L'animal vu par l'Homme...

par Pascale MD  -  14 Janvier 2026, 19:00  -  #Petits messages, #Intelligence animale, #Sensibilité et émotions animale

Pour compléter l'article "Quid de l'intelligence et des émotions des animaux" 

ICI

J'ai eu envie, en lisant le commentaire de Manou, de vous faire un petit récapitulatif sur la manière dont les Hommes ont envisagé les Animaux dans l'histoire. 

Des positions souvent diamétralement opposées au fil des siècles.
L'affaire était loin d'être gagnée, et elle ne l'est d'ailleurs toujours pas vraiment.
 



Quelques pathétiques exemples qui ont toujours cours dans notre pays :

- En France, les combats de coqs sont en principe interdits par l'article 521-1 du code pénal, en raison de leur caractère cruel et de la souffrance infligée aux animaux. Cependant, une dérogation subsiste dans certains départements, principalement dans le Nord, le Pas-de-Calais et certaines zones d'outre-mer, au titre d'une  "tradition locale ininterrompue". Cette exception permet à ces pratiques de se perpétuer, malgré leur interdiction dans le reste du territoire.

- Les combats de chiens constituent, en France, un délit puni par l’Article 521-1 alinéa 1 du nouveau code pénal. Ce n’a pas toujours été le cas. Dans l’antiquité des combats de chiens étaient organisés en Angleterre surtout mais existaient en France, en particulier au XVIIIème siècle. A Paris des combats étaient organisés de manière régulière. […]
Il existe pourtant des organisations de combats illégaux et les races de chiens dits de combats sont très facilement volés pour les envoyer à la mort !!!!

- En France, la corrida avec mise à mort est TOUJOURS autorisée dans les territoires où "une tradition locale ininterrompue peut être invoquée". Des combats se déroulent dans le sud, notamment à Bayonne, Mont-de-Marsan, Nîmes, Arles ou encore Béziers.

- Sur son site internet, la Fédération nationale de chasse détaille une liste de 91 espèces chassables (ce nombre est largement supérieur aux autres pays d'Europe) incluant le plus d'espèces menacées. Pour les seuls oiseaux, quand certains pays européens en chassent quatre ou cinq espèces, nous en chassons 64, dont une vingtaine d’espèces en danger d’extinction (courlis cendré, tourterelle des bois, barge à queue noire, fuligule milouin, grand tétras…). 

 

Tourterelle des bois





L'animal vu par l'Homme...

dans l'histoire.







Pendant des siècles, la philosophie occidentale a été dominée par une vision anthropocentrée, plaçant l'humain au sommet de la création grâce à sa raison, et reléguant l'animal au rang d'être purement instinctif, voire mécanique.

De grandes figures historiques ont soutenu que les animaux ne possédaient pas d'intelligence (ou de "raison") comparable à celle de l'homme.

 

René Descartes


René Descartes (1596 - 1650) est sans doute le représentant le plus célèbre de cette vision. Dans son Discours de la méthode, Descartes formule la théorie de l'animal-machine. Selon lui, l'animal est dépourvu d'âme et de conscience. Il ne serait qu'un automate complexe, une horloge biologique dont les cris ne sont que des grincements de rouages. Il soutient également que l'absence de parole articulée (capacité à combiner des signes pour exprimer des pensées abstraites) est une preuve de l'absence de pensée.

 

Aristote


Aristote (384 - 322 av. J.-C.) - Le manque de "Logos" : Bien qu'il reconnaisse aux animaux des perceptions et une mémoire, Aristote établit une hiérarchie stricte des âmes. Les animaux possèdent une âme sensitive qui leur permet de ressentir le plaisir et la douleur. Cependant, seul l'homme possède la raison et la capacité de délibérer (l'âme intellective "Logos"). Pour Aristote, l'animal vit uniquement dans le présent et par instinct, sans capacité de réflexion morale ou politique.


 

Épictète - Sénèque


Les philosophes Stoïciens (Antiquité) comme Épictète ou Sénèque allaient encore plus loin qu'Aristote. Pour eux, il existe une rupture nette entre l'homme et l'animal. Ils considéraient que l'univers est régi par la Raison (Logos). Comme l'animal n'en est pas doté, il est "hors" de la communauté morale. Par conséquent, ils considèrent que l'homme n'a aucun devoir de justice envers l'animal.

 

Nicolas Malebranche


Nicolas Malebranche (1638 - 1715), disciple de Descartes dans le radicalisme cartésien, a poussé la logique de l'animal-machine à son extrême, souvent de manière choquante pour notre époque. Pour lui, si l'animal n'a pas d'âme, il ne peut pas souffrir. On lui prête souvent cette idée que : "Ils mangent sans plaisir, ils crient sans douleur, ils croissent sans le savoir ; ils ne désirent rien, ils ne craignent rien, ils ne connaissent rien."

 

Emmanuel Kant


Emmanuel Kant (1724 - 1804) : L'absence de conscience de soi. Bien que Kant ne soit pas aussi radical que Descartes sur l'aspect "mécanique", il refuse l'intelligence au sens noble (la raison) aux animaux. Pour Kant, l'animal ne possède pas le "Je" (la conscience de soi). N'étant pas un sujet conscient, il n'est pas une "personne" mais une "chose". Il affirmait que nous, humains, n'avons pas de devoirs envers les animaux, mais seulement le devoir de ne pas être cruels envers eux pour ne pas émousser notre propre sensibilité humaine.

 

John Broadus Watson - Burrhus Frederic Skinner


Le Béhaviorisme (XXe siècle) : Plus récemment, dans le domaine de la science, des chercheurs comme John Broadus Watson ou Burrhus Frederic Skinner ont, par méthode, rejeté l'idée d'intelligence ou de vie intérieure chez l'animal. Ils considéraient l'esprit animal comme une "boîte noire" qu'on ne peut pas étudier. Pour eux, tout comportement animal n'est qu'une réponse à un stimulus (réflexe conditionné), sans aucune pensée consciente derrière.




 

Voltaire


Contrairement aux philosophes qui voyaient en l’animal une simple machine, Voltaire (1694-1778) a été l'un des plus fervents défenseurs de la sensibilité et de l'intelligence animales au XVIIIe siècle. Pour lui, nier l'âme ou la conscience des animaux n'est pas seulement une erreur scientifique, c'est une «pauvreté d'esprit» et une justification de la cruauté.


Dans son célèbre article « Bêtes » du Dictionnaire philosophique (1764), Voltaire s'attaque directement à René Descartes en utilisant l'ironie pour souligner l'absurdité de considérer un être vivant comme une horloge : «Quelle pitié, quelle pauvreté, d'avoir dit que les bêtes sont des machines privées de connaissance et de sentiment !»


Son argument est physiologique : si un animal possède les mêmes organes sensoriels, les mêmes nerfs et le même système nerveux qu'un humain, il est illogique de penser que la nature a créé ces «ressorts du sentiment» pour qu'ils ne ressentent rien.


Pour démontrer que l'animal éprouve des sentiments complexes, Voltaire prend l'exemple d'un chien qui a perdu son maître : L'inquiétude - Le chien cherche partout avec des «cris douloureux» ; La reconnaissance - Il entre dans la maison, agité, et cherche de chambre en chambre ; La joie et l'attachement - Quand il retrouve son maître, il exprime sa joie par des sauts et des caresses. Voltaire conclut que ce chien possède une mémoire, des idées et une capacité d'amitié qui dépasse parfois celle des hommes.


Voltaire rejette l'idée que les animaux agissent uniquement par un instinct figé. Il observe qu'ils sont capables de progrès et argumente sur l'intelligence comme capacité d'apprentissage : L'éducation - Un chien de chasse apprend des ordres et se perfectionne ; L'imitation - Un serin (oiseau) à qui l'on apprend un air finit par le répéter, se corrigeant s'il fait une erreur ; L'adaptation - Un oiseau change la forme de son nid selon l'endroit où il le construit (mur, angle ou branche). Pour Voltaire, cela prouve que l'animal n'est pas un automate, mais un être doté d'une forme d'intelligence pratique et de mémoire.


L'avis de Voltaire sur l'intelligence animale débouche sur un engagement éthique, une position morale contre la cruauté. Il dénonce violemment la vivisection (pratiquée à l'époque par les partisans de Descartes pour prouver que l'animal ne souffrait pas) : «Des barbares saisissent ce chien [...] ils le clouent sur une table, et ils le dissèquent vivant pour te montrer les veines mésaraïques. Tu découvres dans lui tous les mêmes organes de sentiment qui sont dans toi. Réponds-moi, machiniste, la nature a-t-elle arrangé tous les ressorts du sentiment dans cet animal, afin qu'il ne sente pas ?»


Influencé par les idées de Pythagore et de Porphyre, Voltaire exprime souvent un dégoût pour le carnage des abattoirs. Dans son texte Du mal, il s'étonne que l'on puisse se nourrir de «cadavres» et considère que le fait de tuer des êtres sensibles est une marque de barbarie humaine, même s'il reconnaît la difficulté de changer cette habitude ancrée. Pour lui, l'animal est un « frère » de souffrance et de sensation. Il ne possède peut-être pas la capacité d'abstraction métaphysique de l'homme, mais il partage avec lui le cœur de la vie : la capacité de souffrir et d'aimer.

 

Jean-Jacques Rousseau


Jean-Jacques Rousseau, autre auteur des Lumières partageait une vision similaire à celle de Voltaire.



 

Concernant l'identité du "premier" défenseur de la cause animale, tout dépend de la manière dont on définit cette défense :
Est-ce par la philosophie, par le mode de vie ou par la loi ?


Voici trois figures majeures qui peuvent chacune prétendre à ce titre selon le contexte.
 

Pour le mode de vie : Il s'agit de Pythagore.

Pour l'éthique moderne : Il s'agit de Jeremy Bentham.

Pour le droit et la protection : Il s'agit de Richard Martin.


__________

Pythagore

Le précurseur antique : Pythagore (VIe siècle av. J.-C.)


Il est considéré comme le père du végétarisme en Occident (on appelait d'ailleurs les végétariens des  "Pythagoriciens" jusqu'au XIXe siècle).


Sa doctrine : La métempsychose (la réincarnation). Pour Pythagore, les âmes circulent entre les hommes et les animaux. Tuer un animal revient donc potentiellement à tuer un ancêtre ou un ami.


Son action : Il refusait de porter de la laine (produit animal), refusait de sacrifier des animaux aux dieux et prônait un régime strictement sans viande pour respecter la parenté entre tous les êtres vivants.

 

Porphyre

Le premier traité complet : Porphyre (IIIe siècle apr. J.-C.)


Si Pythagore a posé les bases, le philosophe néoplatonicien Porphyre a écrit le premier véritable plaidoyer structuré : De l'abstinence.


Son argument : Il affirme que les animaux ont une forme de raison (logos), des sentiments et un langage que nous ne comprenons simplement pas.


Sa modernité : Il soutient que la justice doit s'étendre à tout être capable de ressentir de la douleur. C'est l'un des textes les plus avancés de l'Antiquité sur le sujet.

 

Jeremy Bentham

Le tournant moral : Jeremy Bentham (1748 - 1832)


Si l'on parle de la cause animale au sens moderne (basée sur la souffrance et non sur la religion), c'est le philosophe anglais Jeremy Bentham qui change tout.


La question révolutionnaire : En 1789, il écrit une phrase qui reste le fondement de l'antispécisme actuel : "La question n’est pas : Peuvent-ils raisonner ? ni : Peuvent-ils parler ? mais : Peuvent-ils souffrir ?"


L'impact : Il déplace le débat de l'intelligence vers la sensibilité (le concept de sentience). Si un être souffre, nous avons le devoir moral de ne pas lui nuire, peu importe son espèce.

 

Richard Martin

Le premier protecteur légal : Richard Martin (1754 - 1834)


Surnommé "Humanity Dick", ce député irlandais est celui qui a fait passer la cause animale de la théorie à la loi.


La Loi Martin (1822) : C'est la toute première loi au monde (le Cruel Treatment of Cattle Act) protégeant les animaux (les bovins et les chevaux à l'époque) contre les mauvais traitements.


Action concrète : Il est l'un des fondateurs de la SPCA (Society for the Prevention of Cruelty to Animals) en 1824, la première association de protection animale au monde. On raconte qu'il amenait parfois des animaux blessés directement au tribunal pour témoigner de la cruauté de leurs propriétaires.




 

Karl von Frisch


Les bases formelles de l'éthologie sont posées à partir des années 1940 par les travaux des Autrichiens Karl von Frisch et Konrad Lorenz et du Néerlandais Nikolaas Tinbergen, considérés comme les fondateurs de l'éthologie moderne et récipiendaires du prix Nobel de physiologie ou médecine de 1973.

 

Konrad Lorenz et Nikolaas Tinbergen


Aujourd'hui, l'éthologie cognitive (l'étude de l'intelligence animale) a largement infirmé ces théories. On sait désormais que de nombreuses espèces font preuve de planification, de conscience d'elles-mêmes (test du miroir), de culture et d'empathie.


 



La France a joué un rôle pionnier dans la protection animale au XIXe siècle, passant d'une indifférence quasi totale à la mise en place d'un cadre légal et associatif.

Voici l'histoire de la création de la SPA et de la première grande loi française sur le sujet.

2 décembre 1845 : Création de la SPA par le Docteur Etienne Pariset, premier Président de la SPA. 
1903 : Création du premier refuge de la SPA à Gennevilliers (92)

 

Étienne Pariset


Le fondateur : Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce n'est pas un juriste mais un médecin, le docteur Étienne Pariset.

Le déclic : Pariset était horrifié par le spectacle quotidien des chevaux de trait maltraités, battus à mort dans les rues de Paris lorsqu'ils s'effondraient de fatigue.

L'objectif initial : Sensibiliser les propriétaires de chevaux, de chiens et d'animaux de ferme à les traiter avec plus d'humanité, non pas seulement pour l'animal, mais pour éviter la "brutalisation" de la société humaine.

 

Jacques-Philippe Delmas de Grammont


Si la SPA existait, elle n'avait aucun pouvoir légal pour punir les maltraitances. C'est là qu'intervient Jacques-Philippe Delmas de Grammont, un ancien général de cavalerie et député.

Il fait voter le 2 juillet 1850 la Loi Grammont, le tout premier texte législatif français protégeant les animaux. Cette loi disait : "Seront punis d'une amende de cinq à quinze francs, et pourront l'être d'un à cinq jours de prison, ceux qui auront exercé publiquement et abusivement de mauvais traitements envers les animaux domestiques."

Cette loi a de sérieuses limites : Le débat sur le "Public". Il y a en effet une nuance historique très importante dans cette loi : le mot "publiquement". À l'époque, on ne punissait pas la souffrance de l'animal pour lui-même, mais l'offense faite à la sensibilité des passants. Un propriétaire qui battait son chien à mort à l'intérieur de sa maison ne pouvait pas être poursuivi, car cela ne troublait pas l'ordre public.

Il faudra attendre 1959 (décret Michelet) pour que la maltraitance animale soit punie, même si elle a lieu dans un cadre privé.

__________
 

Le combat commencé par Grammont et la SPA a mis plus d'un siècle à aboutir à une reconnaissance majeure.

- 1976 : L'animal est reconnu par la loi comme un "être sensible" (et non plus un simple objet) dans le Code rural.

2015 : Cette reconnaissance entre enfin dans le Code civil (article 515-14). Avant cela, l'animal y était encore considéré comme un "bien meuble", au même titre qu'une chaise ou un tableau.

 



Ce qu'il reste aujourd'hui


Aujourd'hui, la SPA est la première association de protection animale en France qui recueille les animaux abandonnés et maltraités dans ses 58 refuges en France et dans ses 6 Maisons SPA, qui viennent renforcer sa présence territoriale. 

Le combat a changé de visage : on ne se bat plus seulement contre les coups de fouet sur les chevaux de trait, mais contre l'abandon estival et pour l'amélioration des conditions d'élevage industriel.






En 2019, l’agence Rocket Yard, dévoile une campagne inédite critiquant ouvertement le comportement des hommes envers les animaux ! Trop souvent, l’Homme se donne le droit de manipuler et d’exploiter les animaux pour des propres fins peu glorieuses. Courses de chiens, cirques, fourrures ou encore Corrida, les pratiques malsaines sont nombreuses. "Si certains parlent d’héritages culturels, nous y voyons des actes d’un autre temps… Aucun animal ne mérite d’être malmené ou tuer pour le plaisir". Afin de dénoncer toutes les activités humaines qui vont à l’encontre des Droites des animaux, une nouvelle campagne sort du lot ! En effet, l’association PETA, en charge de la défenses des animaux a présenté une série de visuels très stylisés. Ces derniers mettent en scène l’Homme, dans les mêmes situations que celles que les animaux subissent. C’est fort, tout en restant supportable. Pas d’images choc ni de vraies violences. Un parti pris qui s’inscrit dans la stratégie de Globale de PETA qui a décidé de stopper ses actions choc. L’idée est de rester dans la bienveillance et proposer une communication intelligente.

 


 


 


 

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
W
une publication intéressante et bien documentée Pascale<br /> <br /> bonne journée
Répondre
P
Merci Willy, et merci aussi pour ta visite.<br /> Bonne soirée.
A
Bonjour Pascale, <br /> Voici un article très complet qui demande une lecture apporoffondie. Il y a tant de façons de considérer l'animal et cela dpend de tout être humain, en ce qu'il veut faire ou pas de l'animal ou encore avec l'animal.<br /> Bises.
Répondre
P
Bonsoir Albert,<br /> Cela dépend pour beaucoup de nos cultures, c'est certain.<br /> Pour autant je ne crois pas que cela dépende de ce que l'on souhaite faire de ou avec l'animal, je crois que c'est simplement en fonction de la vision que nous avons du monde, pas forcément de l'interaction que nous pouvons avoir avec eux.<br /> Bises.
M
Bonjour Pascale , <br /> Un article super bien documenté comme à l'habitude ; et tu mets de doigt là où ça fait mal même si certains ne veulent toujours pas voir !<br /> Amicalement
Répondre
P
Bonjour Jean-Robert,<br /> Ravie de te revoir par ici.<br /> Merci, c'est gentil, et oui, c'est sûr, mais comme il n'y a pas pire aveugle que celui qui refuse de voir...<br /> Bonne journée.
S
petit coucou du dimanche... gros câlin à titi...bisous pour toi
Répondre
P
Merci. Bisous du dimanche soir.
C
voilà un article toujours aussi bien documenté et fort enrichissant et instructif. la situation évolue mais tellement lentement, on est pas sorti d'affaire et les animaux non plus. quand on voit que le gouvernement pour faire passer la couleuvre du mercorsur n'a rien trouvé d'autres que d'autoriser plus d'abattages de loup, quel rapport....bises.celine
Répondre
P
Merci beaucoup Céline.<br /> C'est le moins qu'on puisse dire, avec une lenteur qui frise l'immobilisme.<br /> Puisque notre gouvernement laisse gérer la nature par les chasseurs qui ont toujours le dernier mot, on en revient à zigouiller ce que l'on avait protégé des années plus tôt.<br /> Quel rapport ? Comme tu dis, faire avaler la couleuvre. <br /> Bises et bon dimanche.
Z
Merci Pascale pour cet article très documenté . Heureusement que de tout temps des voix se sont élevées contre la maltraitance animale et pourtant, il reste tant à faire ! Cela me déchire le coeur de penser à toutes ces tueries ou tortures. Bon dimanche et amitiés Pascale . Bises et ronrons . Et caresses à Toutou qui doit avoir bien grandi!
Répondre
P
Avec plaisir Zoé.<br /> Eh oui, il reste tant et tant à faire. <br /> Je te comprends, cela me met aussi hors de moi.<br /> Caresses transmises à Gus, et oui, un peu trop vite à mon goût d'ailleurs, maintenant, il n'a plus rien ni d'un bébé, ni même d'un ado.<br /> Bises et caresses à la petite Lulu qui je l'espère va bien.<br />
M
Bonjour Pascale,<br /> <br /> Et bien! J'en apprends beaucoup sur cette vision de l'Homme à propos des animaux au fil des siècles! <br /> Merci de m'avoir enrichie ce jour par ton long travail de recherches . <br /> Bises amicales
Répondre
P
Bonjour Martine,<br /> Avec plaisir, ravie que tu aies apprécié.<br /> Bises et bonne journée.
P
Une belle publication fort détaillée et intéressante sur le rapport de l'homme avec les animaux....encore aujourd'hui, des points de vues qui ne pourront jamais se rejoindre quand on voit les arguments imbéciles des amateurs de corrida ou de chasse à la palombe, "traditionnelles"..... pour ne parler que de cela....<br /> On est heureux de voir que les chardonnerets viennent en nombre dans le jardin tous les ans, en moyenne une douzaine dont on est sûrs qu'ils ne seront pas capturés<br /> Bonne soirée
Répondre
P
Merci Pastyme, c'est gentil.<br /> Tu as parfaitement raison, certains points de vue ne pourront jamais se rejoindre. <br /> Idem chez moi, une belle colonie de Chardonnerets qui sont présents toute l'année pour notre plus grand plaisir.<br /> Et cela fait plaisir de se dire qu'ici, ils sont bien ;-)<br /> Bonne soirée également.<br />
C
Coucou Pascale, en dehors du fait que je ne suis pas d'accord lorsqu'on parle d'intelligence chez les animaux, je ne rejette absolument pas le fait qu'ils aient de la sensibilité et des émotions.. et je le vois bien tous les jours chez ma petite chienne... qui sont des réactions instinctives, plus ou moins élaborées selon les espèces. En dehors de cet aspect, je suis tout à fait d'accord avec le fait que l'Homme ne doit pas maltraiter l'animal et je suis contre la tauromachie, tout autant que je suis contre la maltraitance humaine (esclavage). Nous avons des désaccords mais si tout le monde pensait la même chose, la liberté serait inexistante. Heureusement la parole et l'écriture permettent d'échanger, ce que n'ont pas nos chers animaux pour se défendre. GBizhous.
Répondre
P
Bonsoir Claire,<br /> Ayant passé toute une vie avec des animaux dont les chiens et les chevaux, je ne partage toujours pas ton point de vue et il s'agit d'expériences et non d'anthropomorphisme ;-) Mais je ne vais pas recommencer à argumenter avec toi puisque tu es totalement fermée à tout cela.<br /> Cela dit sur le précédent article, tu ne parlais que "d'instincts" et sur ce commentaire je lis que tu admets la sensibilité et les émotions.<br /> Nous avons en effet le droit de ne pas avoir les mêmes idées (et pour tout te dire, même, j'en suis ravie). Cependant, il me semble qu'il serait bon de ne pas tomber dans la provoc Claire, tu es allée assez loin comme ça sur mon article "Quid de l'intelligence et des émotions des animaux" et... l'intelligence, c'est aussi s'avoir s'arrêter. Tu vois, ça mon chien de 9 mois 1/2 sait le faire.<br /> Bonne soirée.
C
Bonjour Pascale<br /> Ce long article éclaire avec justesse l’évolution complexe du rapport entre humains et animaux, oscillant entre domination, fascination et coexistence. En retraçant les représentations symboliques, scientifiques et culturelles à travers les époques, ton texte révèle comment ces perceptions reflètent nos propres questionnements sur la nature et l’humanité. L’analyse des mythes, des philosophies et des pratiques contemporaines offre une perspective riche, invitant à repenser notre responsabilité envers le vivant. Une lecture stimulante, qui rappelle que notre regard sur les animaux est aussi un miroir de notre humanité. Et si la vraie révolution était de les considérer enfin comme des sujets, et non des objets ?<br /> Bon week-end et bises montagnardes
Répondre
P
Bonjour Christian,<br /> Eh bien tu vois, depuis quelques jours, je pense qu'il y a deux catégories de personnes qui ne pourront se rejoindre.<br /> Celles qui considèrent les animaux comme des objets à notre disposition (sans respecter un point de vue différent et ils ne changeront pas d'idée car ils sont ancrés dans leurs dogmes religieux). <br /> Et il y a ceux qui en effet considèrent les animaux comme des êtres doués d'intelligence et d'émotions. <br /> Malheureusement, je crains que pour la première catégorie, cette vision reste immuable. <br /> Alors, cette révolution dont tu parles, et qui serait pourtant une très belle chose, je crains qu'elle ne soit pas prête d'arriver.<br /> Bises et bon weekend à toi également.
M
Bonjour Pascale.<br /> Quel article bien documenté!<br /> Je suis indignée par ce qu'il y a toujours comme traitements cruels envers les animaux de nos jours. En particulier la corrida.<br /> Bisous.<br /> Depuis deux jours , ma box était en panne, elle est réparée, ouf<br /> Bonne soirée,<br /> Mo
Répondre
P
Bonsoir Mo,<br /> Je te remercie, c'est gentil.<br /> Ah la corrida, toute une histoire. Un jour, sur un de mes articles anti-corrida, une jeune femme de 18 ans ma posé comme argument que "Dieu a créé le Taureau pour la corrida", ce qui est sommes toutes une position classique, souvent avancée par les défenseurs de la tauromachie pour justifier la pratique sur le plan théologique. Elle reposait son argument sur le fait que Dieu a créé chaque être pour une fonction prédéfinie. Le Taureau étant donc celle de se faire massacrer dans les plus grandes souffrance pour le plaisir de certains Hommes. L'horreur !!!!<br /> Ah cool, bonne nouvelle alors pour ta box ;-)<br /> Bisous et bonne soirée.
D
Bonjour Pascale un magnifique reportage que tu partage avec nous pour cette cause animal ce que je partage avec toi car j'aime les animaux aussi bonne journée Claudine Daniel
Répondre
P
Bonjour,<br /> Merci c'est très gentil.<br /> Dans cette page, il n'était même pas question pour moi de notre amour pour les animaux, mais peut-être juste d'expliquer que les respecter était la moindre des choses de la part d'une espèce qui s'appelle l'Humain et est censée développer la bienveillance, la compassion envers autrui.. et non pas la domination. <br /> Une cause qui existe depuis fort longtemps mais qui n'est pas gagnée malheureusement.<br /> Bonne journée à vous deux.
J
Un article excellent, très documenté, clair et précis. J'en retiens deux messages positifs. Celui délivré par Voltaire pour qui "l'animal partage avec l'homme le cœur de la vie: la capacité de souffrir et d'aimer". L'autre de cette association qui déclare "Aucun animal ne mérite d'être malmené ou tué pour le plaisir". Merci pour cet article. Bonne journée,Pascale.
Répondre
P
Merci Jean-Louis.<br /> Oui, et heureusement, au fil des siècles, des messages positifs ont été diffusés et la réflexion humaine se modifie, même si malheureusement, les oppositions restent fortes. <br /> Bonne journée également.
B
Mille mercis pour ta page sur la vision de l'Homme sur l'Animal durant les siècles... Super intéressante ! Je l'ai lue avec attention. <br /> Heureusement qu'il y a eu des défenseurs de la cause animale... Des Voltaire et Rousseau... <br /> Descartes et son animal-machine !!! Clouer un chien sur une table pour le disséquer vivant !!! Quelle horreur !<br /> Et ces pauvres chevaux battus à mort, d'où la création d la SPA en 1845.<br /> Mais il reste encore beaucoup à faire pour lutter contre la corrida, la manière dont on traite les animaux.<br /> Toute cette maltraitance et souffrance animale m'est insupportable ! L'animal est un être sensible...<br /> Bisous Pascale et bonne fin de semaine
Répondre
P
Merci à toi Béa, et vraiment avec plaisir ;-)<br /> Tout comme toi, la maltraitance et la souffrance animal, qui plus est induite par l'Homme qui se croit au dessus de tout m'est insupportable !<br /> Heureusement, de tous temps, il y a eu des défenseurs de cette cause mais l'opposition existe toujours malheureusement, allant jusqu'à renier les avancées scientifiques.<br /> Oui, il reste beaucoup à faire, et déjà cesser de mettre les différentes formes de vies sur une échelle de valeur en plaçant l'espèce humaine tout en haut. <br /> Bisous et bonne journée.
S
Excellent article, super documenté avec du recul historique. J'aime beaucoup l'effet miroir des la campagne d'affichage sur le thème du droit animal. Mais au fait, la vie n'est-elle pas tout simplement intelligente. Cela s'applique à tout le domaine du vivant, le dernier exemple en date est la consécration de Toby Kiers a reçu le Tyler Prize for Environmental Achievement pour un étude à priori pas "sexy" concernant l'intelligence des réseaux de champignons qui sont pourtant la base de la vie. Il en est bien sûr de même pour les arbres qui font preuve de solidarité pour leurs congénères. Pour ne citer que ces exemples. La condition de l'homme est conditionnée à toutes les formes de vie, mais l'homme semble l'ignorer jusqu'à courir à son propre appauvrissement.
Répondre
P
Tu as tout à fait raison, mais il était compliqué pour moi (trop long) de parler aussi des plantes sur un même article. On verra peut-être ça une autre fois...<br /> En tous cas, superbe argumentaire pour une humilité écologique ! Merci pour cette réflexion qui s'inscrit dans un grand changement de notre façon de voir le monde naturel. On repense enfin cette idée que "l'humain est au-dessus de tout, coupé de son environnement". <br /> Pendant des siècles, on a dit que l'intelligence, c'était la conscience de soi, le langage, ou la capacité à penser de façon abstraite. Tes exemples avec Toby Kiers et les réseaux de champignons (le fameux Wood Wide Web) montrent une autre forme d'intelligence : une intelligence qui s'adapte et qui comprend tous les systèmes vivants. <br /> Tu parles aussi de la solidarité des arbres. C'est vraiment important parce que ça remet en cause l'idée que seul le plus fort survit, bousculant le darwinisme social.<br /> Ta dernière phrase souligne quelque chose de bien triste pour ne pas dire affligeant : l'humain, qui pense pouvoir tout comprendre, est la seule espèce qui détruit ce qui le fait vivre. Pourtant, si on veut survivre (et ce n’est pas en allant s’installer sur une autre planète mais en réparant ce que nous avons détruit de la nôtre) il faut arrêter de voir la nature comme une simple ressource. On doit plutôt la voir comme un modèle, "un mentor" qui a des milliards d'années de sagesse et qui s'est redressée de tout ce qu'elle a traversé jusqu'à maintenant. Un modèle que je qualifierai de parfait, qui n'a nullement besoin de nous, mais dont NOUS avons besoin.<br /> Bonne journée à toi Sergio.
C
bonsoir Pascale<br /> et bien tu as fait de sacrées recherches, je sais que la causse animale est très importante pour toi. Je pensais que La Fontaine aurait eu une part dans cette liste, c'est vrai qu'il ne les a pas défendus mais en parler dans ses fables et une manière détournée de les mettre à l'honneur peut-^tre ?<br /> bonne soirée
Répondre
P
Bonjour Francette,<br /> En effet, je me suis, et du plus loin dont je me souvienne, toujours sentie concernée par la cause animale. <br /> Tu as raison, j'aurai pu en effet, mais, de mon point de vue, avec Ésope, Phèdre et Jean-de-la-Fontaine, l'animal est considéré comme un simple outil au service d'une morale humaine. Aucun intérêt n'est porté à ce qu'est réellement un loup par exemple (un animal social, essentiel à l'écosystème), mais à ce qu'il peut représenter pour corriger les mœurs des hommes dans une forme d'instrumentalisation. Ainsi, les fables ont ancré dans l'imaginaire collectif des stéréotypes qui ont eu des conséquences réelles et souvent dramatiques pour certaines espèces (le grand méchant loup, le Baudet stupide, le ridicule de l'Âne ou du Cochon...). L'animal dans les fables est un objet de comparaison, jamais un sujet de droit. Si La Fontaine s'est, certes parfois opposé à Descartes, il est resté dans une vision utilitariste (l'animal est là pour instruire l'homme d'une manière détournée) qui n'a malheureusement pas été bénéfique pour les animaux (pour moi mettre les animaux à l'honneur ce n'est pas cela). C'est pourquoi je ne peux mettre ces auteurs en avant dans leur pratique anthropomorphique qui efface la réalité biologique et sensible de l'animal au profit du message philosophique humain... malheureusement pas toujours compris.<br /> Bonne journée à toi.
L
Bonsoir Pascale<br /> Un article est fort intéressant sur les droits des animaux au fil du temps.<br /> J'ai beaucoup appris grâce à ton reportage et merci pour ces explications.<br /> Bisous et bonne soirée
Répondre
P
Bonsoir Nelly,<br /> Merci, c'est gentil, et merci aussi d'avoir pris le temps de lire.<br /> Bisous et bonne soirée.
V
Quel article, bravo pour les recherches que tu as du faire!!! Quand on voit que de plus en plus de gens n'ont même plus de considération pour une vie humaine, qu'en est-il pour les animaux... Gros bisous Pascale. cathy
Répondre
P
Merci beaucoup Cathy.<br /> Tout est lié malheureusement en effet...<br /> Gros bisous et bonne soirée.
W
I love that photo of that special pigeon, that is a beautiful pigeon and photo.
Répondre
P
Merci pour la photo.
E
Bonsoir Pascale, l'exercice est difficile, tu t'es attelée à le faire. Il y a beaucoup à dire. Je te dis bravo. Je reviendrai te lire plus amplement car ta note est très longue et très intéressante. Bises, bonne soirée.
Répondre
P
Bonsoir Élisabeth,<br /> Oui, et quitte à m'attirer les foudres (j'avais déjà posé une pierre avec mon article "Quid de l'intelligence et des émotions des animaux" de la semaine dernière.<br /> Et je suis d'accord, j'aurais pu en faire des pages et des pages.<br /> Merci en tous cas.<br /> Bises et bonne soirée.