de "tsiik-tsiik-tsiik".

     Un petit échange s'installe tout de même... "Ben oui, je suis plus gros que toi, et alors ?" 

     C'est un peu comme si le Pinson attendait l'approbation du Grosbec.

    Il vit en Europe, Afrique du Nord, Asie dans les milieux boisés, les forêts de feuillus et les forêts mixtes, les vergers, les bosquets,  les parcs et jardins arborés.
    Il est granivore, frugivore, insectivore mais il mange principalement les graines et les amendes situées à l’intérieur des fruits à noyaux (cerise, olive) et des fruits à coque. Il se nourrit également d’insectes quand les graines viennent à manquer. 

    C'est un oiseau migrateur partiel. Les populations des pays nordiques peuvent migrer en automne vers des contrées plus chaudes. Oiseau discret et farouche, il est difficile à observer car, à la moindre alerte, il part se réfugier à la cime des arbres. En dehors des périodes de nourrissage, par ici, il reste dans la forêt. Pendant la période de nourrissage, il vient aux mangeoires très régulièrement et s'y installe pour de longs moments.
    Pendant la période de reproduction, les mâles deviennent très agressifs entre eux. Lors de la parade nuptiale, le mâle apporte à la femelle de la nourriture qu’il dépose directement dans son bec. Si la femelle est séduite, s’ensuit alors une forme de baiser, bec contre bec.

     Technique de broyage de noyaux : Les Grosbecs casse-noyaux sont pourvus de muscles très puissants le long de leur cou, ce qui leur donne une grande force pour pouvoir broyer les noyaux les plus durs et les fruits à coque. Le bec épais et massif contient à l’intérieur des stries qui permettent à l’oiseau de maintenir et de stabiliser le noyau avant de le casser. Une fois le fruit bien calé, le gros-bec casse-noyaux utilise toute sa force (estimée à 40 kg/cm2) pour venir à bout du noyau.
    Prédateurs : Les chats domestiques et certains rapaces sont ses principaux prédateurs. 

    Il se reproduit au Printemps. La nidification est arboricole ; le nid est disposé dans un arbre (fourche entre 2 branches) ou dans un arbuste, et situé à plus de 3 m de hauteur.
    Le nid est construit par le mâle à l’aide de végétaux (branches, rameaux) aidé par la suite par la femelle qui apporte des brindilles, des poils et du lichen.
    Ils y a 1 couvée par an, parfois 2 et 3 à 6 oeufs par couvée.
    Durée de l’incubation / couvaison : 9 à 13 jours ; seule la femelle couve les oeufs.
    Les petits poussins sont nourris d’insectes par les 2 parents.
    L’envol des petits se fait au bout de 10 à 15 jours. Ils seront encore nourris par leurs parents pendant 2 à 3 semaines environ. 

    L’espérance de vie du Grosbec casse-noyaux est de 8 à 10 ans à l’état sauvage 

    Statut de conservation IUCN : Préoccupation mineure (LC)
    Mesures de protection : Le grosbec casse-noyaux n’est pas une espèce menacée en France.
    Cependant, la dégradation de son habitat est une menace réelle pour l’espèce à moyen terme. 

     

    Imperturbable !

     


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  • Chevalier gambette
    Tringa totanus - Common Redshank
    (Linnaeus, 1758) 

     

    Le Chevalier gambette se nourrit principalement d’insectes, araignées et vers. En dehors de la saison de reproduction, il se nourrit de mollusques et de crustacés, mais aussi de petits poissons et de têtards.

    On peut le rencontrer en bandes mixtes pouvant compter plus de cent oiseaux.

    Comme sur ces photos, il lui arrive aussi de se nourrir seul et de défendre sa zone de nourrissage.

    Ils dorment aussi ensemble en grands groupes, souvent avec d’autres espèces. 

    Les deux adultes sont semblables, mais la femelle a les parties supérieures plus claires que le mâle.

    Souvent vu les pattes dans l'eau (il peut nager si besoin est), sa manière de se nourrir varie cependant selon les saisons.  

    Les Chevaliers gambette se déplacent de façon erratique tout en cherchant leur nourriture. Ils courent tous en même temps dans une même direction, ou font aller leur bec d’un côté à l’autre dans l’eau. Le groupe leur apporte une meilleure protection contre les prédateurs dans les zones découvertes.

    En période de reproduction, le mâle effectue des parades nuptiales, et surtout des vols nuptiaux au cours desquels il monte et redescend en chantant avec les ailes vibrantes tendues vers le bas, en dessous du niveau horizontal.

    Il lui arrive aussi de planer avec les ailes raides et agitées de battements saccadés. Au sol, il lève les ailes de façon à exposer la blancheur du dessous. 

    Ce sont des oiseaux prudents et "nerveux". En cas de menace, ils donne vite l’alarme au sein des groupes.

    Il agite constamment sa queue quand il est inquiet ou dérangé. 

     Le Chevalier gambette est un migrateur, mais quelques oiseaux sont résidents en Islande et à l’ouest de l’Europe. Ils se déplacent vers le sud en hiver et font leur migration habituellement de nuit.
     Sur les zones d’hivernage la prédation par les rapaces est très importante. 

    Chevalier gambette

    La saison de reproduction a lieu au printemps, avec la ponte entre avril et juin. C'est un monogame. Il nidifie en solitaire ou en colonies lâches, soit sur les côtes en colonies de 100 à 300 couples/km2, soit à l’intérieur des terres avec seulement 10 couples au km2.

    Le nid est installé dans un creux sur le sol, à la base d’une touffe d’herbes hautes en guise d'abri.

    Le mâle construit la base du nid et la femelle en tapisse l’intérieur avec des brindilles et des feuilles.

    Chevalier gambette

     La femelle dépose 3-5 œufs blanchâtres avec des marques brunes.
    L’incubation par les deux parents dure environ 23-24 jours.

    Les jeunes se dispersent rapidement autour du nid et se nourrissent déjà seuls 24 heures après la naissance. Toutefois les parents continuent de s'en occuper de et veiller sur eux. 

    Les plumes remplacent le duvet 23-25 jours après l’éclosion.

    Si la couvée est perdue pour une raison ou une autre, il y aura une ponte de remplacement.

    La femelle est la première à partir après la nidification, tandis que le mâle reste avec les jeunes jusqu’à leur envol. 

    Chevalier gambette

     

    Chevalier gambette

     


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  • Mante religieuse - Mantis religiosa
    (Linnaeus, 1758)
    Fin octobre 2022

     

    Entre juillet et novembre, il ne se passe pas une journée sans que nous ne voyons des Mantes religieuses adultes sur le terrain. 
    Tous les lieux leurs sont propices. Ici, au dessus d'un petit tas de bois dédié aux insectes xylophages, le long d'une faïsse.


    La Mante religieuse est un insecte diurne à tête triangulaire.
    Elle est connue pour ses longues pattes antérieures, surnommées les "pattes ravisseuses", qu'elle déploie pour capturer ses proies.

    L'imago mesure entre 43 et 88 mm, le mâle est plus petit et plus grêle que la femelle.
    L'espèce Mantis religiosa, la plus grande Mante en France, est répartie quasiment sur tout l’hexagone.

       

    Insecte de grande taille, de coloration très variable selon les individus, de beige clair à brun foncé, en passant par le vert presque fluo. Les pattes ravisseuses antérieures sont très visibles. Les ailes sont développées pour le vol uniquement chez les mâles. Les femelles ont les ailes un peu plus courtes, elles atteignent à peine l’extrémité de l’abdomen. Le pronotum n’a pas de caractéristiques particulières. Les hanches des pattes antérieures possèdent une macule noire contenant ou non une tache ronde blanche. L’abdomen de la femelle est fusiforme, assez renflé, surtout peu de temps avant de pondre l’oothèque contenant les œufs.

    Non loin dans un pot de Misère pourpre (Tradescantia pallida) en pot, la forme verte quasi fluo.

    Mantis religiosa est observable dans la végétation herbacée, du sol à la strate arbustive, plus particulièrement dans cette dernière à l’état adulte. Les jeunes sont plus souvent visibles à hauteur de l’herbe. Les mâles s’envolent s'ils sont dérangés, sans toutefois faire de très longues distances.

    La ponte a lieu au cours de l’été, de juillet à septembre/octobre pour terminer leur cycle de vie. L’espèce passe l’hiver sous forme d’œufs dans une oothèque accrochée à un support (branche, caillou...). Les jeunes au printemps sont très difficilement observables car très petits et quasi transparents.

    Espèce méditerranéenne, sa répartition en France ne se limite pas au Midi méditerranéen, elle est observable jusqu’au nord de la Normandie et de l’Ile-de-France, entre 0 et 1200 m d’altitude (surtout au-dessous de 700 m). On les retrouve sur le sol, dans les herbes jusque dans les petits arbustes des milieux chauds. 



    Et ici, sur un portillon de bois, autre forme brune.

    J'en ai trouvé dans le potager sur les Tomates ou les Courgettes, cachées dans les Griffes de sorcières (Carpobrotus edulis), sur mes volets et même sur le carrelage dans la maison.
    Avant, je devais partir à leur recherche dans la garrigue, à présent, je les ai à domicile et en grand nombre ;-)

    Malgré toutes mes tentatives de réhabilitation de ce magnifique insecte depuis près de douze ans, je lis toujours la concernant des qualificatifs comme : "meurtrière", "abominable", "cruelle", "sadique", "horrible"... Et si en plus elle est en train de se nourrir, c'est l'apothéose. A croire que c'est l'incarnation de Belzébuth, comme si ELLE n'avait pas cette légitimité ! La Mante, qui pourtant à la réputation d'être insatiable, est en réalité une bien petite mangeuse qui ne fait qu'un repas tous les trois à quatre jours.

    Curieusement, tout le monde est en admiration devant un Guêpier d'Europe qui pourtant englouti en moyenne 250 insectes par jour dont des Papillons, Cigales, Libellules, Sauterelles, Abeilles... (petits bras la Mante !). La famille des
     oiseaux insectivores que nous trouvons tous charmants est importante, on peut citer le Rougegorge, le Troglodyte mignon, le Merle, la Grive, l'Hirondelle, le Martinet, La Bergeronnette, le Rougequeue... La Mésange bleue et la Mésange charbonnière sont aussi largement insectivores à la belle saison. À eux, personne ne leur en tient rigueur, c'est étonnant non ???

    Concernant l'Humain, et pour ne parler que de la France, sur 67,39 millions d'habitants, il y a 1,4 million de personnes ayant un régime de type végétarien, végétalien, ou pesco-​végétarien et 10 millions de personnes flexitariennes (consommation de chair animale de manière exceptionnelle). Alors, peut-être pouvons-nous tenter d'être un peu objectifs, car en tenant compte de ces chiffres, la question est : de quoi se nourrissent les 55.99 millions restant ? Même si nous ne tuons pas nous-mêmes, nous sommes bien d'accord sur le fait que la viande et le poisson du Boucher, du Poissonnier ou du supermarché ne poussent pas dans les arbres et pour la grande majorité, ces animaux sont élevés et abattus dans des conditions particulièrement cruelles. Et que penser des Huitres qui atterrissent vivantes dans les sucs gastriques, des escargots qui agonisent dans le sel, des Canards et Oies gavées, des crabes ou langoustes ébouillantées vivants... ?

    Eh oui, les animaux (dont nous faisons partie) ne sont pas tous herbivores ! Il y a donc de quoi s'interroger sur l'image que beaucoup se font de la Mante religieuse. C'est pourtant un insecte pacifique et inoffensif. Je peux même dire, quand je leur tends un doigt pour qu'elles y grimpent, que c'est le seul insecte avec qui je peux avoir de réels échanges de regards et qui suit des yeux chacun de mes mouvements sans la moindre agressivité.

    Elle aussi a besoin de se nourrir, comme toutes les espèces vivantes et tout comme l'être humain, qui pourtant, malgré tout, la condamne sans concession.

    Là, elle joue la star !

     Ces trois Mantes sont des femelles au ventre bien rempli.

    Photo Web

    Eclosion des petites Mantes (image web)



    L'oothèque de la Mante religieuse, de couleur brun jaunâtre, est mesure entre 2 et 4cm et peut contenir jusqu'à 300 œufs, elle est de forme ovoïde.
    Ici, les immatures étaient déjà sortis de leur "couveuse".

     


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  • Traquet motteux ♀ & ♂
    Oenanthe oenanthe - Northern Wheatear
    (Linnaeus, 1758)

    05/2022

    Migration record pour un mini oiseau.

    Le traquet motteux est un oiseau de seulement 25 grammes capable de voyager depuis l’Arctique jusqu’à l’Afrique sub-saharienne. Selon une étude, il serait en mesure de parcourir chaque année 30.000 kilomètres.

    Migration record pour un mini oiseau.

    Ce petit passereau insectivore connu sous le nom de Traquet motteux se reproduit dans le nord du Canada et en Alaska à la saison chaude mais passe l'hiver dans des régions très éloignées. Ainsi, cet oiseau de 25 grammes seulement (l'équivalent de deux cuillères à soupe de sel !) est capable de migrer vers différentes régions d’Afrique pour y hiverner, ce qui lui fait parcourir chaque année pas moins de 30.000 kilomètres aller-retour.

    Migration record pour un mini oiseau.
    ♂ adulte en nuptial

    Rapporté à sa taille, ce cycle migratoire est l'un des plus longs jamais observé pour un quelconque oiseau dans le monde, estime l'étude qui révèle le record de ce mini-oiseau. Au cours de ces travaux publiés dans la revue Biology Letters de l'Académie des sciences britannique, des biologistes canadiens et allemands ont utilisé des engins de géolocalisation miniaturisés de seulement 1,2 gramme.

    Migration record pour un mini oiseau.

     Ceux-ci leur ont permis de suivre en tout 46 traquets durant plusieurs mois et sur de longues distances. 30 d’entre eux ont été équipés en Alaska et 16 autres sur l'île de Baffin, située sur la côte arctique orientale du Canada, de l'autre côté du continent nord-américain.

    Migration record pour un mini oiseau.

    Seuls cinq des trente Traquets d'Alaska équipés en 2009 sont revenus l'année suivante. Leur détecteur a alors révélé qu'ils avaient passé l'hiver en Afrique de l'est, aux confins du Soudan, de l'Ouganda et du Kenya. Durant l'automne, les oiseaux survolaient le nord de la Russie et le Kazakhstan avant de traverser le désert d'Arabie. Un périple d'environ 14.600 kilomètres qui leur a demandé trois mois. Au printemps suivant, ces oiseaux ont suivi la même route migratoire en sens inverse, en seulement 55 jours cette fois.

    Migration record pour un mini oiseau.

    Les 16 traquets marqués dans l'est du Canada en 2010, eux, ont parcouru les 3.400 kilomètres séparant l'île de Baffin des îles britanniques en seulement quatre jours, soit une distance moyenne de 850 kilomètres par jour, souligne l'étude relayée par l'AFP. Ils ont alors bifurqué vers le sud, traversant l'Europe pour hiverner sur la côte de Mauritanie. Ils ont ensuite fait le voyage en sens inverse une fois le printemps revenu. 

    Au vu de tels périples, "le Traquet motteux est le seul oiseau terrestre connu qui relie physiquement deux écosystèmes radicalement différents entre le Vieux Monde et les régions arctiques du Nouveau Monde", conclut Ryan Norris de l'université canadienne de Guelph (Ontario).

    Le Traquet motteux (Oenanthe oenanthe) est une espèce de passereaux insectivores migrateurs de la famille des Muscicapidae. C'est l'espèce de traquets la plus répandue. Le Traquet motteux mesure de 14,5 à 16 centimètres de long et est donc plus grand que le Rouge-gorge familier.

    Migration record pour un mini oiseau.

     

     


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  • Scolie hirsute - Scolia hirta (Schrank, 1781)

    Scolia hirta, la scolie hirsute, est une espèce de guêpes solitaires de la famille des Scoliidae.
    Été 2022

     

    Scolia hirta, Guêpe solitaire et discrète, plus connue sous le nom de "Scolie hirsute" est un hyménoptère de la famille des Scoliidae. Mesurant de 15 à 22 mm de longueur, son corps élancé est noir orné de deux bandes jaunes sur l'abdomen. La femelle est souvent plus petite que le mâle, celui-ci étant reconnaissable aux trois épines présentes à l'extrémité de son abdomen . Les ailes membraneuses sont irisées de noir bleuté chez le mâle et ont des reflets violet métallique chez la femelle. La tête noire et arrondie présente des yeux très proéminents surmontés de longues antennes noires légèrement recourbées. Les antennes du mâle possèdent un segment de plus que celles de la femelle et sont donc légèrement plus longues.

    Il existe deux sous espèces : Scolia hirta hirta qui présente 4 taches jaunes à la place des bandes et des poils roux sur les derniers segments de l'abdomen. Scolia hirta unifasciata reconnaissable à sa seule bande jaune. Cette dernière est très présente dans le Sud de l'Europe, notamment en Italie et en Corse. 

    Intervention d'une petite mégachile en vol. 
    Sachant sur la Scolie mesure de 15 à 22mm, imaginez la taille de cette petite Abeille solitaire.

     

     

    Scolie hirsute membraneuse - Scolia hirta unifasciata (Cyrillo, 1787)

    Scolia hirta unifasciata, est une espèce de guêpes solitaires de la famille des Scoliidae. 

    Scolia hirta unifasciata reconnaissable à sa seule bande jaune. Cette dernière est très présente dans le Sud de l'Europe, notamment en Italie et en Corse.

    La Guêpe... autrement (sur Marjolaine ou Origan des jardins)

     

     

      

    Sphex funerarius ♀ (Gussakovskij, 1934) 

    Sphex funerarius, le Sphex gryllivore, est une espèce d'insectes hyménoptères de la famille des sphécidés, du genre Sphex. Le nom « gryllivore » est dû aux proies de la femelle, des grillons, mais également des sauterelles. Jean-Henri Fabre nomme également cette espèce le « Sphex à ailes jaunes »

    Le Sphex gryllivore (Sphex funerarius) est une guêpe fouisseuse très proche du Sphex à ailes jaune (Sphex flavipennis) . Les deux espèces ont un pédoncule court. Les femelles se reconnaissent à leur première paire de pattes bicolores (elles sont entièrement noires chez les mâles). Compliquant la détermination, les deux sexes ont une coloration des tergites de l'abdomen diffèrente. La femelle Sphex grillivore possède une pubescence blanc-grisâtre sur le thorax et argentée ou gris-argentée sur le clypeus (partie inférieure de la face). Le premier tergite (après le rétrécissement entre abdomen et thorax) est généralement taché de noir à la base; le troisième a généralement une marge apicale noire. Ses ailes sont teintées de brun s'assombrissent progressivement vers l'apex brun-grisâtre sombre et leurs nervures sont brun foncé.

     

     

     

    Tachytes sp.


    Les tachytes sont un genre de guêpes prédatrices solitaires, Sous-Famille des Larrines de la Tribu des Larrini (bords internes des yeux convergents vers le haut) : Tachytes sp. proche de Tachytes argentata, 15-20 mm, tête, thorax et gastre noirs, tergites 1 à 4 avec bandes argentées nettes, prédateur de "Criquets", espèce méridionale.

    Les Guêpes...

    Sp. est l’abréviation du mot latin ou anglais species, qui signifie "espèce", au singulier. Cette abréviation s'emploie souvent après le nom d'un genre, pour indiquer "espèce non précisée", par exemple Tachytes sp. signifie "espèce du genre Tachytes". Espèces, au pluriel, est abrégé en "spp." 

    Les Guêpes...

     

    Les Guêpes...

     

    Polistes dominula (ou dominulus) ♀ (Christ, 1791)

    Le Polistes gaulois - Polistes dominula, est une espèce d'insectes hyménoptères de la famille des Vespidae, de la sous-famille des Vespinae et du genre Polistes. C'est une des espèces communes partout dans le sud de l'Europe. Ce sont des Guêpes sociales des zones tempérées.

    A partie du 3° article du flagelle, antennes entièrement jaune orangée. Clypéus entièrement jaune ou présentant une tache noire plus ou moins grande. Les mâles ont les antennes plus longues avec 13 articles contre 12 pour les femelles. Les antennes ont la base jaune chez le mâle et noire chez la femelle. Commun partout dans la moitié sud de l'Europe.

    Les Guêpes...

     

    Les Guêpes...

    Les Guêpes...


    Celui-ci à les yeux verts, mais ce n'est pas une généralité pour les mâles.

    Les Guêpes...

    Il existe environ 15.000 espèces de guêpes recensées dans le monde dont environ 1.000 en France.
     

    Avec ces photos, de nouvelles identifications portent à 516 le nombre d'espèces du "Petit peuple de l'herbe" photographiées et répertoriées sur ces pages. 

     
    Si vous constatez une erreur, n'hésitez pas à me corriger.

     


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  • Rougegorge familier

    Erithacus rubecula - European Robin
    (Linnaeus, 1758)


    A l'instar du Rougequeue noir, le Rougegorge (dont le nom s'écrit en un seul mot) familier est lui aussi peu farouche et très curieux.

    Peu farouche notre petit Rougegorge

    Répartition géographique : Europe, Eurasie, Afrique du Nord, quelques îles de l’Atlantique

    Lieu de vie : Le Rougegorge familier vit dans les milieux boisés, les forêts, les bocages, les haies, les parcs et jardins. On peut le retrouver également dans les espaces arborés des villes.

    Peu farouche notre petit Rougegorge

    Régime alimentaire : Insectivore principalement, frugivore parfois.

    Type de nourriture : Il mange principalement des insectes, des vers et des larves. En automne et au printemps, il peut se nourrir de fruits ou de baies ainsi que de graines. En ville ou dans les zones habitées, le rouge-gorge n’hésite pas à manger des restes alimentaires humains comme des miettes de pain.

    Peu farouche notre petit Rougegorge

    Le rouge-gorge est un exemple typique d’oiseau au comportement migratoire variable. Selon leur lieu de vie, certains vont migrer dans des contrées plus chaudes comme l’Afrique du Nord. En Cévennes, je peux le voir toute l'année.

    Peu farouche notre petit Rougegorge

    Oiseau territorial, il le défend ardemment contre toutes formes d’intrusion, surtout lors de la période de reproduction.

    Le mâle exhibe alors sa poitrine orangée et utilise ses chants et vocalises pour affirmer sa présence.

    Des combats peuvent survenir entre mâles et parfois, l’issue est fatale pour l’un des deux combattants.

    Le Rougegorge est un oiseau diurne solitaire et peu sociable avec ses congénères. Il est cependant peu farouche vis-à-vis des êtres humains envers qui il a relativement confiance.

    Technique de chasse : Les Rougegorges repèrent leurs proies depuis un point haut (perchoir, branche d’arbre) et fondent sur elles grâce à leur vol bref et agile. Une fois la proie attrapée, ils remontent rapidement se mettre en sécurité sur une branche à l’abris des prédateurs. Ils chassent parfois à même le sol, en sautillant à la recherche d’insectes ou de vers.

    Prédateurs : Les chats domestiques et certains rapaces sont ses principaux prédateurs.

    Période de nidification : Avril à août
    Lieu de ponte / nid / naissance : Nid caché dans une souche creuse, creux d’un arbre ou d’un mur, sous une plante grimpante (lierre), dans une haie.

    Le nid est uniquement construit à base de végétaux (herbes, brindilles, feuilles) trouvés localement.

    Nombre d’oeufs par ponte : 4 à 8 oeufs par couvée

    Durée de l’incubation / couvaison : 12 à 15 jours

    Sevrage : L’envol des petits se fait au bout d’une à deux semaines.

    La durée de vie du rouge-gorge familier est de 10 à 15 ans à l’état sauvage.

    Son statut de conservation est en préoccupation mineure.

    Le Rougegorge familier est une espèce protégée en France sur tout le territoire depuis 1981. A ce titre, il est donc interdit de le chasser, le tuer ou le capturer. Il est également interdit de détruire les nids ou les oeufs.

    Une étude de la revue Nature de 2014 démontre que le Rougegorge familier utilise pour se déplacer une boussole interne et que celle-ci serait fortement perturbée par les ondes électromagnétiques issues des téléphones mobiles et des lignes à haute tension. En conséquence, l’oiseau se trouverait désorienté lors de sa migration annuelle ce qui entrainerait la mort d’un grand nombre d’individus.

    Le Rougegorge familier tient son nom de la couleur rouge orangée de son plastron. Or la couleur réelle est plus proche de l’orange que du rouge. La raison viendrait qu’au Moyen-Age, à l’époque où son nom lui a été attribué la couleur orange était alors appelée "safran", elle n'a été renommée "orange" que plus tard.

    Les Rougegorges sont des oiseaux exclusivement diurnes. Cependant, ceux qui effectuent la grande migration ne volent que durant la nuit grâce à leur boussole interne associée à leur système de vision.

     


    En octobre, je ne distribuais qu'un peu de graines dans trois des dix mangeoires, et je n'en rajoutais que quand elles avaient toutes disparues. Depuis début Novembre, j'ai recommencé à nourrir au rythme hivernal de deux remplissages quotidiens. Nul doute que cela convient à la petite faune ailée très présente au refuge, m'offrant le bonheur d'avoir la sensation de vivre au coeur d'une volière géante. 

     


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  • Le 31 octobre, je vous parlais de la dramatique sécheresse en Cévennes en 2022 ICI

    Le photo qui ouvrait mon article était faite le 30/10/2022 au barrage de Camboux.
    La situation était catastrophique d'autant qu'on nous annonçait un hiver sec et qu'à cette date nous étions toujours en restrictions d'eau.

    Voici le même endroit pris en photo le matin du 09/11/2022 soit 10 jours plus tard.

    Merci la pluie !


    Entre ces deux dates il est tombé 169.2 mm d'eau (soit 169.2 litres au m²) enregistrés sur ma station météo, sur les journées du 31/10 (85.2mm), du 02/11/2022 (7.6mm) et 09/11 (76.4mm).

    La quantité a été beaucoup plus importante sur les montagnes ou sont passées les masses pluvieuses.
    En revanche voici ce qui se passe 9 fois sur 10 chez moi quand la pluie est annoncée...

       
    La pluie passe à côté et nous évite (Le point jaune situe l'emplacement de ma maison).

    Sur la photo de gauche, un endroit que je vous avais présenté et que l'on pouvait traverser à pieds secs.

       
    À droite, c'était également totalement à sec fin octobre. C'est l'endroit qui alimente le Gardon en contrebas du barrage. A présent, qu'il déborde de nouveau cela permet d'alimenter le Gardon sous le barrage. Cependant, dans la vallée, le niveau est encore bien "misérable", et il va falloir encore beaucoup de pluie pour qu'il retrouve un niveau normal.

    En dessous un endroit que je vous ai présenté aussi le 31/10


    Le même endroit le 09/11. Le niveau de l'eau a repris sa place, 5m plus haut ! 
    Les arbres sont de nouveau à fleur d'eau.


    Merci les épisodes Cévenols en montagne ;-) 

    Ce même jour, quelques photos des couleurs de l'automne autour du hameau que l'on aperçoit à flanc de montagne, sous un ciel encore bien chargé de la pluie de la nuit.

    Merci la pluie !

     

    Merci la pluie !

     

    Merci la pluie !

     

    Merci la pluie !




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  • Grue cendrée
    Grus grus - Common Crane
    (Linnaeus, 1758)

     

    A l'instar des Flamants roses (qui eux sont présents toute l'année), les Grues cendrées sont aussi devenues l'un des symboles de l'hiver de la Camargue.
    Elles y arrivent durant la dernière décade d'octobre et ces arrivées s'échelonnent sur tout le mois de novembre.

    La grand retour !

    Cette année, j'ai été prévenue de leur arrivée, j'ai donc pu m'y rendre très vite et tôt le matin sans avoir à attendre les informations du journal quotidien de leur migration.

    C'est toujours un immense bonheur de les voir investir la Camargue par vagues successives.
    Plus tard dans la saison, c'est aussi tôt le matin lorsqu'elles rejoignent leurs assiettes (champs de blé dur ou rizières) ou en soirée pour repartir vers les dortoirs (à l'abri des prédateurs, les pattes dans l'eau pour la nuit), qu'on peut les voir passer en grands groupes. En journée, elles sont éparpillées dans les champs en grands groupes ou en groupes plus familiaux .

    Un peu plus tard quand le soleil est levé.

    Comptées chaque année en hiver depuis 2004 par un réseau d’observateurs coordonnées par la Tour du Valat, sur une dizaine de sites en Grande Camargue, Camargue gardoise et au Plan du Bourg, la population de grues hivernantes augment d’année en année.

    La grand retour !

    Alors qu’environ 200 oiseaux étaient comptés début 2004, on à dénombré 7.700 grues en 2014, 19.000 grues en 2020 et plus de 22.000 oiseaux en 2021 (50 917 cette même année pour les Landes de Gascogne). La Camargue affirme son succès avec ces magnifiques oiseaux très loquaces. 

    En 2021, le plus important dortoir de l'hiver était situé sur la réserve nationale des Marais du Vigueirat (plus de 7400 individus), une situation inédite.

    On entend partout leurs cris, des "krooh-krooh-krooh" perçants et nasillards portant très loin.
    En me retournant,  quelques groupes épars.
    Un adulte et un juvénile à la traine du groupe.

    Un adulte plus près...

    Suivi d'un autre adulte et d'un juvénile.

    Une autre famille plus rassemblée.

    Puis plus près encore adulte et juvénile

     

     

     

    un autre juvénile en retard...

    Elles seront présentes jusqu'à la mi-mars (départs étalés entre le 20 février et la mi-mars, ce qui laisse du temps pour d'autres visites.
    Les premières approches pour des photos au sol seront les plus compliquées, car à leur arrivée, elles sont particulièrement farouches et s'envolent toutes ensemble au moindre mouvement.

     


    Absente pour quelques jours, je vous dis à bientôt.

     


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  • Marmotte des Alpes - Marmota marmota (Linnaeus, 1758)

    A présent, elles sont en hibernation, nous les reverrons au printemps prochain...
    Une petite bouffée d'anthropomorphisme en observant leurs attitudes ;-)

    ELLE : Bisous Chéri. Je vais faire un peu de ménage dans le terrier pendant que tu vas faire les courses. Les Marmots ont fichu un sacré bazar. 

    LUI : Tu leur laisse faire leur chambre, ils sont grands maintenant. Un gros câlin et j'y vais. 

    ELLE : Aller, encore un. 

    LUI : Bon, il faut que j'y aille, après il fera trop chaud. À tout à l'heure. 

    ELLE : Soit prudent hein ! J'ai vu des Aigles ce matin.

    LUI : Mais oui, ne t'inquiète pas. 

     ELLE : Roooo que je n'aime pas quand tu t'en vas avec les Aigles dans les parages.

    ELLE se demandant : J'y vais ou j'y vais pas ? 

     ELLE : Aller, je viens avec toi ! Le ménage attendra bien, et puis les enfants sont à l'école des Marmottons.
    A deux ont sera plus vigilants avec ces satanés Aigles.

     

     


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