Quid de l'intelligence et des émotions des animaux ?

par Pascale MD  -  7 Janvier 2026, 19:30  -  #Intelligence, #Intelligence animale, #Sensibilité et émotions animale

C'est un sujet sur lequel je me suis déjà exprimée avec ces différents articles ICI, ICI, ICI, ICI, ICI et ICI.

Pour autant, on fait de plus en plus de découvertes grâce à cette science récente qu'est l'éthologie (1) (la science qui étudie le comportement animal), mais aussi grâce aux nombreuses observations des naturalistes, et nous constatons que les animaux (autres que l'espèce humaine) possèdent des formes d'intelligence étonnantes et très variées tout autant que des émotions très similaires aux nôtres.

Cela nous pousse à remettre en question l'idée que l'humain se trouve tout en haut d'une échelle unique de l'intelligence et des émotions et... peut-être aussi, à avoir un peu plus d'humilité.

Il serait certainement plus judicieux de parler "d'intelligences multiples", chacune d'elles étant parfaitement adaptée au mode de vie et à
l'environnement d'une espèce.  


 



Définition de "Intelligence" : Ensemble des processus trouvés dans des systèmes, plus ou moins complexes, vivants ou non,
qui permettent d'apprendre, de comprendre ou de s'adapter à des situations nouvelles.

Selon Jean D'Ormesson, concernant l'intelligence humaine : "La gentillesse est la plus grande forme d'intelligence".
Partant de ce postulat, il y a donc beaucoup à redire concernant l'espèce humaine ;-(

Selon Lewis Madison Terman, "L'intelligence est la capacité de connaissance et la connaissance possédée ainsi que la capacité de penser aux choses de façon abstraite". 
Le Q.I. humain (ou à présent Potentiel Intellectuel) allant de moins de 69 à plus de 130, cela laisse une sacrée latitude.

Selon Albert Einstein, "Le véritable signe de l’intelligence, ce n’est pas la connaissance, mais l’imagination. », et aussi, « L’intelligence n’est pas la capacité de stocker des informations, mais de savoir où les trouver". 
Là encore, il y a matière à s'interroger...

  


Si l'on s'en tient à ces définitions, la suprématie de l'Homme doit être grandement relativisée.
Je ne crois pas, pour ma part, que l'Homme soit forcément au sommet de la pyramide des espèces 
d'autant que comme nous l'avons vu, il y a une très grande diversité d’intelligences parmi les êtres humains.

Et puis pour peu qu'on observe le comportement humain sur l'ensemble de la planète et dans de multiples domaines,  
je crois pouvoir dire sans trop me tromper qu'on peut remettre sérieusement en question notre soi-disant intelligence. 



Alors, oublions l'humain pour nous attarder sur d'autres espèces ;-)

 



On sait, et sans que ce ne soit contestable, que beaucoup d'animaux ont des capacités qui nous dépassent.

Quelques exemples non exhaustifs :

- Les Chimpanzés ont une mémoire spatiale bien supérieure à la nôtre (selon une étude, elle serait même deux fois plus performante que celle d'étudiants en ingénierie !).

- Les Fourmis comptent leurs pas pour s'orienter, comme un GPS intégré.

- Les Tortues marines sont capables de retrouver leur plage de naissance après des années.

- Idem pour les Oiseaux migrateurs qui retrouvent leur chemin sur parfois des milliers de km de distance après un seul trajet effectué avec leurs parents.

- L'odorat ultra-développé des Chiens, l'ouïe fine des Chats ou l'électro-réception de certains Poissons sont des capacités cognitives
d'adaptation que nous, humains, ne possédons tout simplement pas.


 



En revanche, nous partageons certaines compétences avec :

- Les Chimpanzés qui utilisent des plantes pour se soigner et savent fabriquer des outils.

- Les Corvidés (entre autres) qui fabriquent aussi des outils pour leur permettre d'attraper de la nourriture.

- Les Poulpes qui ont compris le concept du couvercle du bocal et savent l'ouvrir pour aller y chercher leur nourriture.

- Les grands Singes, les Dauphins, les Corbeaux , les Chiens qui réussissent des tests complexes… démontrant ainsi qu'ils savent faire preuve d'une réelle ingéniosité.


Et les exemples ne manquent pas.


 



L'entraide, ou l'altruisme biologique, est l'un des aspects les plus fascinants de l'évolution. Contrairement à l'idée reçue d'une "loi de la jungle" où seul le plus fort survit, les animaux privilégient souvent la coopération pour maximiser les chances de survie du groupe.


La coopération stratégique (Chasse et Défense) : Certains animaux ont compris que l'union fait la force pour des besoins vitaux.

- Les Orques : Elles coordonnent leurs mouvements pour créer des vagues et faire tomber un phoque d'un bloc de glace.

- Les Baleines et Dauphins qui savent se regrouper pour créer un environnement de bulles afin d'y emprisonner les Sardines.

- Les Lions et Loups : La hiérarchie et la répartition des rôles lors de la chasse permettent d'abattre des proies bien plus grandes qu'eux.
L'entraide en cas de blessure chez les Loups et les Lions est bien réelle, mais elle s'exprime différemment selon leur structure sociale.
Chez les deux espèces, le léchage des plaies est crucial (la salive contient des enzymes qui limitent les infections, et ce geste renforce le lien émotionnel entre les membres, réduisant le stress de l'animal blessé).
Chez ces deux grands prédateurs, la survie de l'individu est souvent liée à la survie du groupe, ce qui favorise des comportements de soutien (partage de nourriture, soins de convalescence, patience et attente du plus faible).
Cependant, si la nourriture manque cruellement (famine), l'instinct de survie prend le dessus et les individus les plus faibles peuvent être
délaissés au profit des plus forts et des petits.

- Les Buffles, Bisons : Face à un prédateur, ils forment un cercle protecteur autour des jeunes et des blessés, pointant leurs cornes
vers l'extérieur et les rendant invulnérables.

- L'observation de cinq Guépards capables d'élaborer une stratégie de chasse (semblable à celle des chasseurs) : Quatre d'entre eux circulent paisiblement ensemble dans la savane au milieu des proies quand le cinquième part d'un autre côté pour en en choisir une et la rabattre vers les quatre autres. 


 


 
L'altruisme réciproque ("Donnant-donnant") : C'est le principe du "je t'aide aujourd'hui, tu m'aideras demain".

- Les Chauves-souris vampires : Si l'une d'elles n'a pas pu se nourrir la nuit, une congénère peut régurgiter une partie de son repas de sang pour la sauver de la famine. 

- Les Primates et Oiseaux : Le "grooming" (épouillage) ne sert pas qu'à l'hygiène ; il renforce les alliances sociales.
Un singe en défendra un autre lors d'un conflit si ce dernier l'a longuement épouillé auparavant.

- Le Héron Garde-boeufs et les Vaches/Chevaux : il se nourrit des tiques et parasites sur la peau du mammifère qui accepte volontiers le "donnant-donnant" de ce nettoyage. L'un se nourrit et l'autre est débarrassé des insectes gênants.

- L'Autruche et le Zèbre : Ces deux espèces paissent souvent ensemble pour combiner leurs capacités sensorielles formant un duo de sens. L'Autruche a une vue perçante et une tête haute qui lui permet de voir venir les prédateurs de loin. Le Zèbre a un odorat et une ouïe très développés. Si l'un des deux détecte une menace, les deux espèces s'enfuient. Ensemble, ils sont presque impossibles à surprendre.


 



L'entraide désintéressée et l'empathie : Plus rare, elle semble motivée par une réaction émotionnelle face à la détresse d'autrui.

- Les Éléphants : Ils sont connus pour aider des individus d'autres espèces (comme des humains ou des antilopes) coincés dans la boue.
Ils veillent aussi leurs malades en leur apportant de la nourriture.

- Les Dauphins : On a observé des dauphins soutenir à la surface un compagnon blessé ou malade pour l'empêcher de se noyer, et ce, parfois pendant plusieurs jours.

- Les Rats : Des expériences ont montré qu'un rat choisira d'ouvrir une cage pour libérer un autre rat plutôt que d'accéder directement à de la nourriture.


L'eusocialité (Le sacrifice ultime) : 

Chez les insectes sociaux (fourmis, abeilles, termites), l'individu n'existe que pour la communauté. Certaines fourmis se sacrifient en bouchant l'entrée du nid avec leur propre tête pour protéger la colonie, ou s'explosent pour libérer une substance gluante sur un intrus.


La capacité d'entraide est souvent liée à l'intelligence sociale.
Plus une espèce vit en groupe complexe, plus elle développe des mécanismes sophistiqués pour maintenir la cohésion et soutenir ses membres.


 



L'observation d'apprentissages transmis par la génération précédente a été démontrée chez de nombreux animaux : méthode de chasse, fabrication et utilisation d'outil, création de son abri... tout comme nous aussi avons dû tout apprendre de nos parents, y compris à nous servir d'une fourchette ;-)


Certains animaux, comme les Bonobos, les Dauphins, et grâce à des études récentes, nous pouvons y inclure les Chiens, ont eux aussi, à l'instar de l'Homme, la capacité d'apprendre à combiner des sons et des signes qui s'apparentent à une forme de langage. Ils parviennent même à apprendre à former des associations de mots formant ainsi des phrases qui nous sont compréhensibles. 


Mais aussi... nous avons fait des découvertes qui pouvaient il y a peu nous sembler impensables comme :


- Les Abeilles, qui, avec leur fameuse "danse", indiquent à leurs congénères où trouver du pollen et peuvent aussi distinguer les nombres pairs des impairs et réaliser des additions ou soustractions simples.

- Des espèces comme les Dauphins, les grands Singes ou les Éléphants se reconnaissent dans un miroir et ont donc tout comme nous la conscience du soi.

-  Certains grands Singes, les Chiens, les Chevaux, sont même capables de deviner aux expressions ce que perçoit ou pense un autre individu,
y compris avec l'humain.


 



L'étude des émotions chez les animaux (qu'on appelle l'éthologie cognitive) a parcouru un chemin immense. Longtemps considérés comme de simples "automates" par la philosophie cartésienne, les animaux sont aujourd'hui reconnus par la science comme des êtres sensibles capables de ressentir une palette complexe d'émotions : La peur, la joie, la colère, la tristesse, l'empathie, le deuil, le sentiment d'injustice.


Comment les mesure-t-on ? Puisque les animaux ne parlent pas, les scientifiques utilisent trois indicateurs :

-  Le comportement : Postures, expressions faciales (très riches chez les chevaux et les primates), vocalisations.


- La physiologie : Rythme cardiaque, taux de cortisol (hormone du stress), température corporelle.

- La neurobiologie : L'imagerie par résonance magnétique (IRM) qui montre par exemple que les zones du cerveau activées par l'amour
ou la douleur chez le chien sont très proches de celles de l'humain.



 




QUELQUES EXEMPLES ÉMOTIONNELS :

 

- Les Bovins et les Équins : La mère et le petit s'appellent mutuellement par des cris de détresse puissants et fréquents qui peuvent durer plusieurs jours. Les petits séparés de leur mère montrent une baisse de motivation, mangent moins et manifestent un stress physiologique mesurable (augmentation du cortisol).

- Lorsqu'un éléphanteau est retiré à sa mère ou meurt, la mère et le reste du troupeau émettent des sons graves, semblables à des
gémissements ou des barrissements de détresse. 
Les Éléphants savent aussi réconforter un congénère en le touchant avec la trompe.

- Les bébés chimpanzés séparés de leur mère poussent des cris spécifiques ("hoo-calls") qui ressemblent à des sanglots. La mère quant à elle peut sombrer dans une forme de dépression, restant prostrée, refusant de se nourrir et cessant toute interaction sociale.

- Les Chiens sont capables de "pleurer" (gémissements, hurlements à la mort) lorsqu'ils sont séparés de leurs chiots ou de leurs maîtres.
Une étude récente a même montré que leurs yeux s'humidifient (production de larmes) lors de retrouvailles joyeuses, suggérant un lien
entre émotions et conduits lacrymaux.
Ils adoptent souvent spontanément une posture basse (inquiétude) quand ils savent avoir fait une sottise.

- Une Chatte à qui l'on retire ses petits trop tôt les cherchera partout dans la maison en émettant des miaulements plaintifs et insistants pendant plusieurs jours.

- Les Cétacés montrent des signes de détresse que les biologistes ont qualifié de deuil profond.
La séparation forcée en captivité a également provoqué des cris de détresse longue distance chez ces animaux.

- Les abeilles qui, après une récompense sucrée plaisante, partent explorer des fleurs inconnues plus rapidement.

- Les Corbeaux, les Chiens, les Chevaux... ont la capacité à se souvenir et à éviter un humain qui les a piégé ou maltraité,
et cela pendant des années.


 



On sait aussi à présent que de nombreuses espèces manifestent des comportements prouvant qu'elles perçoivent l'irréversibilité de la perte, donc de la mort : 


- Les éléphants avec des comportements et rites : On a observé des troupeaux veiller un corps pendant plusieurs jours et même tenter de le
recouvrir de branches et de terre (une forme d'enterrement partiel).

- Les Grands Singes : Les mères Chimpanzés ou Gorilles peuvent transporter leur petit mort pendant des jours, voire des semaines,
continuant à le toiletter jusqu'à sa décomposition. Dans une étude célèbre au Gabon, des Chimpanzés ont été observés en train de
veiller une vieille femelle décédée, restant silencieux et testant doucement ses réflexes.

- Les Cétacés : Les mammifères marins, dotés d'un cerveau très complexe, semblent aussi "porter le deuil". Des mères Orques et Dauphins ont été vues poussant le corps de leur nouveau-né mort à la surface pendant des jours, comme pour l'aider à respirer. Exemple marquant : En 2018, une orque nommée Tahlequah a transporté son bébé mort pendant 17 jours sur plus de 1 600 km.

- Les Corvidés (Corbeaux, Pies) : Lorsqu'un oiseau de leur espèce meurt, ses congénères se rassemblent souvent autour de lui en criant bruyamment. Les scientifiques pensent aussi qu'ils étudient le cadavre pour identifier la cause de la mort et éviter le même sort.


- Les Animaux Domestiques (Chiens, Chats) :  Bien qu'ils ne conceptualisent probablement pas la "mort" en tant que concept universel, ils ressentent profondément l'absence. Ils peuvent perdre l'appétit, devenir léthargiques ou chercher activement leur compagnon disparu.
Certains même se laissent mourir de chagrin. Ils réagissent aussi aux ruptures de lien social et à la détresse de leurs maîtres. 


 



Sur le plan émotionnel, s'il faut éviter l'anthropomorphisme (plaquer des sentiments humains sur des animaux sans avoir de preuve)
il faut aussi éviter l'anthropodéni (refuser d'admettre qu'ils puissent ressentir des émotions simplement parce qu'ils ne sont pas humains).


Le principal écueil étant que nos expériences scientifiques sont… conçues par des humains et avec une logique humaine.
En outre, si certaines espèces ont été grandement étudiées, d'autres ne le sont pas, et nous ne sommes donc pas en mesure de
les comprendre et d'en parler.

Par conséquent, si, à ce jour, on mesure l'intelligence à l'aune du langage abstrait ou des technologies complexes,
l'humain est incontestablement en tête.

Cependant, si on la juge à la capacité de survivre et de s'adapter à son milieu naturel, la plupart des animaux nous surpassent largement.
Imaginez un humain seul perdu en pleine forêt amazonienne, il n'y ferait pas long feu. Et même, les conséquences si du jour au lendemain nous étions privés d'électricité et d'eau courante. 

Certaines formes d'intelligences très "humaines", comme la pensée abstraite ou la projection dans un futur lointain, restent difficiles à évaluer chez la plupart des animaux, mais uniquement par le fait que nous ne savons pas comment la comprendre.


 



Alors, les animaux sont-ils aussi intelligents que nous ?

La réponse n'est pas si simple.

Certes, ils ne le sont pas "comme nous" si on utilise uniquement nos critères – langage, technologie, etc.
Mais ils ne sont pas pour autant "moins intelligents" !


 



Les recherches démontrent que les animaux possèdent des capacités cognitives exceptionnelles, et que dans certains domaines essentiels à leur survie, leur intelligence surpasse de loin la nôtre.

Finalement, la frontière entre intelligence humaine et intelligence animale s'estompe de plus en plus à mesure que la science avance.





Je précise que cette page a été construite sur les bases de nombreuses recherches scientifiques.
Ainsi, toutes les choses énoncées ne sont pas une vue de mon propre esprit mais ont été prouvées et argumentées.


 

(1) Les bases formelles de l'éthologie sont posées à partir des années 1940 par les travaux des Autrichiens Karl von Frisch et Konrad Lorenz et du Néerlandais Nikolaas Tinbergen, considérés comme les fondateurs de l'éthologie moderne et récipiendaires du prix Nobel de physiologie ou médecine de 1973.

Aujourd'hui, l'éthologie cognitive (l'étude de l'intelligence animale) a largement infirmé toutes les théories négationnistes au sujet de l'intelligence et des émotions des animaux. On sait désormais que de nombreuses espèces font preuve de planification, de conscience d'elles-mêmes (test du miroir), de culture et d'empathie.

 

 

 

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G
Coucou Pascale,<br /> Incroyable cet échange qui partait du thème de l'intelligence et des émotions des animaux pour en arriver à des propos prosélytes, méprisants et même insultants à propos de ceux qui ne croient pas en un Dieu Créateur.<br /> Je trouve que tu as eu une sacrée patience pour expliquer ton point de vue en restant zen malgré cette insistance qui montait en grade dans la condescendance au fur et à mesure de tes réponses. <br /> Il n'y a pas eu de réaction à tes arguments finalement (dialogue de sourd à sens unique). L'objectif n'était pas de te comprendre mais de te transformer.<br /> Et quelle arrogance intellectuelle avec cette certitude que les non croyants sont "dans l'erreur" sont des "non éveillés" !!!!<br /> D'autant la conviction personnelle pour la religion touche à la sphère privée et était à la base déplacée sur ton article.<br /> Câlinous à Gus qui doit commencer à craquer avec la pluie.<br /> Bisous tout plein et bonne journée tout de même avec ce temps ♥
Répondre
P
Coucou Gisou,<br /> Aller, je passe à autre chose.<br /> C'est clair que la religion n'avait rien à voir avec mon article, en tous cas, une réaction par rapport à la religion n'y avait pas sa place.<br /> Si je suis dans l'erreur, tant pis, je vais continuer comme ça, avec l'évolution et les preuves scientifiques ;-)<br /> Câlinous transmis a un Gus trempé qui a tout de même fait une bonne balade sous la pluie ;-)<br /> Gros bisous et bonne journée aussi ♥
C
Coucou Pascale, j'ai du mal à parler d'intelligence pour l'espèce animale. L'instinct est plus approprié. L'animal nait avec un instinct plus où moins développer selon son espèce. Son instinct lui donne tous les éléments dont il a besoin pour réagir aux situations qu'il rencontre. L'Homme est intelligent, il doit d'abord se former pour agir ! Cela demande de la concentration, de la réflexion, de la discipline. L'Homme doit donc se construire grâce à son intelligence pour vivre. L'animal ne se construit pas, il est et se sert de ce qu'il est. Son instinct le guide mais l'animal en lui-même n'est pas responsable. C'est toute la différence avec l'intelligence humaine qui est volontaire et raisonnable. La raison et le langage différencie pleinement l'Homme de l'animal. Ils le rendent libre d'ordonner sa conduite. L'animal, lui, est uniquement mené par son patrimoine génétique. Pas de créativité chez lui ! L'Homme est donc nettement supérieur à l'animal ! Ceci dit, j'aime les animaux qui sont des créatures tout comme nous, et leur instinct me le rende bien ! GBizhous Pascale et bonne nuit !
Répondre
P
Claire, tu ne sais donc pas t’arrêter ?<br /> <br /> Et à présent, non seulement je n'ai rien compris, mais en plus je suis injuste.<br /> <br /> Je te rappelle que mon article n’abordait pas la religion. C’est toi qui en es venue à Dieu (qui est un sujet privé et très personnel). Alors oui, en effet, si j’avais été à ta place, je crois que je ne serais pas intervenue, et surtout pas avec ton insistance. D’autant que comme tu n’interviens pas sur tous mes articles, tu pouvais parfaitement zapper celui-là. De mon côté, jamais je ne crois avoir fait la moindre remarque (et encore moins désobligeante) sur la présence ostentatoire d’églises sur ton espace et pourtant, ce n'est pas du tout mon truc.<br /> <br /> De quoi parles tu quand tu dis que certains intellectuels « imposent » leurs idées.<br /> Les intellectuels et philosophes partagent ou ont partagé des idées auxquelles on adhère ou pas, mais ils n’imposent rien à ce que je sache. Les scientifiques quand à eux partagent leurs recherches puis des faits.<br /> <br /> Pour petit rappel d’une pensée imposée, et pas dans la douceur : L'Inquisition médiévale est introduite devant les tribunaux ecclésiastiques par le pape Innocent III en 1199. En février 1231, Grégoire IX publie la constitution Excommunicamus, qui prescrit la détention à vie pour les hérétiques repentis et la peine de mort pour les hérétiques obstinés. <br /> <br /> Ce qui me surprend, c’est que tu as d’emblée une posture de défense avec ces mots "contre ceux qui y croient" qui positionne le croyant comme victime d'une agression intellectuelle.<br /> <br /> Quels sont les mots que tu penses que j’aurai pu ne pas comprendre au fil de nos échanges, y compris dans ces dernières phrases ? : « j'ai lâché cette petite phrase que tu relèves, mais envers ceux qui, contrairement à toi, manquent de respect envers les croyants en niant l'existence du Créateur. Mais l'heure viendra où la Vérité se dévoilera aux yeux du monde ! » J’ai compris CE QUE TU AS ÉCRIS, sans la moindre ambigüité sois en certaine.<br /> <br /> Dans le bouddhisme, il n'existe pas de Dieu suprême, éternel et personnel qui aurait créé l'univers à partir de rien. Le Bouddha lui-même n'est pas un dieu, mais un être humain qui a atteint l'Éveil au travers ses expériences et qui enseigne la voie pour sortir de la souffrance.<br /> <br /> Mais de quoi pourrait tu m'en vouloir au final ? De ne pas croire en un dieu créateur ? De ne pas partager tes certitudes ? <br /> Je ne crois pas avoir tenu de propos qui justifie que tu puisses m'en vouloir contrairement à toi dans ton mépris des non croyants. Pour ma part je ne t’en veux pas, et tes idées ne changeront rien à ma vie. Cependant n’insiste plus, je ne lirai plus et ne répondrai plus ni par blog, ni par mail, ni par message privé. STOP !!!!!!<br /> <br /> Bonne continuation Claire.
C
Coucou Pascale, non, tu n'as pas compris mon dernier mot et j'en suis bien désolée car ma pensée n'est pas du tout ce que tu décris dans ton dernier message. Ce que je veux dire, c'est que certains intellectuels rejettent le Créateur en imposant certaines idées qui vont à l'encontre de la création et cela et donc contre ceux qui y croient. C'est tout ! Je ne connais pas le bouddhisme et je suis étonnée que les adeptes ne croient pas en un Créateur. Loin de moi de vouloir offenser, je désire juste partager. Ton message n'est donc pas le reflet du tout de ma pensée et donc ce que tu écris n'est pas juste. Le croyant partage par charité chrétienne et non par mépris envers des idées autres. Je suis donc désolée de voir que tu n'as pas compris le sens de mes lignes. Il aurait donc fallu que je ne réagisse pas à ton article, ce qui n'aurais pas été normal. Donc, nous ne sommes pas d'accord. Ceci dit, je ne t'en veux pas du tout. GBizhous.
P
Claire, vraiment, tu es incroyable !<br /> <br /> Mais enfin, ce sont justement avec ces propos que TOI tu finis par être méprisante, irrespectueuse et même condescendante envers ceux qui ne partagent pas tes convictions. Et en plus tu insistes malgré le fait de t'avoir dit ne pas vouloir continuer cette conversation qui n'a aucun sens. Ben non tu en rajoutes une petite couche, et pas des moindres !!!!<br /> <br /> D'une part, tu dis que nier l’existence d’un Créateur est un manque de respect envers les croyants. Pourtant, l’athéisme ou l’agnosticisme sont avant tout des positions philosophiques sur la réalité, pas une attaque personnelle. Si “ne pas croire” revient à insulter le croyant, alors on n’aurait plus le droit de penser différemment sans être perçu comme hostile. Cela revient à faire du non-croyant un coupable, simplement par ce qu’il pense.<br /> C'est insultant, c'est un manque de respect, du mépris, de l'intolérance et de la condamnation ! Si c'est ça croire au Créateur !<br /> <br /> Avec ton ton paternaliste et cette idée de “Vérité” absolue – comme quand tu écris “l’heure viendra où la Vérité se dévoilera” – tu te places au-dessus, intellectuellement et moralement. Avec cette majuscule à “Vérité”, on dirait que tu détiens une connaissance que je n’ai pas (et que tous les non croyants n'ont pas). C’est tellement condescendant car cela induit : “Tu as tort, tu ne le sais pas encore, mais un jour tu comprendras que j’avais raison". Une telle posture ferme toute possibilité de dialogue d’égal à égal. On n’échange plus, tu attends que je me soumette à une réalité que tu prophétises. C'est un trait souvent retrouvé dans les discours intégristes !<br /> Là encore c'est insultant, c'est un manque de respect, du mépris, de l'intolérance et de la condamnation !<br /> <br /> Et puis, il y a ce piège du “bon” contre le “mauvais” non-croyant. Quand tu écris “contrairement à toi”, tu dresses une distinction artificielle, un peu comme un compliment empoisonné. Tu me valides en tant qu’interlocuteur, mais pour mieux critiquer les non-croyants en général. Comme si je devais me désolidariser de mes convictions pour rester fréquentable à tes yeux.<br /> Toujours insultant, manque de respect, mépris, intolérance et condamnation !<br /> <br /> Pourtant, Claire, JE NE CROIS PAS EN UN CRÉATEUR – et je suis certaine que tu l’as très bien compris !<br /> <br /> Cette fois STOP, tu vas beaucoup trop loin !
C
Coucou Pascale, oui c'est dommage mais on n'arrivera effectivement pas à s'entendre sur ce point. Ne crois pas en tout cas, que c'était envers tes convictions que j'ai lâché cette petite phrase que tu relèves, mais envers ceux qui, contrairement à toi, manquent de respect envers les croyants en niant l'existence du Créateur. Mais l'heure viendra où la Vérité se dévoilera aux yeux du monde ! GBizhous et Bonne nuit Pascale !
P
Bonsoir Claire,<br /> Je suis en profond désaccord avec ta vision.<br /> - Confondre les faits biologiques de l'évolution avec une idéologie politique ou religieuse constitue une erreur fondamentale.<br /> - Nier notre parenté avec le reste du vivant ne nous "élève" pas, cela nous isole par orgueil et nous fait ignorer les réalités scientifiques prouvées. Or, pour moi, la grandeur de l'Homme réside justement dans sa capacité à comprendre sa place au sein de la nature, et non au-dessus d'elle.<br /> - L'Homme est un animal parmi les autres, et c'est précisément cette humilité biologique qui, selon moi, constitue le début de la sagesse et de la responsabilité.<br /> - L'évolution n'est pas un dogme : C'est une théorie prouvée par la génétique, l'anatomie comparée et la paléontologie.<br /> - L'évolution n'est pas non plus une échelle avec un "sommet", mais "un arbre" où chaque espèce est adaptée à son milieu.<br /> - Le "Darwinisme social" (utilisé par les régimes totalitaires) est une formation politique qui n'a rien à voir avec les travaux de Darwin.<br /> - Les témoignages de visions restent des expériences subjectives. En science, un "fait" doit être observable, mesurable et reproductible.<br /> Bien que ces récits similaires à celui dont tu parles soient nombreux, ils ne s'accompagnent généralement pas de preuves irréfutables que la science peut analyser. On peut donc argumenter qu'il s'agit d'un domaine de la croyance et non d'une démonstration logique et réelle.<br /> De plus, une personne catholique verra la Vierge Marie, tandis qu'une personne d'une autre culture aura des visions liées à ses propres divinités ou ancêtres. Si ces messages étaient des faits universels, ils ne devraient pas dépendre des connaissances religieuses préalables de ladite personne.<br /> Il me semble que tu confondes deux types de vérité distincts : la vérité de la foi qui est personnelle et spirituelle, et la vérité scientifique, qui est universelle et vérifiable. Il est tout à fait possible de respecter la dimension mystique d'une vie sans nécessairement l'utiliser comme preuve biologique pour placer l'espèce humaine au sommet d'une échelle de valeurs.<br /> Claire, je suis désolé, mais, d’une part, je pense que ta façon de voir la biologie et ton refus d'accepter les preuves scientifiques au profit de témoignages mystiques rendent toute discussion rationnelle impossible. D’autre part, tu ne parviendras pas à me convaincre avec ton prosélytisme religieux, je ne suis pas la bonne personne pour cela. <br /> Et puis ta phrase "si certains rabaissent notre nature, c'est pour nous persuader de l'absurdité de toute philosophie et de toute religion ! Mais ils peuvent tjrs causer !" est un manque de respect devant mes propres idées alors que je ne crois pas avoir manqué de respect dans ta foi. <br /> Par conséquent, je ne vais pas continuer cette conversation, car elle n'a finalement aucun sens.<br /> Bisous et bonne fin de journée.
C
Re-coucou Pascale, quand je disais qu'il y a bcp à dire sur le sujet ;+)) ! Je reviens pour dire que, si certains rabaissent notre nature, c'est pour nous persuader de l'absurdité de toute philosophie et de toute religion ! Mais ils peuvent tjrs causer ! L'Homme est le centre et le sommet de la vie car il est le seul doué de raison. Darwin a fait de l'Homme un "singe nu". Les dogmes, qui commandent toutes ses théories, sont un athéisme déguisé en loi biologique universelle ! Certains systèmes politiques (marxisme et nazisme) l'ont utilisée pour bâtir leur argumentation et en ont usé pour éliminer toute morale chrétienne et sagesse humaine. C'est toute l'Histoire des rapports de la biologie avec la politique ! Hier, les systèmes politiques utilisaient la Science pour devenir crédible. Puis, au non de la Science, se répand une morale tirée des moeurs animales (l'éthologie) ainsi qu'une politique copiée sur les lois des sociétés animales (la sociobiologie). Ils expliquent l'Homme par l'animal, le supérieur par l'inférieur. C'est la négation de l'individualité humaine et de la liberté. Comme je l'écrivais précédemment, ce qui manifeste le seuil infranchissable de l'animal à l'Homme, c'est le langage, comme expression de l'intelligence. Par sa raison et son langage, l'Homme est libéré de ses conditionnements biologiques. Il ordonne sa conduite et ses relations en fonction des buts qu'il se choisit. Rien à voir donc avec l'animal ! Pour finir, je te propose une vidéo qui retrace la vie d'une jeune fille ayant reçu des visites pendant 53 ans de la Vierge Marie et de Jésus. (La Vierge et le Christ se manifestent pour parler aux hommes et leur faire passer des messages et cela, de tout temps et aujourd'hui encore !). Il est évident qu'on ne peut comparer l'Homme à l'animal lorsqu'on découvre ces faits, par exemple et au milieu de tant d'autres ! GBizhous Pascale et Bonne soirée ! www.youtube.com/watch?v=NdKIKmOqcBw
P
Coucou Claire,<br /> <br /> Ta réponse est basée sur l’existence de Dieu Vs les athées. Alors pour te répondre de manière personnelle et sans jugement de valeur, bien qu’éduquée par des parents dans l’athéisme agnostique (différent de l’athéisme pur), dès l’âge de 16 ans, j’ai ressenti un besoin de spiritualité. Aussi, je me suis intéressée à toutes les religions (Christianisme, Hindouisme, Judaïsme, Islam, et Bouddhisme) afin de faire mon propre choix. C’est vers le Bouddhisme que je me suis finalement tournée puisque cela correspondait à mes convictions profondes.<br /> <br /> Les différences les plus fondamentales entre Christianisme (théiste) et Bouddhisme (non théiste) résident dans le fait que dans le Christianisme (religion de la relation avec un Créateur), l'humain est sauvé de ses péchés par sa foi en Jésus-Christ et le but est la vie éternelle en communion avec Dieu au Paradis. Dans le Bouddhisme qui est une voie de libération de la conscience, le but est l'extinction de la souffrance et la fin du cycle des renaissances ce à quoi on parvient par ses propres efforts (sagesse, éthique, méditation) et non par l'intervention d'une divinité. C’est aussi une philosophie qui accepte les avancées scientifiques. Par exemple le Dalaï-Lama a affirmé que si un jour, la science pouvait prouver que le cycle des renaissances était un leurre, le Bouddhisme acceptera cet état de fait ce à quoi j’adhère (toujours pas de preuve à ce jour malgré beaucoup de recherches sur ce sujet).<br /> Par conséquent, nous avons une vision diamétralement opposée spirituellement, y compris philosophiquement puisque la tienne repose sur le Créationnisme, la mienne sur l’évolutionnisme.<br /> <br /> Cependant, pour te répondre, cette vision théiste me semble ancrée dans une perspective anthropocentrique et dualiste qui sépare le corps de l'esprit – une tradition qui puise à la fois dans la pensée biblique et aristotélicienne. De mon côté, je m'appuie sur la science, sur les découvertes récentes en biologie de l'évolution, sur l’éthologie et la philosophie contemporaine. Nous avons donc forcément des différences de point de vue :<br /> <br /> - Sur la continuité biologique face à l'idée d'une rupture : les points que tu cites affirment une séparation "indiscutable" entre l'humain et les autres vertébrés. Pourtant, la science moderne nous montre surtout une continuité frappante. Nous partageons environ 98 % de notre ADN avec le chimpanzé. Nos fonctions cérébrales, même si elles sont plus développées au niveau du néocortex, reposent sur des structures communes à tous les mammifères, comme le système limbique ou le tronc cérébral. Comme le rappelait déjà Darwin, nos capacités ne sont pas sorties de nulle part : ce sont des versions plus élaborées de facultés qu'on retrouve chez d'autres animaux – la mémoire, la résolution de problèmes, ou même les émotions.<br /> <br /> - Sur le langage et la communication : l'idée que seul l'humain possède les organes du langage est techniquement très discutable. Certes, nous maîtrisons une syntaxe complexe, mais d'autres espèces utilisent des systèmes de communication sophistiqués que nous commençons seulement à décrypter grâce aux avancées scientifiques. On a vu par exemple des grands singes, comme la célèbre bonobo Kanzi, apprendre des centaines de symboles et comprendre des structures grammaticales humaines, idem avec les chiens d’ailleurs.<br /> <br /> Par rapport à ta phrase : "l'Homme est animal par tout un aspect de son comportement : boire, manger, marcher, construire son habitat, son agressivité, s'approprier des choses, sa sexualité. Mais son activité cérébrale lui impose à lui seul : pensées, volontés et altruisme pendant que la bête est muré en elle-même ". <br /> Ton postulat est donc que l'animal est une "machine" dénuée d'intériorité et que l'humain est le seul à posséder une conscience morale.<br /> Pourtant : <br /> - L'éthologie moderne prouve que l'altruisme n'est pas le propre de l'Homme. On observe des comportements de sacrifice et d'entraide chez de nombreux animaux comme j’en ai déjà parlé. Si l'altruisme existe chez l’animal, c'est que la frontière que tu traces est une illusion.<br /> - L'activité cérébrale humaine ne sort pas de nulle part : elle est le prolongement complexe de fonctions déjà présentes chez les autres mammifères. La pensée, la volonté et la conscience ne sont pas des 'ajouts' miraculeux, mais des outils de survie qui existent à différents degrés dans tout le règne animal.<br /> - Un animal qui exprime de la tristesse à la mort d'un congénère ou qui transmet une culture à ses petits n'est pas murée en elle-même. Elle interagit avec le monde et ses semblables avec une subjectivité que nous commençons à peine à décrypter.<br /> - Notre pensée et notre volonté servent souvent précisément à satisfaire nos instincts "animaux" (pouvoir, territoire, sexualité) de manière plus sophistiquée, mais pas forcément plus noble. L'Homme utilise souvent son cerveau pour rationaliser son agressivité, là où l'animal suit simplement sa nature.<br /> <br /> Quant à justifier la domination humaine par un mandat divin… On peut y opposer une réflexion éthique et écologique. Prenons le spécisme : c'est cette tendance à considérer les intérêts de notre espèce comme supérieurs, simplement parce que c'est la nôtre. Des philosophes comme Peter Singer défendent l'idée que c'est la capacité à souffrir – la sentience – qui devrait guider notre morale, et non la raison à elle seule. Et puis, croire que l'humain domine "inéluctablement" la nature est un leurre dangereux. L'effondrement actuel de la biodiversité nous rappelle cruellement que nous ne dominons pas la nature, nous en dépendons. Nous sommes en totale interdépendance. Vouloir nous extraire du règne animal est une illusion biologique qui, en fin de compte nous a poussé à détruire notre propre habitat.<br /> <br /> - Sur l'instinct et la liberté : tu dis que l'humain n'a à la naissance que l'instinct de succion. La psychologie évolutionniste nous montre pourtant que nous gardons de nombreux réflexes et comportements innés – la peur des prédateurs, l'attachement social, la détection des visages. Reconnaître notre part animale ne signifie pas renoncer à notre liberté ou à notre individualité. Bien au contraire : comprendre nos déterminismes biologiques est peut-être le premier pas pour s'en affranchir vraiment, plutôt que de faire comme s'ils n'existaient pas.<br /> <br /> Ton raisonnement repose sur l'idée que l'humain est "hors" de la nature. Le mien consiste à dire que cet exceptionnalisme humain est avant tout une construction culturelle et religieuse, qui ne résiste pas à l'observation des faits biologiques. La science moderne montre que l'altruisme, la planification et la conscience de soi existent chez de nombreuses espèces. L'Homme n'est pas une exception isolée, il est simplement sur un spectre de complexité. Prétendre que l'animal est une machine sans âme, c'est ignorer tout ce que nous avons appris sur le vivant depuis 50 ans. L'humain n'est pas un empire dans un empire, mais une branche singulière de l'arbre du vivant.<br /> <br /> Comme tu le dis, il y aurait encore beaucoup à dire et ma réponse est de nouveau très développée, mais en tout état de cause, nous savons toi et moi que nous ne pourrons nous rejoindre sur nos philosophies respectives.<br /> <br /> Gros bisous et bonne journée.
C
Coucou Pascale, Il est dit dans la Bible que Dieu créa l'homme et la femme, qu'Il les bénit et leur dit : "... dominez sur tout animal qui se meut sur la Terre". L'Homme domine le règne animal inéluctablement et c'est d'ailleurs une grande responsabilité ! L'Homme est un animal raisonnable, politique et religieux et c'est toute la différence avec les animaux, différence qui est refusée par les athées. C'est la négation de l'individualité humaine comme aussi de la liberté. Lorsque l'Homme nait, la tété est son seul instinct inné et machinal. Son cerveau, qui n'est qu'ébauché à la naissance, le rend capable d'être tout ouvert à l'apprentissage d'une série indéfinie de comportements. Le langage suppose un ensemble d'organes que seul possède l'Homme et qui l'aide à son développement cérébral en suivant la loi de sa conscience, soufflée par sa raison. Jusqu'à l'âge de 20 ans l'Homme est en développement constant. Il se forme en travaillant, il se structure, il se complexifie. Alors bien sûr, l'Homme est animal par tout un aspect de son comportement : boire, manger, marcher, construire son habitat, son agressivité, s'approprier des choses, sa sexualité. Mais son activité cérébrale lui impose à lui seul : pensées, volontés et altruisme pendant que la bête est muré en elle-même. Je conclurais en disant que, l'Homme doué du langage par lequel il peut s'isoler pour réfléchir, se sépare indiscutablement des grands vertébrés. Il y a de quoi dire sur le sujet, mais je m'arrête là ! GBizhous Pascale !
P
Bonjour Claire,<br /> <br /> J'ai bien compris ton point de vue, mais là, tu renies donc totalement toutes les recherches scientifiques qui prouvent le contraire de ce que tu avances.<br /> <br /> Nous avons une vision diamétralement opposée : toi la vision cartésienne (l'animal-machine) et moi la vision éthologique moderne (l'animal sensible et cognitif) scientifiquement démontrée et prouvée avec notre propre technologie comme l’IRM. (Cela dit, ce n’est pas une vision si moderne si tu vas lire mon article de ce matin).<br /> <br /> Tu affirmes : "l'animal ne se construit pas" ????? Tu sembles totalement convaincue mais tu balances donc à la corbeille toutes les avancées scientifiques dans ce domaine de recherches. Si les scientifiques et tous les documentaires qui sont à notre disposition de nos jours ne t'ont pas ouvert à une autre vision, ce n'est certainement pas moi qui vais y parvenir. <br /> Pourtant, tu sais parfaitement bien que concernant le potentiel intellectuel de l'Homme, il est loin d'être le même pour tout le monde.<br /> <br /> L’animal n’est pas qu’instinct", il apprend !!!!!! L'argument selon lequel l'animal "naît avec tout son bagage" est scientifiquement dépassé (deux exemples) :<br /> <br /> - L'ontogenèse (le développement) : Beaucoup d'animaux (mammifères, oiseaux) ont une période d'enfance où ils ne savent rien faire. Un lionceau, Lynx, Loup… ne sait pas chasser d'instinct, il doit l'apprendre par l'observation et la pratique.<br /> <br /> - La transmission : Si un animal n'était que génétique, son comportement serait identique partout. Or, on observe des cultures animales : des groupes de chimpanzés utilisent des outils différents pour une même tâche selon leur région. C'est de la transmission de savoir, pas de l'instinct.<br /> <br /> L'intelligence se définit souvent par la capacité à répondre de manière nouvelle à un problème inédit :<br /> <br /> - La résolution de problèmes : Face à un casse-tête (comme ceux posés aux corbeaux ou aux pieuvres), l'instinct ne sert à rien car la situation n'existe pas dans la nature. L'animal doit analyser, tester et déduire. C'est une forme de pensée abstraite.<br /> <br /> - La créativité : Les Bowerbirds (oiseaux jardiniers) décorent leurs nids avec une recherche esthétique (choix des couleurs, symétrie) qui dépasse le simple besoin biologique. C'est une forme de choix individuel.<br /> <br /> Le langage et la conscience : L'argument du langage comme barrière absolue est de plus en plus contesté :<br /> <br /> - Communication complexe : Les baleines ont des dialectes qui évoluent avec le temps (phénomène de mode). Les abeilles utilisent une syntaxe gestuelle pour indiquer des coordonnées précises. Ce n'est pas parce que NOUS ne comprenons pas leurs codes qu'ils n'existent pas !!!<br /> <br /> - La conscience de soi : Le test du miroir (réussi par les dauphins, les éléphants, les pies…) prouve que l'animal a une représentation de son propre "moi". Il n'est donc pas qu'un automate mené par ses gènes.<br /> <br /> Dire que l'Homme est donc "nettement supérieur" est un jugement de valeur, pas un fait biologique (et tu sembles d’ailleurs oublier que l’Homme EST un animal !!!!)<br /> <br /> - L'adaptation au milieu : Un humain dans le désert sans technologie meurt là où un dromadaire excelle. L'intelligence humaine est une spécialisation (comme la vitesse pour le guépard), mais elle n'est pas le sommet d'une pyramide. <br /> <br /> Par exemple, avec notre mode de vie, crois-tu être capable de survivre bien longtemps en cas de coupure générale d’eau et d’électricité sur la planète ? Les seuls humains qui sauraient survivre ne seraient certainement pas ceux que TU estimes être les plus évolués et donc les plus intelligents, mais justement, ceux qui vivent dans les conditions les plus "originelles ". Les plus évolués en revanche seraient les premiers à s’entretuer pour piller ce que possèdent les autres. Ce n’est pas une vue de mon esprit, car nous, humains, l’avons déjà démontré et en de nombreuses occasions. <br /> <br /> - La liberté : L'argument serait que l'humain est "libre". Pourtant, nous sommes nous aussi soumis à de nombreux déterminismes (biologiques, sociaux, hormonaux). La frontière entre "raison" et "pulsions" est souvent plus floue qu'on ne le pense (et je pourrais là encore te donner une foule d’exemples sur ce point précis). Et si nous sommes si intelligents, pourquoi nous sommes nous construits toutes ces prisons dont nous sommes devenus totalement dépendants ?<br /> <br /> Alors, si nous estimons que l'Homme a poussé la réflexion et le langage à un niveau unique (sommes-nous seulement capables de comprendre la réflexion et le langage des animaux pour en avoir une certitude ?), limiter l'animal à l'instinct, c'est ignorer toutes les découvertes faites par l’Homme justement : les animaux aussi apprennent, transmettent des cultures, et innovent face à l'inconnu. L'intelligence n'est pas une exclusivité humaine, c'est un spectre sur lequel chaque espèce se place selon ses besoins de survie. L'animal ne fait pas que "réagir", il agit aussi en fonction de son expérience personnelle. <br /> Je précise qu'en plus de mes années de photographie naturaliste et donc d'observation, que je fais partie de ces personnes qui ont passé une vie entière auprès des animaux (Chats, Chiens, Ânes, Furets, Rats, Lapins...), personnellement mais aussi professionnellement (Chevaux) et sans pour autant faire de l'anthropomorphe.<br /> <br /> Gros bisous et bonne journée.
A
tout d'abord je te remercie pour cet article très documenté. J'apprécie beaucoup Boris Cyrulnik dont les premiers livres concernaient l'éthologie. Pourquoi voulons nous toujours comparé notre intelligence avec les animaux, mais aussi avec les humains ? Pourquoi sommes nous si paradoxaux, aimons les gentils petits lapins ou les veaux, mais les mangeons le jour même. Nous devons nous nourrir c'est vrai mais pas nous surnourrir . Pour les fêtes ce qui me désolent souvent, est le fait de manger le plus d'aliments carnés ; entrée foie gras, crevettes, Saint Jacques, ensuite dinde, poularde, saumon, etc... C'est une tradition, se faire plaisir... et nous sommes intelligents, je ne sais pas. <br /> Bises
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P
Je partage tout a fait ta vision Andrée. <br /> Et oui, comme l'a chanté Alain souchon. <br /> "On aime les gens et on les tue : Pan ! <br /> Ah oui, vraiment, l'amour est amusant <br /> Les vaches qu'on aime, on les mange quand même <br /> Ah oui, vraiment, l'amour, c'est tout un système"<br /> Nous sommes "sans queue ni tête"<br /> Alors comme toi, si je ne remets pas en doute l'intelligence des autres animaux, je doute souvent de celle de l'animal humain.<br /> Bises et bonne fin de journée.<br />
F
Bonsoir Pascale,<br /> <br /> Ma mère dit souvent que c'est bête d'appeler les animaux les bêtes.<br /> <br /> L'argument de Voltaire est fondamental, d'autant plus que nous avons des ancêtres en commun, du patrimoine génétique en commun.<br /> Mon livre de chevet en ce moment est la voie des oiseaux de Jennifer Ackerman, et tout comme ton article il donne beaucoup de matière à réflexion.<br /> Il y a aussi un documentaire exceptionnel sur netflix, "la danse des oiseaux" qui est impressionnant.<br /> Beaucoup de profondeur à explorer avec l'éthologie et en retour cela apporte un nouvel angle de réflexion sur notre propre espèce. <br /> Nos moeurs se retrouvent facilement dans la diversité des modes de vie du vivant.<br /> La preuve étant que nos vies si éloignées de la nature ne rendent nos moeurs pas moins sauvages.<br /> <br /> Je pense que l'homme est capable de reconnaitre ce lien perdu entre nature et culture, et ce peu importe la tradition, il n'y a qu'à voir la troublante ressemblance entre une prière amérindienne de gratitude et le cantique de frère soleil de Saint François d'Assise.<br /> <br /> Merci pour ce bel article, généreux et pertinent.
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P
Bonjour Fabrice,<br /> <br /> Merci pour ce partage si profond et pour tes suggestions d'ouvrages. <br /> Je partage l'idée avec ta mère concernant le mot "bête", mot que je n'utilise d'ailleurs pas pour les mêmes raisons.<br /> Comme tu le soulignes avec Voltaire (et d'autres heureusement), refuser de voir l'intelligence et la sensibilité chez l'animal, c'est surtout refuser de voir ce qui nous lie à lui, et tout simplement refuser que nous appartenons au même règne. Et puis, c'est une forme d'aveuglement qui s'effondre dès que l'on s'intéresse de près à l'éthologie. <br /> La voie des oiseaux est effectivement un chef-d'œuvre. Jennifer Ackerman démontre que le "cerveau d'oiseau" n'est pas une insulte, loin de là, mais un miracle de miniaturisation et d'efficacité cognitive. <br /> Pour le documentaire "La danse des oiseaux", il illustre parfaitement ce que tu dis sur nos mœurs. En observant ces parades nuptiales si complexes, on ne peut s'empêcher d'y voir un reflet de nos propres rituels sociaux et de notre recherche de beauté. <br /> Le rapprochement entre la spiritualité amérindienne et Saint François d’Assise est assez judicieux. Il montre que, peu importe la latitude ou l'époque, l'humain qui s'arrête pour observer le vivant finit toujours par ressentir cette même gratitude universelle. <br /> C’est cette "matière à réflexion" qui peut permettre à ceux qui le recherche, de déconstruire cette barrière artificielle entre l'homme et la nature pour retrouver notre juste place au sein du vivant.<br /> <br /> Merci à toi pour ce partage.<br /> <br /> Bonne journée.
J
Merci pour cet article très détaillé qui nous fait prendre conscience qu'il existe des intelligences variées et multiples aussi bien chez les humains que chez les animaux, et qu'il n'y en pas une qui est supérieure aux autres! Bonne journée, Pascale.
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P
Avec plaisir, et je suis d'accord, pas une qui ne soit supérieure aux autres, nous sommes simplement différents.<br /> Bonne fin de journée Jean-Louis.
L
Bonsoir Pascale,<br /> Ton article est très intéressant. Je regarde souvent des doc animaliers et on y apprend des tas de choses intéressantes et étonnantes sur le comportement des animaux.<br /> Déjà si on prend la peine de les observer, on peut deviner qu'ils ont un cerveau capable de biens des choses incroyables mais encore faut-il savoir décoder leur langage qui est loin d'être le même que le nôtre. Je dirais qu'ils ont tous une grande capacité d'intelligence qui est propre à chaque espèce.<br /> Par contre, tu vois quand je lis qu'il peuvent ressentir le sentiment d'injustice, j'ai des doutes là dessus....je pense qu'ils éprouvent l'insatisfaction ou la frustration en tant que tel, on pourrait ajouter la jalousie dans la palette des sentiments.<br /> Il y a tant à dire sur le sujet, et c'est absolument passionnant.<br /> Les aimer, s'intéresser à eux, évoluer avec eux nous apprend beaucoup et nous prouve qu'ils sont loin d'être " bêtes " !!!<br /> Bisous du soir, bonsoir.
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L
Je te remercie pour toutes ces explications. Il y a en effet beaucoup de complexité dans le comportement émotionnel des animaux.<br /> Bisous et bonne soirée.
P
Bonjour Laurence,<br /> <br /> Je n'ai pas développé la totalité des sujets de recherches que j'ai effectuées sur cet article qui aurait été bien trop long, mais je peux en effet développer l'injustice avec quelques exemples.<br /> <br /> Les singes capucins : Le "scandale" du concombre<br /> C’est l’expérience la plus célèbre, menée par le primatologue Frans de Waal.<br /> Deux singes capucins sont placés dans des cages adjacentes. On leur demande d'accomplir une tâche simple (donner un caillou au chercheur).<br /> Pour le même effort, le premier singe reçoit un morceau de concombre (qu'il aime bien), tandis que le second reçoit un grain de raisin (qu'il adore).<br /> Dès que le premier singe voit son voisin recevoir un raisin pour le même travail, il s'énerve. Il refuse de manger son concombre, le jette parfois violemment au visage du chercheur et secoue les barreaux de sa cage. Il exprime clairement qu'il trouve la situation injuste.<br /> <br /> Deuxième exemple avec des chiens : La patte sans récompense.<br /> Une étude de l’Université de Vienne a montré que les chiens possèdent également une sensibilité à l'équité.<br /> On demande à deux chiens de "donner la patte". L'un reçoit une récompense (une friandise), l'autre ne reçoit rien du tout.<br /> Le chien "lésé" arrête de donner la patte beaucoup plus rapidement que s'il était seul. Il montre des signes de stress (se lèche les babines, détourne le regard) et refuse de coopérer avec l'humain qui favorise l'autre chien.<br /> Contrairement aux singes, les chiens ne se fâchent pas si l'autre reçoit une "meilleure" friandise (un morceau de viande vs un morceau de pain), ils se fâchent seulement s'ils ne reçoivent rien du tout.<br /> <br /> Un troisième exemple avec Les chimpanzés et le "Jeu de l'Ultimatum". Les chimpanzés vont encore plus loin : ils sont capables d'anticiper l'injustice et de la punir.<br /> Un chimpanzé doit proposer un partage de nourriture à un autre. Si le second accepte, les deux mangent. S'il refuse, personne ne mange.<br /> Les chimpanzés ont tendance à refuser les offres trop déséquilibrées (par exemple, si le premier veut garder 90% pour lui). Ils préfèrent ne rien manger du tout plutôt que d'accepter un partage qu'ils jugent injuste. C'est une forme de punition altruiste : ils perdent de la nourriture pour "apprendre" à l'autre à être plus juste la prochaine fois.<br /> <br /> Et même plus personnellement j'ai plusieurs exemples en tête avec mes Chiens ou avec mes Chevaux. Par exemple quand Gampo s'est fait opérer des ligaments croisés, qu'il avait interdiction de balade et que nous sortions Loo malgré tout. Il nous montrait clairement qu'il sentait l'injustice (et ce n'était pas de la jalousie). Après pour faire ce constat, il faut que nos animaux soient au moins deux.<br /> Cela dit, idem quand nous avons eu la nécessité de le laisser 5 jours en cliniques vétérinaire pour une piroplasmose. La véto à même été très surprise de son comportement pour nous signifier son sentiment d'injustice. On s'est franchement fait "engueuler".<br /> <br /> Ces comportements prouvent que la notion de "juste" et d' "injuste" n'est pas une invention humaine culturelle et n'est pas l'apanage de notre espèce. Pour vivre en groupe et chasser ensemble, les animaux doivent pouvoir s'assurer que personne ne "triche" ou ne profite indûment des efforts des autres. C'est l'injustice qui provoque chez l'animal une émotion de colère ou de frustration qui sert à maintenir l'équilibre social du groupe (un peu pareil avec l'humain non ;-)<br /> <br /> Après, chacun a ses propres convictions et ce sont ces convictions qui forgent notre relation avec nos animaux. Personnellement, je suis convaincue sur ce qui concerne les émotions, d'une part que les animaux n'ont rien à nous envier, et d'autre part, qu'ils ne trichent pas et sont certainement bien plus sincères que les humains. Les nombreux animaux qui ont partagé nos vies (Chiens, Chats, Furets, Chevaux, Ânes, Rats, Lapins) ont tous appuyé ces convictions pour en faire des certitudes.<br /> <br /> En parlant d'injustice, et justement parce que je le trouve injuste, ce mot "bête", qui signifie "Tout être animé, à l'exception de l'être humain" et "Qui manque d'intelligence, de jugement" est un mot que je me refuse à utiliser.<br /> <br /> Bisous, et caresses à Vasco.<br /> Bon dimanche.
E
Merci pour cet article très intéressant et bien expliqué<br /> bravo pour ce travail auquel j'adhère par le vécu avec mes animaux et/ou observations diverses dans la nature.<br /> bonne soirée Pascale
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P
Avec plaisir et merci.<br /> Bonne soirée à vous deux également.
M
Merci Pascale pour ce très intéressant article sur l'intelligence des animaux, j'ai bien aimé et je suis aussi convaincue qu'elle existe, il n'y a qu'à voir certains reportages animaliers qui le prouve! <br /> Très bon week-end Pascale! La neige tombe depuis hier soir en continue chez nous, de quoi me rendre heureuse!;-)
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P
Avec plaisir Monique.<br /> Ici, la neige nous a frôlé, mais elle n'est plus d'actualité avec le gros redoux.<br /> Profite bien et nous aussi par la même occasion avec tes belles photos ;-)<br /> Bon weekend également.
L
Un article très intérressant et bien sûr que l'intelligence existe chez les animaux!!<br /> Parfois on est très impressionné par leur comportement.<br /> Bisous et douce soirée
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P
Merci Nelly.<br /> Tout le monde n'est pas aussi convaincu que toi ou moi.<br /> Bisous et bon weekend.
E
Ton article est très intéressant et avant de te répondre, je voulais pouvoir le lire encore..<br /> Je le pense depuis longtemps que les animaux sont plus intelligent que nous dans certaines situations et surtout qu'ils ne leur manquent que la parole.<br /> Nous avons beaucoup à apprendre pour qui sait prendre le temps de regarder évoluer les animaux.<br /> Merci pour ce bel article qui me conforte dans mes idées...<br /> Bonne fin de semaine.<br /> Bisous
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P
Merci Erika, ravie que tu aies apprécié.<br /> Ce n'est même pas qu'il ne leur manque la parole, c'est simplement que nous humains, ne savons pas les comprendre et que comme nous avons un égo démesuré, si nous ne savons pas comprendre, c'est forcément qu'ils ne savent pas communiquer.<br /> Oui, nous avons encore beaucoup de choses à apprendre d'eux !<br /> Bisous et bon weekend.
C
bonsoir<br /> quel article !! on se sent petit ! quelque chose m'a vraiment surprise c'est l'épouillage, je ne pensais pas qu'il avait cet aspect "social", j'ai vu récemment des macaques et cet article m'a fait penser à eux ! un article à lire et à relire pour moi qui aime et respecte le monde animal !
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P
Bonjour Francette,<br /> Merci pour mon article, je suis ravie que tu aies apprécié.<br /> Bonne journée.
P
Les comportements des animaux sont souvent très surprenants, émouvants, au vu de nombreux reportages qu'on peut voir et des exemples que tu transmets...<br /> à propos des chats, nous avons un exemple....à la mort d'un de nos chats, il a été enterré dans le jardin...le second n'a pas vu cette séquence...quand il est sorti ensuite, il est allé se coucher exactement à l'endroit où on avait mis son copain, il y est resté 1 heure et n'y est plus jamais retourné !!<br /> Bonne soirée
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P
J'ai toujours vécu avec des animaux, et souvent en grand nombre, et sans faire le moindre anthropomorphisme, je me demande comment on peut encore douter...<br /> Je ne suis pas surprise du tout par ce que tu racontes.<br /> Bonne journée.
S
très bel article... j applaudis à tout rompre... il n y a guère que l homo sapiens qui soit assez bête pour croire qu il est le seul à avoir un cerveau qui fonctionne... et j oserais dire que c est sans doute l animal qui l utilise le plus mal... gros bisous
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P
Merci Chris,<br /> Heureusement, pas tous !!!!<br /> Et pour ce qui est de l'animal qui l'utilise le plus mal, je te rejoins ;-)<br /> Gros bisous et bonne journée.
R
I very much enjoyed reading this artile. I have always known animals of all kinds to be very intelligent and can exhibit emotions. I look at how they care for their young, On my bird feeder I see males feeding females, and adults feeding young. thank you for sharing these insights. Have a wonderful day. HUGS
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P
Hi Ruthie,<br /> Thank you, that's kind of you.<br /> I admit I find it hard to understand how some people can still be convinced of the opposite.<br /> Have a Wonderful day too. Hugs.
M
Bonjour Pascale,<br /> Ton article semble plutôt exhaustif. J'étais au courant de certaines choses mais pas de tout, loin de là.<br /> Il nous amène aussi à nous poser des questions sur las animaux mais aussi sur nous.<br /> Bises.<br /> Bon après-midi,<br /> Mo
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P
Bonjour Monique,<br /> C'est certain, car dès lors qu'on parvient à admettre l'argument physiologique de Voltaire : "Si un animal possède les mêmes organes sensoriels, les mêmes nerfs et le même système nerveux qu'un humain, il est illogique de penser que la nature a créé ces «ressorts du sentiment» pour qu'ils ne ressentent rien". <br /> De fait arrivent de grands questionnements sur le comportement humain vis à vis des autres espèces animales.<br /> Bises et bonne journée.
C
Bonjour Pascale<br /> Un sujet que tu développes longuement et qui interpelle quelque peu. Heureusement, tu nous donnes de nombreux exemples où les animaux montres de l'intelligence et des émotions dans leur comportement soit entre eux, soit avec d'autres espèces animales. J'ai aimé lire (lentement) ce sujet ardu.<br /> Bises montagnardes
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P
Bonjour Christian,<br /> C'est sûr, depuis toujours (et même encore maintenant à mon grand désespoir) il y a deux visions par rapport à ce sujet. <br /> N'étant Cartésienne à aucun niveau, le sujet de l'intelligence et des émotions des animaux n'a pas fait exception. <br /> Bises et bonne journée.
N
Ton article est saisissant de vérité. <br /> Fort instructif.la nature est aussi bien faite pour nous et les animaux ,il suffit de se pencher sur les comportements. <br /> Bonne journée <br /> Bises
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P
Merci Nicole, c'est gentil.<br /> C'est ça, de l'attention, de l'observation, et on ne peut plus nier l'évidence.<br /> Bises et bonne soirée.
P
Coucou Pascale,<br /> Voilà un article très détaillé et fort intéressant. A lire doucement pour en extraire toutes ces idées.<br /> Lorsque l'on aime et que l'on observe les animaux on voit bien cette intelligence et je dirais aussi ce bon sens. (ce bon sens d'ailleurs manque souvent à l'humain).<br /> Jusqu'à peu on nous a tellement dit la supériorité de l'humain sur l'animal. D'ailleurs bien des gens le pense encore surtout dans certaines religions. Les animaux font preuve d'une grande capacité tant dans la mémoire, que dans l'orientation. Ils ont aussi une grande adaptation ce qui me fait dire que malgré les changements climatiques ils pourront s'en sortir. Bien sûr ils communiquent et ont des émotions.<br /> L'importance est de respecter leur bien être.<br /> Je parle souvent à mes animaux à ceux que je rencontre qui ne sont pas les miens ou encore à l'état sauvage. Je parle même à mes tortues. Bon, elles ne doivent pas me comprendre mais je sais qu'elles reconnaissent ma voix. Elles viennent vers moi et sont paisibles. Je parle aussi à mes oiseaux qui eux me répondent. <br /> Bien sûr il est important de ne pas faire d'anthropomorphisme qui est néfaste pour l'animal. C'est un non respect de l'espèce et leur mode de vie. Aimer ce n'est pas assouvir et en faire un bébé. C'est ridicule voire méchant.<br /> Bon, je me sauve mais je vais revenir lire ton article. Il fait moins froid (hier tout de même -11°) mais la neige tombe à gros flocon. (J'adore)<br /> Belle journée à vous deux. Bises et des caresses à ton Gus.
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P
Coucou Élisa,<br /> Ce n'est pas grave, on s'en est remises n'est-ce pas ;-)<br /> De mon côté je me sentais tellement différente quand les copines voulaient jouer à la maitresse et que moi je cherchais les petites bêtes dans la nature pour pouvoir les observer.<br /> Sympa la religieuse incapable de comprendre ton chagrin !!!! <br /> Tu as tout à fait raison d'aborder ce sujet de la religion, mais il y a tout de même de grosses nuances entre elles et aussi, certains pratiquants restent dans un aspect superficiel des textes.<br /> Pour le Judaïsme, le Christianisme et l'Islam, l'être humain occupe une place particulière dans la Création, souvent décrite comme une forme de "supériorité" hiérarchique, mais assortie d'un devoir de "gestion" (cette partie des textes disant que l'homme est le gardien de la Création et doit rendre des comptes à Dieu sur la manière dont il traite les animaux est souvent mise un peu de côté). Le livre de la Genèse mentionne que l'homme doit "dominer" sur les animaux. Historiquement, cela a souvent été interprété comme un droit d'usage (nourriture, travail, transport).<br /> Le Coran stipule que Dieu a assujetti la nature et les animaux aux êtres humains pour leurs besoins (vêtements, nourriture, transport). Mais cette "soumission" de la nature est un don divin qui doit imposer le respect. La tradition prophétique contient de nombreux avertissements contre la cruauté envers les animaux (mais j'y vois quelques paradoxes avec les moutons sacrifiés pour l'Aid-kébir par exemple et idem avec l'agneau pascal. Des sacrifices au nom d'un Dieu, j'avoue que cela me dépasse). <br /> Pour les religions d'Asie (Hindouisme, Bouddhisme, Jaïnisme) la perspective est très différente. L'idée de "service" rendu à l'Homme laisse place à une vision de continuité entre les espèces comme la réincarnation : Comme les âmes peuvent transmigrer d'une forme humaine à une forme animale (et inversement), l'animal n'est pas un "outil", mais un être sensible qui traverse son propre cycle karmique. Il y a aussi Ahimsa, la non-violence, principe fondamental qui interdit de nuire aux êtres vivants. Dans le jaïnisme, par exemple, on évite même de marcher sur des insectes, car chaque vie a une valeur intrinsèque.<br /> Enfin, pour beaucoup de peuples autochtones et animistes (en Amérique du Nord ou en Afrique), les animaux sont souvent considérés comme des "frères" ou des "nations" à part entière.<br /> Je ne saurais pas vraiment dire si les choses ont changé car en faisant quelques recherches, on constate il y a un gros "boum" des baptêmes d'adultes avec, depuis deux ou trois ans, des chiffres records de conversions dans l'Église catholique. Il y a aussi une poussée du protestantisme évangélique, avec beaucoup de jeunes qui se convertissent (manifestement une relation de cause a effet avec Notre Dame de Paris)<br /> Merci pour cet échange intéressant/<br /> Bisous et bonne journée Élisa.
P
Re coucou,<br /> Tout comme toi, je suis passée pour une illuminée pour mon amour des animaux. Toute petite je ne collectionnais que les images les timbres et les cartes d'animaux. Ce qui m'a le plus marqué à été la mort d'une petite chatte. Je devais avoir 8 ans 1/2 et j'étais déjà pensionnaire chez des religieuses. Le samedi soir je sortais jusqu'au lundi matin. Dans la nuit du samedi au dimanche la chatte est passée sous les roues d'une voiture. Cela a été traumatisant et lorsque j'ai retrouvé la pension le lundi je pleurais toujours à ne pas pouvoir suivre la classe. Je me souviens d'une religieuse me sermonnant et me disant que mon amour pour un chat écrasé était tout à fait déplacé et que je n'avais pas la foi Chrétienne et que je devais me confesser.<br /> Beaucoup de religieux ou des gens très croyants voyaient les animaux comme une sous espèce. <br /> Je pense que les choses ont pu changer (un peu) à présent. <br /> Bisous Pascale
P
Coucou Élisa,<br /> Merci, c'est très gentil. Ravie que tu aies apprécié.<br /> Je souris en te lisant car je partage totalement cet avis.<br /> Je suis longtemps passée pour une illuminée avec mes convictions (et même mes certitudes dans ce domaine). A présent, les scientifiques donnent d'excellents arguments, y compris grâce aux IRM. Cela dit, malgré cela, tout le monde n'adhère toujours pas forcément.<br /> Avec les changements climatiques, oui, certains animaux s'adapteront mais malheureusement pas tous. Ceux qui sont dépendants des banquises par exemple (Ours blancs, Manchots empereurs...) risquent malheureusement fort de disparaître à très court terme.<br /> Je fais aussi partie de ces gens qui parlent aux animaux quels qu'ils soient, et je suis certaine que c'est très important car ils ressentent beaucoup par la voix la profondeur de nos intentions à leur égard.<br /> Ni anthropomorphisme ni anthropodéni. Les extrêmes sont toujours dangereuses. Comme tu le dis, simplement de l'amour et du respect.<br /> Idem ici aussi, un bon redoux, les abreuvoirs restent en eau libre depuis hier. Pas de neige ici en revanche ;-(<br /> Caresses transmises à mon petit clown de Gus qui invente n'importe quoi pour nous faire rire.<br /> Bises et bonne soirée.<br />
M
Merci pour ces recherches, ce que tu expliques ici est très intéressant, Pascale<br /> Plusieurs fois j'ai assisté lors de la mort de vieux chevaux à une sorte d'adieu, de recueillement de la part de plus jeunes, restant longuement à l'endroit où ils étaient décédés, reniflant le sol et allant jusqu'à la barrière, revenant, nous regardant, comme cherchant le corps... Cela m'a bouleversé !
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P
Merci Marine, c'est très gentil.<br /> Tu as raison, les équidés vivent aussi profondément la perte de leur congénère. <br /> Bonne soirée.
A
Bonjour Pascale, <br /> Merci pour cet article particulièrement fourni et nous donnant à réfléchir sur le comportement des animaux. Il est évident que tous sont dotés d'une intelligence spécifique à leur espèce et adaptée à divers types de comportements. Il serait fou de croire qu'ils sont dénués de quelque sens de la réflexion que ce soit. Je n'ai qu'à observer mon chat pour comprendre comment justement il sait se faire comprendre quand il veut telle ou telle chose. Meme mes poissons (des cichlidés) savent où je leur mets de la nourriture et quand... <br /> Bises.
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P
Bonsoir Albert,<br /> Il faudrait que tout le monde partage un moment de vie avec un animal, cela leur permettrait peut-être de comprendre certaines choses.<br /> Merci à toi.<br /> Bises.