Pottok – Poney Basque
Le mot pottok est originaire de la langue Basque. Il se prononce « POH-tiok » et signifie petit cheval.
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Son origine remonte à des millénaires et sa morphologie est très proche du cheval de Przéwalsky.
Il fait partie d’un petit groupe de races très anciennes dites "cantabrique-pyrénéennes".
On retrouve d’ailleurs des peintures rupestres représentant le pottok dans les grottes d’Isturitz et Oxocelhaya en France.
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Le pottok vécut ensuite longtemps dans les massifs pyrénéens notamment l’Ursuya, le Baïgoura, l’Artzamendi et celui de la Rhune.
Les basques eurent la sagesse de ne pas décimer les troupeaux avant de les utiliser pour le travail. Ils s’en servaient par exemple pour la contrebande à la frontière franco-espagnole ou encore le travail à la mine. Les poneys bais et noirs, à la robe sombre, étaient privilégiés dans ce dernier cas. Les poneys pies étaient plutôt vendus à des particuliers ou des cirques.
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Les divers croisements ont réduit au fil du temps l’homogénéité de la race. Les croisements avec des chevaux de traits ont ainsi produit des poneys plus grands aux fanons plus abondants. D’autres furent croisés avec des pur-sang arabes, ce qui les affina et les classa parmi les pottoks des prairies.
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Aujourd’hui le pottok n’est représenté que dans 3 pays : l’Espagne, la France et la Suisse. L’association nationale du pottok fut créée en 1970 en France. Le stud-book comporte deux livres.
- Le livre A concerne les individus de race pure (montagnard ou prairie) ;
- Le livre B concerne les individus avec 50% de sang pottok. Les derniers 50% sont apportés par des poneys dits « facteurs de pottok », à visée améliorative pour la race. On retrouve ainsi par exemple des croisements avec des étalons pur-sang arabe ou welsh.
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La taille du pottok est au minimum de 1,15m. Cependant, elle est variable et dépend du type de poney. Ainsi un montagnard mesurera en moyenne 1,25m et au maximum 1,32m au garrot. Le pottok de prairie est lui généralement plus grand, toisant jusqu’à 1,47m. Il est élevé pour le sport et gagne donc en taille mais perd en rusticité.
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Le poids du poney varie entre 220 et 400kg. Evidemment, ce poids dépend du type de poney et donc aussi de sa taille.
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Les premiers pottoks étaient majoritairement bais ou bai-brun. Aujourd’hui, le bai, l’alezan, le noir et les pies sont les robes acceptées au stud-book.
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Le pottok est un cheval docile, vif et généreux. Il est aussi célèbre pour sa grande rusticité et sa résistance. Cela lui permet de vivre dans les hauteurs notamment pour le type montagnard. Les individus vivant dans la montagne, se déplacent en troupeau où une hiérarchie est donc établie.
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Le pottok n’est pas prédisposé aux sports à la base. Etant très résistant et ayant un pied sûr, il convient parfaitement aux randonnées en montagne. Son bon caractère fait de lui un très bon poney de loisirs et d’apprentissage dans les centres équestres.
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La sélection et les croisements ont permis d’obtenir des poneys plus prédisposés au sport. Ainsi, certains poneys se distinguent en concours complet, mais surtout en attelage. Enfin, en dehors du sport, ce poney est sans doute l’un des meilleurs pour la pratique de l’éco pâturage en montagne, et est utilisé à cette fin dans les Pyrénées.
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Le pottok est un poney très rustique ayant une espérance de vie assez longue d’environ 30ans.
Le pottok montagnard s’est adapté à la vie en altitude. Ainsi, les poneys vivant dans les hauteurs sont capables de se nourrir d’aliments peu énergétiques. Par exemple, ils peuvent manger des ajoncs, des buissons, des châtaignes ou de l’herbe peu énergétiques. Cette caractéristique participe à faire de lui un bon régulateur des écosystèmes en altitude.
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Concernant les pottoks des prairies, ils vivent en écurie ou sous contrôle de l’homme en prairie. Leur alimentation doit donc reposer sur une quantité suffisante de fourrage et une complémentation selon leurs activités.
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Le pottok est un poney à la santé robuste. Il n’est pas connu comme comportant des prédispositions à certaines maladies. Au contraire, il semblerait qu’il soit plus résistant que d’autres à la piroplasmose.
En raison de l'altitude (et donc du froid plus tartif), les femelles montagnardes, mettent bas de manière un peu retardées par rapport aux femelles de prairies. Elles se concentrent alors aux alentours de juin-juillet.