Faisan de Colchide ♂
Phasianus colchicus - Common Pheasant
Ordre : Galliformes - Famille : Phasianidés - Genre : Phasianus - Espèce : colchicus
Taille : 53 à 89 cm - Envergure : 70 à 90 cm - Poids : 900 à 1050 g - Longévité : 8 ans
Descripteur Linnaeus, 1758
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Le Faisan est un oiseau sédentaire qui vit au sol. Il est présent partout en France métropolitaine, où il cohabite avec une autre espèce, le Faisan vénéré (Syrmaticus reevesii) mais aussi d’autres variétés comme le Faisan obscur (Phasianus colchicus var. tenebrosus) ou sous-espèces très proches comme le Faisan à collier de Mandchourie (Phasianus colchicus pallasi), ce dernier étant originaire de Chine et issu d'élevages, et avec lesquelles il s’hybride.
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Le Faisan de Colchide est originaire d’une vaste aire qui prend naissance dans le Caucase et le long de la Mer Noire et s’étend jusqu’en Chine et au Japon. Son nom est tiré de la région de Colchide, en Géorgie, d’où Jason et ses argonautes auraient ramené les premiers specimens jusqu’en Grèce. Ce sont les romains qui diffuseront l’espèce à travers l’Europe pour l’ornement. En France, il faudra attendre Louis IX pour que débutent les premières implantations dans le milieu naturel. Louis XIV encouragea son élevage qui prit son essor seulement sous Napoléon III.
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Il recherche les milieux variés, où s’entremêlent bois, haies, bosquets, friches et au moins 15 % de cultures. Son domaine vital comporte une zone de couvert, dite de repos, une zone d’alimentation et une zone dégagée, servant aux relations sociales. Au lever du jour, il se déplace vers les zones de gagnage, dans un rayon d’environ un kilomètre. Il se nourrit durant quelques heures puis rejoint le couvert. Il fera de même avant le crépuscule. En hiver, il rejoint les bois et peut parfois "se brancher" au coucher du soleil pour passer la nuit perché dans les arbres.
En période de chasse, nous les rencontrons fréquemment dans les grands jardins du hameau où ils viennent probablement se réfugier.
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Le coq est territorial, particulièrement au printemps, en période de reproduction, où parades et combats entre coqs rivaux redoublent d’intensité. Polygame, le coq constitue un harem pouvant compter jusqu’à 6 poules. La poule confectionne le nid à même le sol. La ponte, de 9 à 15 œufs, débute en mars. L’incubation commence après la ponte du dernier œuf et dure 24 jours. Si la ponte vient à être détruite, la poule refait une nouvelle ponte dite de recoquetage.
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Le pic des naissances a lieu en mai. Nidifuges, les poussins quittent le nid quelques heures après l’éclosion. Jusqu’à l’âge de 4 à 6 semaines, ils sont protégés par la poule qui les abrite très régulièrement sous elle, pour maintenir leur température corporelle. La compagnie, constituée de la poule et de ses faisandeaux, reste soudée jusqu’à la fin de l’été, où les faisandeaux se dispersent.
Pendant les trois premières semaines de leur vie, les poussins se nourrissent d’insectes, fourmis (adultes ou larves), chenilles, pucerons, sauterelles, papillons et coléoptères. Passé ce cap, le régime alimentaire sera composé à 90 % de végétaux : graines, baies, végétation herbacée, jeunes pousses, bourgeons et, à l’occasion, quelques vers.
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La qualité de l’habitat influe fortement sur la distribution et la survie des individus. Les pertes peuvent aller jusqu’à 80 % chez les jeunes de moins de dix semaines. Le taux de survie annuel est en moyenne de 55 % mais celui-ci est variable selon que l’on s’intéresse aux coqs ou aux poules. Ces dernières sont plus vulnérables en période de couvaison et d’élevage des jeunes. L’humidité et les mauvaises conditions climatiques sont des facteurs favorisant pour les agents pathogènes.
À l'instar de la Perdrix, le faisan se "pouille" : Il prend des bains de poussières qui lui permettent de se débarrasser de ses parasites externes. Autre similitude, le Faisan ingère du sable grossier, voire des petits cailloux, destinés à faciliter le broyage des aliments dans le gésier.
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En France, la population nicheuse serait de l’ordre de 177 000 – 283 000 couples. Il faut néanmoins préciser qu’avec la Perdrix, le Faisan est l’espèce qui fait l’objet des lâchers à vocation cynégétique les plus nombreux.
Lien 30 millions d'amis : Faisans élevés pour la chasse : de l'enfer des fermes-usines au coup de fusil !
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INFORMATION IMPORTANTE : Ce matin en venant chez moi, ma fille son mari et leur petit garçon ont eu un accident provoqué par un freinage fantôme. La voiture a pilé brutalement sans raison et ils se sont fait percuter par la voiture de derrière qui s'est renversée sur le flanc en tentant de les éviter. Tout le monde a été emmené à l'hôpital par les pompiers. Rien de très grave pour les 5 passagers des deux voitures car ma fille et la voiture de derrière ne roulaient pas vite, mais les deux véhicules sont tout de même HS. Ces accidents deviennent de plus en plus fréquents car pas mal de voitures mises en circulation depuis 2019 sont équipées du système de freinage automatique d'urgence qui est devenu obligatoire depuis 2022. Toutes les marques sont concernées. Ce genre d'accident s'est parfois produit à 130km/heure sur l'autoroute et a provoqué des accidents très graves voire mortels. Il s'avère que cela peut se produire en cas de grosse pluie, de neige ou de grêle, mais aussi de nuit, en rentrant dans un tunnel... car cela perturbe les capteurs, mais parfois cela arrive même en dehors de ces contextes ce qui était le cas pour ma fille car il n'y avait rien sur la route. Les capteurs peuvent détecter un bout de gomme d'un pneu éclaté resté sur la route et piler, et même des choses qui n'existent pas ! Ça nous est arrivé sur notre petite route (heureusement à très basse vitesse) avec... une simple bogue de châtaignier ! Et ça fait tout drôle quand on perd le contrôle de sa voiture qui se met à freiner de manière autonome même quand on roule à 30 km/heure. "Le ministère des Transports a été saisi après des dizaines de signalements de "freinages fantômes" de véhicules en France. Des voitures de marque Honda, Peugeot, Renault, Tesla… se sont arrêtées subitement. Sur les réseaux sociaux, les automobilistes témoignent de situations effrayantes". Il est possible de désactiver ce système de freinage d'urgence sur l'ordinateur de bord ou au volant (surtout au vu de toutes les raisons qui peuvent induire ces freinages fantômes). Il y a une page spéciale à ce sujet dans le livre technique des voitures, franchement ça fait peur ! Sur certaines voitures il est possible de le désactiver de manière permanente, mais sur d'autres, il faut le désactiver à chaque fois qu'on met le moteur en marche. Info à faire circuler le plus possible et un article en lien : ICI Après les "air bag" Takata, le freinage d'urgence, vive les systèmes dits de sécurité !!! |