Ces satanés mangeurs de Poissons...

par PascaleMD  -  23 Septembre 2026, 19:00  -  #Oiseaux en groupe, #Préservation des milieux



C'est un sujet qui fait souvent débat au bord de l'eau. Entre le pêcheur qui attend que "ça morde" et l'oiseau qui à l'audace de se servir directement dans le buffet, la cohabitation est parfois très électrique.


Voici les principaux "coupables" que les pêcheurs, qu'ils soient amateurs ou pisciculteurs, n'apprécient pas du tout de voir roder.

 

Grands Cormorans


 

Le Grand Cormoran, L'ennemi public n°1.

C’est sans doute celui qui cristallise le plus de tensions car c'est un prédateur redoutable et un plongeur hors pair. Contrairement à d'autres, il ne se contente pas de petits poissons, il peut s'attaquer à de belles pièces.



Le Cormoran est un bouc émissaire commode qui masque les vrais problèmes : pollution, barrages bloquant les migrations et réchauffement des eaux. L'oiseau ne fait que suivre la nourriture. Si les rivières étaient en meilleure santé avec plus de cachettes naturelles, les poissons seraient moins vulnérables.

 

Héron cendré



Le Héron Cendré, Aigrette garzette, Grande aigrette, Bihoreau gris, Héron pourpré... : Des braconniers immobile. 

Eux sont les rois de la patience. Posté sur leurs longues pattes, ils attendent le moment parfait. Ils sont extrêmement efficace dans les zones peu profondes et les frayères (là où les poissons se reproduisent). Pour les propriétaires de petits étangs ou de bassins d'ornement, ce sont de vraies terreurs. Un Héron peut vider un bassin de ses carpes koï en quelques passages.


 

Martin pêcheur d'Europe



Le Martin-Pêcheur : Le petit voleur (souvent pardonné). 

Il est magnifique, mais il reste un concurrent direct. Il se nourrit exclusivement de petits poissons (vairons, alevins). Il est souvent mieux toléré que le cormoran, car sa taille limite ses prélèvements et sa beauté en fait une rencontre plaisante pour beaucoup de pêcheurs amoureux de la nature. Cependant, en pisciculture (élevages d'alevins), il est vu d'un très mauvais œil.


 

Harle bièvre ou Grand Harle



Le Grand Harle ou Harle bièvre : Le plongeur discret.

Cet oiseau piscivore est de plus en plus présent sur certaines rivières de première catégorie (eaux vives). Comme le Cormoran, il plonge pour chasser. Il cible particulièrement les truites et les ombres communs. Dans les rivières de montagne où les populations de poissons sont fragiles, son appétit est perçu comme une menace pour l'équilibre de la rivière.



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En réalité, l'homme a souvent tendance à voir la nature comme une ressource à gérer ou un espace de loisir, alors que pour ces oiseaux, la rivière, l'étang ou... la mer est tout simplement leur garde-manger vital. En effet, même les oiseaux marins ne sont pas appréciés (En photo, quelques exemples d'oiseaux marins). Si en eau douce le conflit est souvent local (un étang, une portion de rivière), en mer, on touche à une compétition ancestrale pour la ressource halieutique. Les pêcheurs en mer et les oiseaux partagent le même horizon, mais pas toujours la même sérénité. 

Pourtant l'oiseau de mer passe 90% de sa vie en plein océan, ne revenant à terre que pour nicher. L'humain, lui, n'est qu'un visiteur de passage avec un bateau.

Les oiseaux de mer rejettent une quantité colossale de nutriments (le guano) dans l'eau, ce qui fertilise l'océan et favorise la croissance du plancton... qui nourrit les poissons que nous pêchons (et... que rejettent les pêcheurs qui puisse être bon pour le milieu marin ? (excepté une quantité effrayante de poissons morts ne répondant pas à leur commerce ????).

Eh oui, sans oiseaux, il y aurait paradoxalement moins de poissons !!


Voici donc quelques points qui remettent les choses en perspective en faveur de nos amis à plumes :

 

Puffin de Scopoli



Des régulateurs naturels


Plutôt que d'être des "nuisibles", ces oiseaux jouent un rôle écologique crucial que nous oublions souvent : Le Héron ou le Cormoran capturent souvent les poissons les plus faibles, les plus lents ou les malades. Ils participent ainsi à l'assainissement des populations piscicoles. En l'absence de prédateurs, certaines espèces de poissons pourraient pulluler, entraînant un appauvrissement de la biodiversité aquatique par manque de nourriture ou d'oxygène.

 

Mouette rieuse



La survie contre le loisir


C'est là que le contraste est le plus fort : Le pêcheur pratique souvent une activité de détente, de passion ou de sport. S'il ne prend rien, il rentre bredouille, mais il dîne quand même le soir. L'oiseau, lui, ne "s'amuse" pas. Chaque plongeon raté est une dépense d'énergie qui met sa survie en jeu, surtout en hiver ou en période de nourrissage des petits.

 

Goéland Leucophée



L'impact de l'homme sur leur habitat


Si les oiseaux se concentrent parfois massivement sur certains étangs ou rivières (créant des tensions avec les pêcheurs), c'est souvent parce que : L'assèchement des marais et l'urbanisation réduisent leur habitat naturel, les forçant à se rabattre sur les plans d'eau gérés par l'homme. En créant des étangs surpeuplés de poissons pour la pêche, l'homme crée un "buffet à volonté" irrésistible. On ne peut pas vraiment reprocher à un oiseau de choisir la facilité là où la nourriture abonde.

 

Fou de Bassan



L'essentiel : Le conflit vient souvent du fait que nous avons transformé des écosystèmes sauvages en zones de production ou de loisir. Redonner leur place aux oiseaux, c'est accepter que le poisson fait partie d'une chaîne alimentaire dont nous ne sommes qu'un maillon (et pas forcément le plus prioritaire).


♦



Si l'on se place d'un point de vue purement anthropocentrique (l'humain au centre), nous nous sentons prioritaires parce que nous gérons, nous payons des permis et nous aménageons le territoire, bref, nous sommes les maîtres absolus !

 Cependant, si l'on prend un peu de hauteur (dommage que nous n'ayons pas d'ailes pour ça), plusieurs arguments expliquent pourquoi, dans l'ordre naturel des choses, l'oiseau passe avant le pêcheur :


 

Crabier chevelu


On en revient à l'argument biologique implacable : Pour ces oiseaux, la pêche n’est pas une option, c’est une condition de vie. Si l'oiseau ne pêche pas, il meurt. Dans n'importe quelle éthique environnementale, le besoin vital (manger pour vivre) prime sur le besoin de loisir ou de sport.

Mais en dehors de cet aspect qui semble indiscutable... ces oiseaux mangeurs de poissons ont un rôle essentiel dans la nature : 


 

Grande Aigrette



Le rôle de "Gardien" de l'écosystème


L'oiseau est un maillon essentiel de la chaîne alimentaire. Il est là depuis des millions d'années, bien avant que nous n'inventions la ligne et l'hameçon. En prélevant les poissons, les oiseaux forcent les populations piscicoles à rester vigoureuses. La disparition des oiseaux pêcheurs est souvent le premier signe d'une rivière polluée ou mourante. Ils sont les "thermomètres" de la santé de l'eau. Nous avons besoin d'eux pour savoir si notre environnement est encore viable.

 

Bihorerau gris



La coévolution


Le poisson et l'oiseau ont évolué ensemble. Le poisson a développé des stratégies de camouflage et de fuite à cause de la prédation des oiseaux. Si l'on retire l'oiseau de l'équation, le comportement du poisson change. Certaines espèces deviennent invasives au détriment d'autres. L'équilibre global s'effondre. L'humain, lui, intervient souvent de manière artificielle (réintroduction de poissons d'élevage), ce qui perturbe parfois cet équilibre millénaire.

 

Grande Aigrette



Une question de droit "naturel"


On peut considérer que celui qui habite un lieu de manière permanente et qui en dépend totalement possède un "droit d'usage" prioritaire. L'oiseau ne peut pas aller faire ses courses ailleurs. Le pêcheur, lui, a accès à d'autres sources de nourriture et d'autres divertissements.

 

Héron pourpré



En résumé : Nous ne sommes pas prioritaires car nous sommes des invités dans cet écosystème, alors que l'oiseau en est un moteur.
Le conflit naît du fait que l'humain a transformé la nature en "propriété privée" ou en "zone d'exploitation".

Admettre que l'oiseau est prioritaire, c'est accepter que la nature a une valeur en elle-même, indépendamment de l'utilité ou du plaisir qu'elle nous procure.


Finalement, est-ce qu'une partie de pêche réussie, ce ne serait pas justement de partager la berge avec un Héron, en se disant que si l'oiseau est là, c'est que la rivière est bien vivante ?


 

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B
bonsoir Pascale , je viens de recevoir essai news ? ok oui ça déconne apparemment ??? , et là cet article est magnifique avec ces oiseaux et en vols waouh ... et il me semble que j'avais commenté mais bon je perds la boule hi hi , donc je me régale à nouveau gros bisous belle soirée a+
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P
Merci beaucoup Bébert, c'est très gentil.<br /> Belle soirée à toi également.
B
merci Pascale pour tes photos magnifiques de tous ces oiseaux j'aime ++++++++++++++++ ! belle soirée a+
P
Bonsoir Bébert,<br /> Oui, cela débloque un peu. Les deux dernières ne sont pas parties, j'ai contacté le staff et l'essai est bien parti.<br /> Non, comme tu n'avais pas eu la news, tu n'étais pas passé sur cet article.<br /> Merci.<br /> Bisous et bonne soirée.
L
Beautiful series of photos, Pascale!
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P
Merci Linda.
R
Herons and egrets are two of my favorite birds. ALthough the fishern=man may not apreciate these birds, I find them intelligent and beautiful. Have a wonderful day.
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P
Merci beaucoup de leur part, Ruthie.<br /> Have a wonderful evening.
E
Ton article est très intéressant et je l'ai même fait lire à mon mari.<br /> Merci pour les superbes photos. Un plus pour le martin pêcheur pas facile à immortaliser...<br /> Tu sais comme j'aime la faune et ton partage me fait encore plus aimer la nature !<br /> Hier nous avons passé un moment à regarder les cormorans migrateurs (je trouve que c'est un peu tôt...) mais avec cette chaleur qui perdure et les points d'eaux de plus en plus à sec, il faut bien qu'ils se nourrissent.<br /> Priorité aux animaux, l'homme avide d'argent, de pouvoir et j'en passe est destructeur et cela ne s'arrangera pas !<br /> Bien évidemment ton article ne fera pas l'unanimité mais il existe et c'est le principal.<br /> Merci de partager tout cela avec nous.<br /> Bonne fin de semaine.<br /> Bisous
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P
Coucou Erika,<br /> Un grand merci à toi et à ton mari pour cette lecture attentive ! C'est toujours une belle récompense de savoir que mes articles suscitent de tels échanges en couple.<br /> Tu as tout à fait raison pour les Cormorans (et autres migrateurs) leurs mouvements migratoires et leurs déplacements hivernaux semblent parfois perturbés. Avec la sécheresse qui s'éternise et les cours d'eau à sec, la pression sur la ressource halieutique est énorme, tant pour eux que pour le reste de la faune. Ils doivent constamment s'adapter pour trouver des zones encore alimentées en eau.<br /> Ravie que la photo du Martin-pêcheur t'ait plu !<br /> Je sais que ce genre de billet ne plaît probablement pas à tout le monde. L'essentiel selon moi est de poser des faits, d'ouvrir la réflexion et de rappeler que nous partageons la planète avec des espèces qui ne demandent qu'à survivre.<br /> Bon week-end à tous les deux.<br /> Bisous.
J
Bonjour et merci Pascale pour cette série très pédagogique, comme d'habitude.<br /> On comprend bien mieux après la lecture de tes textes, au milieu de toutes ces belles images (pour ma part j'ai un faible pour le Martin-pécheur que je n'ai jamais réussi à photographier)<br /> En tout cas, merci encore pour cette leçon de choses très intelligente et claire.<br /> J'aime ta passion pour les animaux et ta recherche permanente de l'équilibre en matière d'écologie.<br /> Je te souhaite une excellente journée.
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P
Bonjour Jean,<br /> Merci infiniment pour ton mot si chaleureux et stimulant !<br /> Je te comprends tellement pour le Martin-pêcheur ! C'est une flèche bleue bien difficile à mettre dans la boîte, mais c'est aussi ce qui rend ces moments d'affût si passionnants.<br /> Ravie que la dimension pédagogique et la recherche d'équilibre de cet article t'aient plu. <br /> Ce sont vos retours qui me poussent à continuer ce travail de partage même quand parfois je m'essouffle un peu.<br /> Passe une très belle journée et à bientôt !
C
pour ma part, je les trouve tous très élégants ces oiseaux, ils doivent pouvoir se nourrir sans être embêtés par les êtres humains, la nature est à tout le monde, nous n'en sommes pas propriétaires, nous devons apprendre à la partager. merci pour tes explications et tes superbes photos. bises.celine
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P
Coucou Céline,<br /> Tu as tout à fait raison de souligner "pour ma part" car ce raisonnement ne fait pas l'unanimité (sans même parler de l'aspect commercial).<br /> Pendant des siècles, le verset de la Genèse incitant l'homme à « soumettre » la terre a servi de justification morale à la surexploitation de la nature et au mépris du monde animal. L'Occident chrétien s'est appuyé là-dessus pour se poser en maître absolu.<br /> Il a fallu du temps pour que la lecture évolue et ce n'est toujours pas forcément le cas pour le "grand public". <br /> Aujourd'hui, la plupart des théologiens reconnaissent que ce mot "dominer" a été détourné de son sens originel, qu'il appelait plutôt à une responsabilité de protection, comme un berger prend soin de son troupeau.<br /> Nous portons encore le poids de cette vision utilitariste, ajouté aux profits qui font tourner le monde !<br /> Merci à toi pour mon article.<br /> Bises et bonne journée
M
Bonjour Pascale<br /> Je ne peux qu'adhérer à tes propos d'une grande justesse. Les animaux devraient être prioritaires sur Terre, non seulement par rapport à nos besoins alimentaires mais encore davantage à nos besoins de loisir ! C'est bien vrai que les hommes pensent toujours qu'ils ont tous les droits et que la terre leur appartient. Je pense toutefois que la pêche industrielle fait bien plus de mal à la nature que les oiseaux et beaucoup plus de mal que les petits pêcheurs locaux ou les pêcheurs occasionnels qui font ça pendant leurs loisirs. Les oiseaux (et leurs prédateurs d'ailleurs) font partie de la gigantesque chaine alimentaire mise en place par la nature elle-même. Lorsque l'homme chassait et pêchait uniquement pour se nourrir dans les temps préhistoriques, il ne détruisait pas l'équilibre de la nature. C'est lorsqu'il a voulu gagner de l'argent que tout a commencé à se déliter autour de lui de manière peu visible au départ puis de plus en plus dramatique pour en venir à ce que l'on connait aujourd'hui où l'argent et le pouvoir priment sur les décisions environnementales. Merci pour ce bel article bien documenté et les superbes photos qui l'illustrent. Bisous et une belle journée
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P
Merci beaucoup pour ce retour si riche et passionné Manou,<br /> C'est exactement le cœur du sujet, ce basculement historique où la subsistance a laissé place à la logique de profit et de surexploitation.<br /> Tu as tout à fait raison de souligner la différence d'impact entre la pêche industrielle et les pratiques locales ou traditionnelles. L'échelle industrielle détruit les fonds marins et capture à une vitesse que les cycles naturels de reproduction ne peuvent plus compenser. <br /> Et en effet, intégrer les prédateurs naturels dans cette équation, c'est oublier que leurs prélèvements sont régulés par des millions d'années d'évolution, contrairement aux navires-usines.<br /> C'est un vaste débat, mais voir ces réflexions émerger et échanger autour de ces sujets donne toujours un peu d'espoir.<br /> Très belle journée à toi aussi. Bisous.
C
Coucou Pascale,<br /> Cet article est super comme d'habitude avec de magnifiques photos.<br /> Bisous et bonne soirée
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P
Merci.<br /> Bisous et bonne journée.
A
Je suis impressionnée par ton article. Il est là pour nous faire réfléchir, diminuer nos consommations de poissons . Et notre tendance à nous prendre pour les rois de la terre. Merci. Bises
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P
Tu as parfaitement résumé le cœur de ma démarche depuis fort longtemps et ce au delà de la photo.<br /> Pour autant, il ne s'agit pas de culpabiliser, mais simplement de prendre du recul, d'interroger nos habitudes et de remettre un peu d'humilité dans notre rapport au vivant. <br /> Réduire notre empreinte et laisser leur juste place aux autres espèces, c'est la clé d'une vraie cohabitation et d'un avenir possible pour tout le monde.<br /> Ravie que cet article ait pu nourrir cette réflexion chez toi.<br /> Bonne journée. Bises
S
bon... l église est remise au ilieu du village... et de toutes façons... le nuisible... ne serait ce pas pêcheur qui est là pour 's amuser' ? gros bisoius
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P
Tout à fait d'accord Chris ;-)<br /> Gros bisous.
C
bonjour Pascale<br /> une belle façon de mettre les choses en perspective !! je sais par ouïe dire que certains gabians n'hésitent pas à entrer dans les maisons (par la fenêtre ouverte) pour voler de la nourriture !! la faim l'emporte sur la prudence !<br /> toujours de belles photos<br /> bonne journée
Répondre
P
Bonjour Francette,<br /> J'en ai entendu parler aussi mais sans jamais le voir moi-même.<br /> Je suis ravie que mes clichés et cet article t'aient plu.<br /> Passe une excellente journée et à très bientôt
M
Bonjour Pascale,<br /> Je ne considère pas du tout ces oiseaux comme des nuisibles, d'autant plus que je ne pêche pas et ne fais pas de pisciculture.<br /> Tout de même, après avoir vu un héron décimer nos poissons d'ornement, nous avons tendu un filet rigide au dessus du bassin. Ce qui n'a fait aucun mal au héron qui a pu poursuivre ses recherches ailleurs. Il ne doit pas être bête car il ne vient plus dans le jardin.<br /> Bisous<br /> Bon après-midi,<br /> Mo
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P
Bonjour Mo,<br /> Bravo à vous d'avoir trouvé une solution douce et efficace avec ce filet. C'est la preuve parfaite qu'il est tout à fait possible de préserver un bassin d'ornement sans faire le moindre mal à la faune sauvage.<br /> Et tu ne te trompes pas, le héron est extrêmement économe de ses efforts. Une fois la barrière constatée, son pragmatisme prend le relais et il continue sa prospection dans d'autres cours d'eau ! Tous les animaux sont intelligents ;-)<br /> Un grand merci pour ton retour d'expérience plein de bon sens.<br /> Bisous et bon weekend à vous deux.
P
Coucou Pascale,<br /> Un très bel article et un grand bravo pour tes très beaux clichés ainsi que pour le playdoyer plein de justesse et de bon sens que tu fais. A vrai dire j'étais loin de me douter que la cohabitation entre pêcheurs et oiseaux était à ce point si tendue.<br /> Effectivement j'ai pu entendre que certaines personnes ayant des mares ou étangs avec des carpes Koï avaient une sainte peur des hérons.<br /> J'ai entendu dire aussi que ces oiseaux étaient des prédateurs, mais ils ne chassent pas par cruauté ou le plaisir de faire souffrir.<br /> Ils se nourrissent simplement et comme tu dis c'est une condition de vie.<br /> L'homme lui possède la capacité de tuer sans nécessité alimentaire (divertissement, domination, cruauté);<br /> Merci Pascale pour la richesse de cet article si bien composé.<br /> Je te souhaite une belle fin de semaine. Bisous<br /> PS/ Je n'ai point reçu ta Newsletter. je ne sais pas si je suis la seule .....
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P
Coucou Élisa,<br /> Un grand merci pour ton message et pour cette lecture si attentive !<br /> Et oui, malheureusement, les tensions sont parfois très vives autour des berges et des étangs... Tu as parfaitement résumé le fond du problème, la différence fondamentale entre l'animal qui pêche pour sa propre survie et l'humain qui s'approprie le vivant par simple loisir ou volonté de contrôle. <br /> Quant aux étangs de carpes Koï, c'est le parfait exemple, on installe un buffet à ciel ouvert ultra-visible, puis on reproche à l'oiseau de suivre son instinct naturel !<br /> Pour la Newsletter, je n'avais pas fait attention et Gisou me l'a fait remarquer. En effet, je ne l'ai pas non plus, mais j'ai peut-être oublié de cocher la case ??? On verra pour la prochaine.<br /> Merci à toi pour ton soutien toujours si bienveillant.<br /> Passe une très belle fin de semaine et un doux week-end. Bisous
I
Coucou Pascale,<br /> Quel article d'une lucidité et d'une justesse remarquables ! <br /> Remettre ainsi en perspective le statut d'autochtone de l'oiseau face au statut de visiteur de l'humain est salutaire. On oublie trop souvent que la notion de coévolution au travers la sélection naturelle exercée par le Grand Cormoran ou le Harle bièvre sur les individus affaiblis ou malades est le véritable moteur de la vigueur génétique des populations piscicoles. <br /> Quant au rôle fertilisant du guano des oiseaux marins, c'est un point fondamental de la dynamique océanique que l'approche anthropocentrique occulte totalement. <br /> Un grand bravo pour ce texte documenté et engagé qui rappelle que partager la berge avec un Héron ou un Martin-pêcheur est le plus sûr indicateur d'un milieu encore vivant ! <br /> Tes clichés illustrent magnifiquement cette grâce sauvage et la précision du prédateur dans son élément.<br /> Passe une excellente journée ! Bisous.
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P
Coucou Isa,<br /> Tu as parfaitement raison d'insister sur ce rôle sanitaire et de sélection génétique. Le prédateur naturel n'est pas un concurrent destructeur, mais le garant de la santé des populations de poissons. <br /> Et puis, voir un Héron ou un Martin-pêcheur au bord de l'eau n'est pas un problème, c'est le signe que le milieu respire encore.<br /> Un grand merci pour tes mots sur mon texte et sur la série photographique, cela me touche beaucoup !<br /> Belle journée à toi aussi et gros bisous.
N
Coucou Pascale ! <br /> Dans un premier temps, magnifique mise en lumière par tes photos ! Chaque portrait, du Fou de Bassan à la Mouette rieuse, est une merveille de piqué et de lumière qui saisit à la perfection l'expression de ces artistes de la pêche.<br /> Puis, quel plaidoyer magistral et courageux pour nos pêcheurs à plumes ! <br /> Tu remets parfaitement l'église au centre du village (ou plutôt l'oiseau au centre de la rivière).<br /> Pour le Martin-pêcheur comme pour le Fou de Bassan, chaque plongeon est une question de vie ou de mort, pas un passe-temps. <br /> Tes explications sur la bio-indication et la fertilisation des milieux marins démontrent avec force que sans eux, l'écosystème s'effondre. <br /> Merci pour cette démonstration lumineuse et ces superbes clichés ! <br /> Prends bien soin de toi et très bon milieu de semaine.<br /> Bisous.
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P
Coucou Nathalie,<br /> Merci infiniment pour ce retour si chaleureux.<br /> Tu as parfaitement saisi la démarche, replacer l'oiseau dans sa fonction écologique vitale et rappeler que chaque capture relève de sa survie la plus stricte. <br /> Du Fou de Bassan au Martin-pêcheur, ils méritent tout notre respect et toute notre protection, bien au-delà de la beauté de leur vol.<br /> Merci du fond du cœur pour ton soutien et tes mots d'encouragement sur mon travail photographique.<br /> Belle fin de semaine à toi et gros bisous.
P
Une superbe série de ces oiseaux. <br /> Et en effet l'homme pêche beaucoup plus de poissons que ces oiseaux et en plus de façon industrielle sans faire attention à quoi que ce soit.<br /> Bonne journée
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P
Sans oublier la pêche/chasse loisir ! <br /> Mais la planète appartient à l'Homme selon eux !<br /> Bonne journée Pascal et merci pour les photos.
V
Un article illustré de magnifiques photos, et je découvre le Grand Harle, qu'il est beau!!! Et oui, l'humain pense que la terre a été crée pour lui, et on dirait que la survie de certain dépend du poisson qu'il ramènera le dimanche soir... Bon, heureusement il y en a qui sont plus intelligents que ça, mais il faudrait vraiment se rendre compte que c'est nous qui empiétons sur le territoire des animaux. Gros bisous Pascale. cathy
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P
C'est vrai que le Grand Harle est un super canard piscivore au plumage et à l'élégance remarquables !<br /> Ta remarque est tellement vraie, oublier que nous sommes les premiers à empiéter sur leur territoire est un vrai aveuglement. <br /> L'urgence est de réapprendre à partager nos cours d'eau (et le reste de l'espace d'ailleurs) avec ces espèces qui ne demandent qu'à survivre.<br /> Gros bisous et très belle journée à toi Cathy.
F
Merci beaucoup Pascale pour toutes ces explications sur ces oiseaux marins qui m'a bien plu, oui nous avons besoin d'eux c'est important de les voir pêcher et je les aimes tellement tous ces beaux oiseaux, bonne journée, gros gros bisous<br /> Floralie
Répondre
P
Merci à toi, et ravie que tu aies apprécié.<br /> Gros bisous et bonne journée Floralie.
É
Bonjour Pascale. Bel article avec de superbes photos de ces oiseaux pêcheurs ! Coup de coeur pour le martin-pêcheur pas vu une seule fois cette année. Bonne journée et bisous
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P
Bonjour et merci beaucoup Brigitte.<br /> Bisous et bonne journée.
K
Coucou Pascale,<br /> Merci d’avoir si bien écrit ce que je pense au sujet de certains pêcheurs qui cherchent à préserver leurs poissons tout en souhaitant voir disparaître les oiseaux qui, eux, n’ont d’autre choix que de se nourrir. Lorsque je vois des poteaux équipés de pics pour les empêcher de s’y poser, cela me désole ! <br /> Est-ce si difficile de cohabiter entre les espèces ?<br /> Un très bel article, magnifiquement illustré !<br /> Bonne journée, bises
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P
Coucou Katia,<br /> Merci infiniment pour ton mot si juste !<br /> Tu as tellement raison, voir ces installations hostiles au bord de nos cours d'eau me révolte. Vouloir bannir les oiseaux pêcheurs pour protéger une activité de loisir montre à quel point notre rapport au vivant est déconnecté de la réalité naturelle.<br /> Nous nous rejoignons totalement sur cette démarche.<br /> Merci pour mon article.<br /> Très belle journée à toi aussi et bises.