L'île aux Fous - Réserve nationale des 7 Îles - Île Rouzic
Fou de Bassan - Morus bassanus - Northern Gannet (et nous n'avons pas résisté au plaisir d'y retourner une seconde fois !)
Finistère (29)
Fiche info ICI
Plus les miles défilent, mieux la visibilité se fait, et plus la magie opère...
Région Bretagne - Département Côtes-d'Armor - Ville proche Perros-Guirec
Coordonnées 48° 53′ 12″ Nord 3° 28′ 53″ Ouest
Superficie 320 ha
Création 18 octobre 1976
Administration Ligue pour la protection des oiseaux (LPO)
Géolocalisation sur la carte : France
La réserve naturelle nationale des Sept-Îles (RNN32) est une réserve naturelle nationale située en Bretagne dans les Côtes-d'Armor.
Elle a été classée en 1976 et occupe une surface de 320 ha répartie sur cinq îles principales.
Elle protège d'importantes colonies d'oiseaux marins en particulier de Fou de bassan, de Macareux moine, de Puffin des Anglais et de Pingouin torda.
La Réserve naturelle des Sept-Îles s'étend sur tout l'archipel des Sept-Îles en face de Perros-Guirec dans les Côtes-d'Armor, région Bretagne.
Sa superficie terrestre est de 40 ha, sa zone maritime d'environ 280 ha, répartie sur un plateau rocheux granitique.
Elle comprend les îles suivantes :
L'Île Bono (21,6 ha)
L'Île Plate (5 ha)
L'Île aux Moines (9,4 ha)
L'Île Malban (1,2 ha)
L'Île Rouzic (3,3 ha)
Le Cerf
Les Costans
L'île aux Moines étant la seule île de l'archipel à posséder de l'eau douce en permanence, elle a été habité irrégulièrement.
Elle possède un phare et un fort du XVIIIe siècle.
En 1912, la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest organise des safaris dont l'objet est de tirer sur les macareux moines qui colonisent les Sept-Îles.
En 2 ans, leur nombre passe ainsi de 20 000 à 2 000 oiseaux.
Une poignée d'amoureux de la nature s'en émeut et obtient que la chasse des oiseaux soit officiellement interdite sur l'archipel.
La première réserve ornithologique privée est créée cette même année sous le nom de Site naturel protégé.
Elle devient en 1976 une Réserve naturelle.
En considérant son histoire, elle peut être considérée comme la plus ancienne réserve naturelle en France.
L'intérêt du site est essentiellement ornithologique (23 000 couples d'oiseaux et 27 espèces nicheuses).
Il s'agit de la plus importante réserve naturelle du littoral français.
L'Île Rouzic est le seul point de nidification en France pour le Fou de bassan (21 880 couples de janvier à septembre) ainsi que pour la quasi-totalité des Macareux moines (200 couples en 2013, de mars à juillet), Puffin des Anglais (157 couples), et Pingouin torda (32 couples de février à juillet).
Outre les espèces mentionnées ci-dessus, on compte aussi d'autres nicheurs comme le Goéland argenté (1 406 couples de décembre à septembre), le Goéland brun (643 couples), le Cormoran huppé (373 couples de décembre à août), le Guillemot de troïl (36 couples de février à juillet), le Fulmar Boréal (85 couples de décembre à septembre), la Sterne pierregarin (40 couples), l'Huitrier pie (75 couples), la Mouette tridactyle, etc.
On y rencontre aussi une colonie d'environ 300 Phoques gris résidents à l'année.
Intérêt touristique et pédagogique
L'archipel des Sept-Îles est accessible toute l'année, au départ de Perros-Guirec par différents moyen de navigations.
Une escale sur l'Île aux moines est possible.
Sur l'île principale sont construits 4 bâtiments : le phare, le fort, la caserne et la poudrière.
Des travaux viennent d'avoir lieu dans le fort pour lui permettre d'être ouvert au public.
Ces travaux, commandés par le Conservatoire du Littoral, ont été étudiés et suivis par l'Architecte du Patrimoine Régis Ribet, de l'agence Softage (Le Loroux Bottereau - 44).
Administration, Plan de gestion, règlement
La réserve naturelle est administrée depuis 1912 par la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) avec l'accord de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage. La LPO gère aussi la station ornithologique de l’Île-Grande où elle propose expositions, liaisons vidéo avec la réserve, et visites guidées.
Le 26 mai 1993, le Conservatoire du littoral devient propriétaire de l'île aux Moines, principal lieu d'implantation des colonies d'oiseaux.
Outils et statut juridique
La réserve naturelle a été créée par l'Arrêté ministériel du 18 octobre 1976.
Le réseau Natura 2000 est aussi présent sur ce site classé comme Zone de Protection Spéciale (ZPS) - (FR5310011) en septembre 1996.
Avant cette sortie en mer, je pensais m'être préparée à ma rencontre avec les Fous de Bassan sur l'Île Rouzic.
Que nenni ! Il faut le voir pour le croire et se rendre compte ce que sont réellement ces magnifiques oiseaux.
(ça, je le savais déjà ;-)
Ce sont les plus grands oiseaux marins de notre pays, leur envergure peut dépasser les 2m.
Impressionnant quand ils viennent voler à quelques mètres au dessus de nos têtes !
A l'approche de l'Île, on a presque le sentiment qu'elle est couverte de neige.
Il faut envisager qu'il y a généralement un oiseau au nid et l'autre en vol. C'est de cette manière que les scientifiques
peuvent les comptabiliser par des clichés pris du ciel et grâce à un logiciel de comptage.
Cette année 14.443 couples ont été dénombrés et avec les célibataires et veufs, un total d'environ 40.000
oiseaux au plus fort de la saison.
En cette première quinzaine de septembre, un certain nombre de jeunes de l'année étaient déjà partis pour la Mauritanie
ou il vont passer leur adolescence. Ils ne reviendront sur l'Île Rouzic que vers quatre ou cinq ans pour
apprendre leur rôle de futurs parents en observant les adultes et enfin se reproduire à leur tour.
Les fous de Bassan s'unissent pour la vie.
Les célibataires, les immatures et les veufs n'occupent pas la même partie de l'ïle que les couples
en mesure de se reproduire.
A certains moments, il y a comme des "éruptions" d'oiseaux.
Sur la photo du dessus, en haut au centre, vous pouvez distinguer deux jeunes de l'année, au plumage presque noir.
Ce ne sont pas des Cormorans, mais bien des jeunes Fous de bassan.
La magie a tellement bien opérée que nous y avons fait une seconde sortie, et la marée basse (coef 114 ce jour là)
nous a permis de rester cette seconde fois beaucoup plus longtemps autour de l'île.
J'avoue qu'attendre que la marée remonte pour rejoindre la terre n'a pas été pour moi très difficile ;-)
Cette deuxième sortie nous réservait de plus une magnifique surprise, rare autour de leur lieu de vie,
que je vous présenterai ultérieurement.
Ce sont des moments fascinants, un émerveillement magique que nous avons eu bien du mal à quitter.













