Butor étoilé
Botaurus stellaris - Eurasian Bittern
Descripteur : Linnaeus, 1758
Ordre : Pélécaniformes
Famille : Ardéidés
Genre : Botaurus
Espèce : stellaris
Biométrie Taille : 80 cm
Envergure : 125 à 135 cm
Poids : 900 à 1100 g
Longévité : 11 ans
Ce Héron fait partie des 9 Hérons présents sur le territoire français avec : Le Héron cendré, le Héron pourpré, la grande aigrette, l'Aigrette garzette, le Héron Garde-boeufs, le Crabier chevelu, le Bihoreau gris, et le Blongios nain. Ces 9 Hérons sont visibles en Camargue avec des populations plus ou moins denses selon l'espèce.
Le Butor étoilé (Botaurus stellaris) est un héron robuste de couleur brun chamois au cou épais qui apprécie les zones humides et les marais riches en roseaux où il aime se dissimuler, parfaitement immobile et le cou dressé vers le ciel.
Sa robe le camoufle parfaitement dans son environnement et il est alors quasiment impossible à distinguer.
Extrêmement farouche, sa présence est davantage révélée par ses cris territoriaux qui font penser à une corne de brume. C'est d'ailleurs par ses cris si particuliers que j'arrive à le repérer, souvent sans le voir, et "le plus facilement" en plein hiver en période de gel rares et courtes en Camargue, où il se met en bordure des roselières (mais pas tous les ans, il ne faut pas rêver non plus). Il m'est arrivé de me trouver juste à côté de l'un d'eux sans le voir et qu'il s'envole sous mon nez sans avoir le temps de réagir avant même qu'il ne retourne dans son biotope.
Les photos sont loin d'être bonnes car quand j'ai la chance de l'apercevoir de loin, je ne m'aventure plus au pas de trop et je suis dans la précipitation pour la MAP de crainte de le rater. Elles ont juste le mérite d'exister 😁
Habitat & répartition : Marais, étangs, lacs et marécages riches en roseaux. Il est surtout présent le long du littoral de Méditerranée (essentiellement en Camargue et Petite Camargue ou il est sédentaire), en Loire Atlantique et dans le Nord et le Nord-Est de la France. Il est également présent dans la plupart des pays européens. Sédentaire en Europe de l'Ouest et du Sud, il va par contre migrer s'il vit plus au Nord pour éviter les longues périodes de gel.
Reproduction : En Avril-Mai, la femelle pond 5 à 6 oeufs sur un nid en plate-forme au milieu des roseaux. Après 25 à 27 jours de couvaison par la femelle, les petits éclosent et sont nourris pendant 8 semaines avant de prendre leur indépendance.
Régime alimentaire : Le butor étoilé se nourrit de grenouilles, batraciens, insectes, larves, têtards et petits poissons qu'il transperce habilement de son bec.
Il n'y a pas de dimorphisme sexuel. Le mâle est simplement plus grand que la femelle. Le juvénile est très semblable à l'adulte. Le noir de la tête est plutôt brun, l'oeil plus pâle et les motifs du plumage moins bien définis.
Statut de sauvegarde à l'état sauvage : Vulnérable Le butor étoilé est une espèce en voie de disparition. Hors ses régions de prédilection, il est aussi présent sur d'autres zones géographiques mais en nombre si faible qu'il y est considéré "En Danger d'Extinction" comme par exemple dans le Centre ou les Pays de la Loire.
En Camargue : C'est à La Capelière et au Salin de badon qu'avec beaucoup de chance on peut encore observer le Butor étoilé ainsi que le Blongios nain, le Héron pourpré ou la Talève sultane.
Avec moins de 100 mâles chanteurs dénombrés en France, le Butor étoilé est classé vulnérable sur la liste rouge des oiseaux nicheurs. On en dénombrait 500 dans les années 1970 et encore 300 au début des années 2010. L’espèce pâtit globalement d’un manque d’eau dans son habitat principal, la roselière, ce qui entraîne deux conséquences négatives pour sa reproduction. D’une part, il dissuade l’installation de l’espèce lorsque les niveaux sont trop bas.
En cours de nidification, le manque d’eau augmente les risques de prédation dans la mesure où la femelle, qui couve et élève seule ses poussins, est contrainte d'aller plus loin pour trouver de quoi les nourrir. D’autre part, le déficit en eau transforme l’habitat. Les roselières s’assèchent et s’atterrissent, c’est-à-dire évoluent plus rapidement vers un autre milieu.
Ce constat est aggravé par les effets du changement climatique.
Une gestion anthropique de la roselière et des niveaux d’eau est donc indispensable pour maintenir la capacité d’accueil de l’avifaune paludicole et plus particulièrement, du Butor étoilé. Face à l’accélération de son déclin, la rédaction d’un 2e plan national d’actions a été initiée et confiée à la LPO sous la coordination de la DREAL Pays de la Loire. Sa publication était attendue pour fin 2025.
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