Flamant nain - Phoenicopterus minor (Phoenicoptériformes)
Après six semaines de voyage en Land-rover, sous une châleur accablante (50° au bas mot)
et surveillés de près par une tribue Masaïs à l'oeil inquisiteur.
Après avoir été dévorés par les moustiques et attaqués par une harde de crocodiles affamés,
les visages griffés au sang après une lutte sans merci avec les mouches Tsé-Tsé.
Puis après quatre nuits d'affût au bord du Lac Natron au nord de la Tanzanie,
Nous avons enfin pu approcher les Flamants nains sauvages en rampant dans une boue brûlante et visqueuse !!!!!!
Nous avons dû abandonner la Land-Rover dans les sables mouvants, enlisée jusqu'aux rétro-viseurs.
Le chauffeur s'est malheureusement noyé dans d'horribles souffrances, mais j'ai tout de même réussi à sauver les chips !
Et comme déssert, on a pris une petite glace pour ne pas rester sur une mauvaise impression !
Ca fait de bons souvenirs tout de même, et rien que pour la glace, ça vaut le déplacement !!!!!!!
Bon trève de plaisanterie, je me trouvais au Parc Ornitho du Pont de Gau, bien sûr !
Pas d'affût, pas de longs moments dans l'immobilité sous une grosse chaleur, ni dans le froid d'ailleurs...
Pas de transport de matériel de camouflage... non, rien de tout cela.
La seule chose véridique... ce sont les moustiques ! C'est moins exotique !
Mais on peut toujours se faire un film non ? ![]()
On est tous capables d'avoir l'imagination fertile... si on veut !
Ce magnifique Flamant Nain (il est en effet plus petit que le Flamant rose - Phoenicopterus roseus),
fréquente depuis quelque temps le parc Ornithologique du Pont de Gau.
Il se trouve généralement sur l'îlot de prédilection des Flamants juvéniles et près du site de
nidifications des mouettes rieuses et mélanocéphales.
Souvent isolé des autres flamants, il circule, présent parfois quelques jours, puis disparaît pour revenir quelques jours plus tard.
Les raisons de sa présence dans le parc sont totalement incertaines.
Je vous présenterai je l'espère d'autres photos prochainement.
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Il se rencontre depuis l’Afrique (principalement dans la grande vallée du Rift) jusqu’en Inde. C’est le plus petit et le plus nombreux des flamants, comptant probablement jusqu’à un ou deux millions et demi d’individus.
Son principal lieu de reproduction est le lac Natron en Tanzanie, où le pH élevé de l'eau rend difficile l'approche des prédateurs.
Comme tous les flamants, il pond un unique œuf blanc crayeux sur un amas de boue. Son plumage est en majeure partie blanc rosâtre.
La différence la plus nette avec le Flamant rose, la seule autre espèce vivant dans l’Ancien Monde, est la couleur du bec et des yeux.
La différence de taille n’est évidente que si les deux espèces sont côte à côte, d’autant plus que dans chaque espèce il existe aussi
une différence de taille entre les sexes.
Le Flamant nain se nourrit principalement d’une cyanobactérie (Arthrospira platensis, syn. Arthrospira fusiformis, Spirulina platensis),
spiruline qui ne se développe que dans les lacs très alcalins. Le Lac Natron est connu pour ses eaux chaudes et alcalines.
Le bec épais de l'oiseau est spécialisé pour saisir des aliments de taille minuscule. La consommation journalière d'un adulte est
d'environ de 72 g de matière sèche de cyanobactéries, principalement A. fusiformis.
Les populations de flamants nains de deux lacs essentiels d’Afrique de l’Est, Nakuru et Bogoria, ont été affectées ces dernières
années par un empoisonnement qui pourrait être dû aux toxines de cyanobactéries, aux métaux lourds et aux pesticides.







