Mante testacée - Ameles decolor femelle prète à pondre...
Parce qu'en plus, toutes les Mantes ne sont pas... religieuses !!!!! ![]()
Elles sont vraiment amusantes, et ne semblent pas réellement inquiètes de la présence de mon objectif.
Un petit coup de patte si je m'approche de trop près, mais elles sont autant dans l'observation que je ne le suis moi-même.

Les dictyoptères (Dictyoptera) forment un super-ordre d'insecte. Il a longtemps été divisé en trois, les blatoptères (cafards, blattes ou cancrelats), les mantoptères (mantes) et les isoptères (termites) en raison de leurs grandes différences d'aspects, mais divers caractères : pièces buccales de type broyeur, tarse de 5 articles, aile antérieur en élytre, aile postérieure membraneuse repliable, pièces de cerques articulés et confection d'une oothèque (sauf chez les termites) ont justifié leur regroupement au sein d'un même super-ordre composé de 3 ordres. Il n'existe en 2011 que deux ordres au sein de Dictyoptera : Blattodea et Mantodea, Isoptera ayant été intégrée au sein de Blattodea.

Suite à mes précédentes publications de mantes, et aux commentaires à son sujet, je tenais à parler de cette idée reçue que nous nous faisons bien souvent (moi la première) concernant ces animaux fascinants. Nous lui avons fait à tort une bien mauvaise réputation qui s'est répandue comme une trainée de poudre... au même titre que les loups mangeurs d'hommes.
Non, la mante n'est pas la "tueuse en série" qu'on veut bien décrire !!!
Ce qui lui a donné cette bien sordide image, c'est que les naturalistes organisent des accouplements en laboratoire, dans des conditions bien différentes du réel. En effet, la femelle a besoin de manger après un accouplement et dans un laboratoire elle est souvent seule avec le mâle dans le vivarium, c'est pourquoi ce sera lui la victime de ses besoins alimentaires, car ne disposant pas de la nourriture nécessaire à proximité, elle n'a alors pas d'autre choix que dévorer le mâle..
Sur trente accouplements filmés dans la nature, un seul s'est achevé par une scène de cannibalisme.
De plus, les rares fois où elle se livre à ce cannibalisme dans la nature, c'est souvent avec l'assentiment de son partenaire. Celui-ci, aussi faible que la femelle, se sacrifie pour nourrir la mère de ses futurs enfants quand les proies sont rares, ce qui lui donne une chance de parvenir à assurer sa descendance.
Dans la nature, elle trouve souvent la nourriture nécessaire à proximité et laisse repartir le mâle librement.
Si elle dévorait systématiquement le mâle après l'accouplement, l'espèce aurait disparu depuis bien longtemps.



Celle-ci m'a donné du fil à retordre.
Mimétisme étonnant, elle se fondait totalement dans son environnement.