La perversité animaux vs humains : conclusion (4/4)

par PascaleMD  -  3 Juin 2026, 19:00  -  #Sensibilité et émotions animale, #Intelligence animale, #Perversité ou pas ?

Faire une conclusion sur un tel sujet n'est pas si facile, mais je vais tenter de m'y essayer.

Il existe un comportement très spécifique qui remet l'humain à sa place au sein du règne vivant.

C'est une forme de paradoxe typiquement humain : nous sommes la seule espèce capable de théoriser la "morale" ou la "bienveillance"
(et d'en faire un étendard culturel) tout en étant les seuls à avoir industrialisé la mort à une échelle globale.

 

Élevage de Vaches - Image GREENPEACE



Cet état de fait soulève des points essentiels sur la différence entre notre violence et celle des animaux.


L'élevage intensif (faire naître pour tuer) illustre une forme de violence froide et déconnectée.

 

Élevage de volailles - Image Wikipedia



Chez l'animal, la mise à mort est directe, souvent dictée par la faim ou la défense.

Elle s'inscrit dans un cycle biologique immédiat.

 

Image Web



Chez l'humain, la "perversité" peut parfois se nicher dans cette capacité à traiter le vivant comme une simple ressource inerte,
en faisant totalement abstraction de la souffrance.

 

Image Web - Les souffrances des poissons dans l’aquaculture


Les zones d'ombre de l'intelligence animale.

 

Nous commençons à peine à entrevoir la complexité émotionnelle des animaux. L'éthologie moderne montre que :

La culture animale existe : Les Orques, les Chimpanzés, les Éléphants, les Cétacés... par exemple transmettent des savoirs, mais aussi des
traditions sociales. Si la culture existe, alors des formes de "vices" ou de "vertus" sociales propres à leur espèce existent probablement aussi, sans que nous ayons les codes pour les comprendre.

 

Image National Géographic


 

- La sensibilité (sentience) : La science reconnaît désormais que la plupart des animaux ressentent des émotions complexes (deuil, empathie, traumatisme...). Cela signifie que leur violence n'est pas "mécanique", elle est vécue, ressentie. Les animaux ne sont donc pas enfermés dans un instinct.
 

C'est ici que nous pointons du doigt le basculement majeur de l'éthologie contemporaine : si un animal ressent, alors il n'est plus une machine biologique, mais un sujet. Dire qu'un animal est "enfermé dans son instinct" revient à dire qu'il ne fait qu'exécuter un programme
informatique. Or, la reconnaissance de la sentience change tout  !

 

C'est donc la fin de "l'animal-machine".

 

Si un animal peut vivre un traumatisme, cela signifie que son passé influence son présent au-delà de ses gènes.

Un Chien qui a été maltraité ne réagit pas seulement par "instinct de survie", il porte une blessure émotionnelle qui modifie son caractère.

L'instinct est une base, mais le vécu individuel vient sculpter le comportement.

 

Image Web


 

La capacité de choix et d'inhibition.

 

L'empathie est la preuve la plus flagrante que l'instinct n'est pas une prison.

Ainsi, on observe :


 



- L'altruisme interspécifique : Un Dauphin qui aide un humain à regagner le rivage, une Chatte qui adopte des Canetons ou une Lionne qui adopte un bébé Gazelle. Absolument rien dans leur instinct ne les y oblige ! Il s'agit d'une réponse émotionnelle immédiate à la détresse d'un autre être vivant.
 

- L'inhibition de l'agression : Un Chien ou un Loup dominant qui "fait semblant" de perdre contre un Chiot pour l'encourager à jouer.
Ici, l'adulte choisit consciemment de ne pas suivre son instinct de domination pour privilégier un lien social.

 

L'intelligence adaptative :

 

Image Web



L'instinct est rigide, alors que l'émotion et l'intelligence sont fluides, ouverts.

Les animaux capables de résoudre des problèmes complexes (Chiens, Corvidés, Pieuvres, Primates...) font preuve d'une souplesse qui est l'exact opposé de l'enfermement instinctif. Ils évaluent une situation, ressentent une frustration ou une satisfaction, et ajustent leur action en conséquence.


 

Cependant, il ne faut pas tomber dans l'excès inverse.

 

Si l'animal n'est pas "enfermé dans son instinct", il reste très connecté à ses besoins biologiques :

- L'instinct est le cadre. On pourrait donc comparer l'instinct à la structure d'une maison, et la sentience à la façon dont l'animal habite cette maison. Le cadre impose des limites, mais l'habitant a une marge de manœuvre.

- La conscience de soi : Un humain peut décider de faire une grève de la faim pour une idée (il nie alors son instinct de survie pour quelque chose d'abstrait : une idée). Un animal, même sentient, aura beaucoup plus de mal à s'opposer à une pulsion biologique fondamentale sur le long terme. Cela dit, on a vu de nombreux Chiens refuser de se nourrir à la perte de leur maître et se laisser mourir. 

En admettant que la violence des animaux peut être réellement vécue et ressentie, nous reconnaissons donc leur part de responsabilité
sociale
au sein de leur groupe. Un animal qui dépasse les bornes est d'ailleurs souvent réprimandé par ses pairs, ce qui prouve qu'eux-mêmes considèrent que l'individu avait le "choix" de mieux se comporter.

 

Cela nous amène directement à cette question : Si les animaux ont cette richesse intérieure et cette part de choix, notre responsabilité envers eux (notamment dans l'élevage) n'en devient-elle pas infiniment plus lourde ?
 

De nombreux chercheurs étudient la "personnalité" chez les animaux (y compris les invertébrés comme les pieuvres). On découvre que
certains individus sont plus agressifs, plus curieux ou plus "pacifistes" que d'autres au sein d'une même colonie, indépendamment des besoins de survie.


Au fond, l'humain se distingue peut-être moins par sa cruauté que par sa capacité à la rationaliser. Cela signifie que ce qui définit vraiment l'être humain, ce n'est pas tant le fait qu'il soit cruel, mais plutôt son incroyable capacité à trouver des excuses intelligentes, logiques ou
morales pour justifier sa cruauté.

L'animal, dans sa violence la plus brute, conserve une forme d'honnêteté biologique que nous avons perdue en nous civilisant.

 

L’Homme de Vitruve, Léonard de Vinci - Crédits : Bridgeman Images - Inspiré du traité d’architecture de Vitruve, ce dessin, symbole de l’humanisme triomphant, représente les proportions idéales du corps humain tel qu’il s’inscrit dans un cercle. Léonard de Vinci, L’Homme de Vitruve, v. 1489-1490. Pointe métallique, plume et encre brune, lavis. Gallerie dell’Accademia, Venise.

 

Une phrase reprise sur un précédent article : Les animaux sont guidés par la survie, les Hommes par des sentiments
beaucoup moins "primaires".


Mais l'Homme a t'il réellement des sentiments moins primaires que les animaux ? C'est une question absolument vertigineuse, et la réponse honnête est : pas autant qu'on aimerait le croire ! En fait, nous aimons nous draper dans notre dignité d'êtres "civilisés" et rationnels et
réfléchis, mais la neurobiologie et la psychologie évolutionniste nous rappellent souvent à l'ordre.

 

Pourquoi nos sentiments ne sont pas si éloignés de ceux, dits "primaires", des animaux ?


Sous notre cortex préfrontal (le siège de la réflexion, de la logique et du langage), nous possédons toujours un système limbique et un
cerveau reptilien. Ce sont eux qui gèrent nos émotions les plus profondes. C'est de là que part L'amour maternel ou romantique qui est un cocktail puissant d'ocytocine et de dopamine, programmé à l'origine pour assurer la survie de l'espèce et la protection du nourrisson (ce sont des sentiments primaires). Il y a aussi la colère, la jalousie, la peur de l'exclusion... Ce sont des mécanismes de défense archaïques. Dans la
savane primitive, être exclu du groupe signifiait mourir. Aujourd'hui, la peur d'être rejeté sur les réseaux sociaux ou dans un groupe de
collègues active exactement les mêmes zones cérébrales que la douleur physique.


Des motivations parfois moins "nobles" que la survie


Là où la remarque s'avère très juste, c'est que l'animal, même dans sa cruauté (comme le caïnisme ), est guidé par une nécessité absolue : économiser l'énergie et survivre. Il n'y a pas de malice, pas de vice. L'être humain, lui, a développé des sentiments "complexes" qui se
détachent de la simple survie, mais pas toujours pour le meilleur.

Nous sommes par exemple capables de ressentir :
- de la rancœur à long terme,
- de préméditer la vengeance,
- de la jalousie purement sociale (vouloir ce que l'autre a, juste pour le statut),
- du sadisme ou la cruauté gratuite.

 

Ces sentiments ne sont pas "primaires" au sens biologique, car ils demandent une capacité de projection dans le temps et une conscience de l'autre que les animaux ont peut-être moins développé. Ce sont des sentiments plus sophistiqués... mais moralement bien moins « propres » que le pragmatisme de la nature.


La vraie spécificité humaine : Le choix et l'empathie élargie


Ce qui nous distingue vraiment, ce n'est pas l'absence de sentiments primaires, c'est notre capacité à faire un choix conscient par-dessus nos sentiments primaires. Un animal ne va pas décider d'adopter un petit orphelin si elle n'a pas assez de nourriture car son instinct lui dicte de le sacrifier. L'Homme, lui, peut ressentir une pulsion primaire (la peur, l'égoïsme) et décider d'agir à l'inverse par pure empathie, par altruisme ou par sens moral. Nous sommes ainsi capables d'aimer des personnes sans aucun lien de sang, d'adopter, de nous engager pour des causes qui ne nous rapportent rien biologiquement.

En clair ? Nos racines et nos émotions de base sont profondément primaires et dictées par notre histoire évolutive. Mais nous avons ce petit espace qui nous permet de transformer ces pulsions en quelque chose de plus grand... ou de plus destructeur.

 

 






 

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Désolée, mais depuis hier, j'ai le message ASKDT20001, et impossible de commenter sur eklablog et overblog.
Avant hier, je pouvais déposer le message sur la boîte de contact, cette fois cela ne passe plus non plus !
Le principe même du blog est bloqué par l'anti spam de la plateforme, c'est balaise non ????


 

 

 

 

 

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P
Oups je reviens Je pensais pouvoir te saluer sur ta dernière publication. <br /> Bel été à toi. Profitez bien, toi et les tiens, les uns des autres, prenez soin de vous et amusez-vous bien. <br /> A bientôt. <br /> Bonne nuit Pascale
Répondre
P
Merci beaucoup Brigitte.<br /> Je te souhaite ainsi qu'à ta famille et à tes proches un très bel été également.<br /> Surtout, profitons de l'instant présent ;-)<br /> A bientôt Brigitte et merci encore.
P
Une conclusion parfaite à laquelle j'adhère parfaitement Je ne peux que constater la régression de l'humain dans le domaine de la perversité, tant face à sa propre espèce qu'à celle des autres. Nous sommes bien loin de l'animisme. Si nous sommes omnivore et que les protéines animales constituent notre alimentation, nous sommes déconnectés d'une réalité : la viande que nous mangeons, est un animal qui a vécu, souffert et a été tué par d'autres pour nous. Cette déconnection permet d'accepter ces élevages intensifs, ces tortures infligées aux animaux. Si chacun avait bien conscience que la vie d'une vache permet de nous faire vivre, nous lui offririons une belle vie et une belle mort avec le respect et la reconnaissance que nous lui devons. Je ne suis pas sûre de réussir à exprimer ma pensée. Ne pas voir, ne pas savoir c'est ouvrir les portes à un élevage inhumain. Il est indispensable d'avoir conscience que nous survivons grâce à la vie d'une autre espèce. C'est à cette condition que nous pourrons espérer revenir à des pratiques agricoles vertueuses et respectueuses. <br /> Une partie de notre perversité vient aussi de l'ignorance volontaire. Lorsqu'on ne veut pas voir, on permet tous les excès. <br /> Merci Pascale pour cette série passionnante. Magnifique travail de recherche et de rédaction
Répondre
P
Un immense merci pour ce commentaire Brigitte. Rassure-toi, tu as magnifiquement bien exprimé ta pensée.<br /> L'invisibilisation est le cœur même du problème. En transformant l'animal en un simple produit de consommation standardisé et emballé sous plastique (identifié par une simple étiquette), notre société a créé une rupture cognitive totale. Cette déconnexion est ce qui permet au système industriel de perdurer et de continuer de s'accroître. L'ignorance volontaire est le meilleur bouclier de la cruauté.<br /> Regarder ailleurs permet de s'éviter le poids de la culpabilité. D'ailleurs le pourcentage de personnes capables de tuer de sang-froid sans nécessité absolue de survie est en réalité très faible (aux alentours de 10%). C'est la preuve que notre rejet de la cruauté est bien la norme, et que le système actuel est une anomalie psychologique (Matthieu Ricard dans son ouvrage "Plaidoyer pour les animaux" le qualifie de schizophrénie et je pense que c'est à juste titre). <br /> Ton rappel de l'animisme est tellement pertinent. Dans les cultures traditionnelles, prélever une vie pour nourrir la sienne n'était pas (et n'est toujours pas) un acte anodin. C'est un contrat sacré, empreint de rituels, de respect et d'une immense gratitude envers l'animal sacrifié. <br /> Aujourd'hui, nous avons totalement balayé cette notion de dette envers le vivant. Si chaque consommateur devait passer les portes d'un abattoir ou d'un élevage intensif avant de remplir son assiette, les choses changeraient radicalement j'en suis convaincue.<br /> Chaque année sur Terre, pour nourrir l'humanité, nous tuons plus de 80 milliards d'animaux terrestres (et des milliers de milliards d'animaux marins). Ce chiffre vertigineux montre que l'élevage intensif n'est plus une simple activité agricole. C'est d'une part une industrie de naisseurs/tueurs et tout autant d'extraction du vivant qui pousse les limites de la biosphère dans ses derniers retranchements.<br /> Regarder le problème à cette échelle permet de comprendre que la question n'est plus seulement de savoir "ce que nous mettons dans notre assiette", mais bien de savoir si la Terre peut réellement (et pour des tas de raisons) continuer à supporter ce modèle sans que tout le système écologique naturel ne s'effondre. <br /> C'est ce qui fait dire à de nombreux scientifiques que nous sommes entrés dans l'ère de l'anthropocène, une époque où une seule espèce, l'humain, est devenue la principale force géologique de la planète, notamment à travers sa façon de se nourrir.<br /> Si "le bloc" des végétariens stricts semble rester minoritaire en France (autour de 3 %), il ne reflète pas à lui seul la transformation profonde du pays. Plus de la moitié des foyers français comporte aujourd'hui au moins une personne qui cherche à réduire sa consommation de protéines animales. L'assiette des Français se végétalise, lentement mais sûrement mais malheureusement les industriels s'y sont engouffrés et proposent des gammes de produits ultra transformés qui sont souvent de véritables bombes de sel, d'additifs, de gélifiants et de graisses saturées de mauvaise qualité (comme l'huile de palme ou de coco raffinée).<br /> Tout cela me renvoie à la chanson de Zazie "Je suis un Homme".<br /> Savoir que cette série d'articles t'a passionnée me touche sincèrement. Un grand merci à toi pour tes retours.
C
ne pouvant commenter l'article ce matin, je viens ici pour vous souhaitez de bonnes vacances, profitez bien et au plaisir de se retrouver fin aout. bises.celine
Répondre
P
Merci Céline.<br /> Bel été à toi également et on se retrouve fin août ;-)<br /> Bises.
J
Une conclusion qui nous incite à réfléchir sur le regard que nous portons sur les animaux et qui nécessite une relecture pour approfondir cette réflexion. Bon week-end, Pascale.
Répondre
P
Sur le regard que nous portons sur eux et aussi sur nos agissements à leur égard. <br /> Bonne journée Jean-Louis.
C
Bonjour Pascale<br /> Conclusion d'une série de billets qui n'ont peut-être pas été facile à écrire et qui de ce fait t'ont dû demander du temps. <br /> Bon week-end et bises savoyardes<br /> PS J'ai eu droit ce matin une nouvelle fois au message ASKDT, difficile de s'y habituer!
Répondre
P
Bonsoir Christian,<br /> C'est vrai que ces 4 articles ont demandé des recherches et du temps, mais j'espère que ce n'est pas juste ce qu'il t'en reste. Mince alors, ce n'était vraiment pas mon but !<br /> Pour le code ASKDT20001, j'ai trouvé la parade, j'ai installé une extension Free VPN sur mon navigateur, et quand ce code montre le bout de son nez, j'active le VPN et ça passe.<br /> Après à chacun de manifester son mécontentement auprès du staff faute de quoi rien ne changera puisque ce problème est exclusivement lié à l'anti-spam des blogs de Webedia. Aminus3 en a installé un mais il ne bloque personne, il suffit d'attendre 3 secondes.<br /> Bises.
C
une belle conclusion pour cette thématique, j'ai appris plein de choses sur la perversité chez les animaux par rapport à l'Homme. merci à toit pour ces recherches et informations partagées. pour le code, on y passe tous, il va falloir qu'ils résolvent le problème....bises.celine
Répondre
P
Je suis ravie que cette thématique t'ait apporté de nouvelles clés de réflexion sur les animaux et l'Homme, c'était le but de ces articles.<br /> Ah, ces fameux problèmes de code... C’est usant pour tout le monde, et j’espère aussi qu'ils vont résoudre la situation rapidement pour nous éviter ces galères de connexion ! Un anti-spam qui bloque ses propres blogueurs c'est un comble tout de même ! <br /> Bises.
A
Merci pour ce dernier article qui ne conclue rien car tous nous n'arrêtons pas de nous adapter au monde en mouvement. Par moment nous réagissons de façon primaire et c'est pas toujours joli,, joli. Bises
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P
Alors super, c'était un peu le but ;-)<br /> Je dois bien t'avouer que je n'attends plus grand chose de ce monde humain.<br /> Au moins j'essaie de continuer d'apprendre...<br /> Bises.
A
Non tes articles sont excellents et font réfléchir, évoluer. <br /> Nous n'avons jamais fini d'attendre. Bises
P
Ces 4 articles abordaient le sujet de la perversité (comme stipulé dans le titre) et non celui de l'évolution et je pensais tout de même avoir apporté quelques éclairages sur ce sujet. Mince alors, tout ça pour ça ;-)<br /> Bises.
D
Bonjour Pascale c'était des reportages super intéressant j'aie vraiment appréciée ce partage que tu nous offre merci à toi bonne journée Claudine Daniel
Répondre
P
Bonsoir Claudine,<br /> Je te remercie, et je suis ravie que tu aies apprécié.<br /> Bonne fin de journée à vous deux.
C
bonjour Pascale<br /> je reviens pour une deuxième lecture de ton article si bien documenté, méditatif sur l'évolution des moeurs de l'homme !!Evolution à mon sens négative en ce qui concerne la préservation de la nature, de la faune et aussi des liens entre les hommes !! Nos politiques sont toujours plein de bonnes intentions dans leur discours mais dans la réalité qu'en est-il ?? je pense surtout à nos enfants et petits enfants, à leur avenir !!<br /> bonne journée et merci pour ton travail qui propice à la réflexion
Répondre
P
Bonsoir Francette,<br /> Merci pour cette seconde lecture, j'en suis touchée.<br /> Je partage entièrement ton constat, hélas bien lucide. Cette "évolution" ressemble bien souvent à une régression dès lors qu'on observe notre détachement vis-à-vis du vivant et l'effritement des liens humains. <br /> Le décalage entre les discours politiques, souvent lissés et pleins de promesses, et la réalité des actes est une autre facette de cette fameuse rationalisation dont je parlais et on met des mots rassurants sur des trajectoires destructrices.<br /> Il est impossible de ne pas penser à l'avenir de nos enfants et de nos petits-enfants face à ce bilan. C'est précisément pour eux, pour leur transmettre une autre vision et éveiller les consciences, qu'il est capital de continuer à documenter, à réfléchir et à partager, même à notre humble échelle. Si nous ne pouvons pas redresser la barre globale, nous pouvons au moins semer des graines de résistance et d'empathie pour les générations futures.<br /> Hauts les coeurs !!!!!<br /> Bon weekend.
Z
Merci Pascale pour ton travail d'analyse en profondeur de nos mécanismes "humains" . Entre l'appât du gain et le besoin de pouvoir, e ne crois plus beaucoup en la possibilité d'amélioration humaine durable et d'envergure face à l'exploitation animale. Quand je pense qu'on arrive même pas , en 2026, à faire cesser des loisirs comme la corrida ! Il reste les démarches individuelles qui échappe au formatage social . <br /> Amitiés Pascale et encore merci pour ces articles hyper intéressants . Bises
Répondre
P
Merci à toi Zoé pour ce retour d'une grande lucidité qui met le doigt sur une réalité douloureuse. Ta mention de la corrida est l'exemple même de ce qui n'est pas acceptable. Comment, en 2026, peut-on encore légitimer la torture d'un être vivant au nom de la tradition ou du divertissement ? C'est le triomphe de la rationalisation et de la mauvaise foi dont nous parlions.<br /> Je comprends tout à fait ton scepticisme face à une amélioration globale et durable. L'histoire montre que les structures de pouvoir et les logiques financières sont de lourds rouleaux compresseur. Heureusement comme tu le dis, il reste les démarches individuelles. Ce sont elles qui sauvent l'honneur de notre espèce. <br /> Choisir de s'extraire du formatage social, refuser de cautionner la cruauté dans nos assiettes ou nos loisirs, c'est une forme de résistance essentielle. Si nous ne pouvons pas changer le monde entier, nous pouvons au moins choisir de ne pas participer à sa noirceur.<br /> Savoir que ces articles t'ont intéressée est un grand plaisir pour moi.<br /> Bises et bonne fin de semaine.
L
Des articles fort intéressants et qui fait réfléchir!! Bravo pour toutes ces recherches.....<br /> Merci pour les inscriptions anonymes, en effet j'ai désactivé cette option.<br /> Bisous et douce soirée
Répondre
P
Merci beaucoup Nelly, j'en suis très touchée.<br /> De rien, ce sont des spammeurs, alors autant les éviter.<br /> Bisous et bonne soirée également.
M
Bonjour Pascale<br /> C'est une très belle conclusion que je reprendrai le temps de relire à l'occasion. Il faut espérer que dans le futur les hommes comprendront qu'ils doivent dépasser leur instinct primaire et choisir d'autres solutions pour vivre ensemble et préserver la planète...entre autres. Quand je vois ces élevages intensifs cela me rend malade, et je ne regrette pas d'aller acheter mon lait de vache chez le voisin pendant tout le temps que je passe en Haute-Loire, mes poulets à un producteur respectueux (déjà label rouge ou bio c'est pas mal)...comment a-t-on pu en arriver là ? Merci pour toutes les recherches que tu as fait pour concevoir ces articles tous très intéressants. Bisous et une douce fin de journée (la pluie tombe enfin en Provence, pourvu quelle dure assez pour bien arroser le jardin !)
Répondre
P
Bonsoir Manou,<br /> Un immense merci pour ce retour si chaleureux. Savoir que tu as envie de prendre le temps de relire cette conclusion me touche beaucoup.<br /> Tu poses la question essentielle : Comment a-t-on pu en arriver là ? C'est tout le drame de cette "intelligence virtuose" que nous évoquions, qui s'est déconnectée du vivant pour ne plus obéir qu'à des logiques industrielles et comptables.<br /> Mais ton message apporte une magnifique lueur d'espoir. Ta démarche, que ce soit en Haute-Loire chez le voisin pour le lait ou auprès de producteurs respectueux pour les poulets, est la preuve que l'on peut faire d'autres choix. C'est précisément par ces actions individuelles et conscientes que l'on commence à réparer notre lien à la Terre et aux animaux.<br /> Je me réjouis pour toi (et pour ton jardin !) que la pluie soit enfin arrivée en Provence. Elle est chez nous aussi. Les jardins en ont tellement besoin, espérons qu'elle tombe en douceur et qu'elle dure assez pour bien imbiber la terre.<br /> Bisous et bonne soirée à toi.
S
très bel fin de série... il est vrai qu il y a de quoi réfléchir... il n y a qu une chose sur laquelle je ne suis pas d accord...je nomme pas les cycles des humains comme des civilisations mais comme des cycles de dominations... gros bisous et merci de nous faire réfléchir...
Répondre
P
Merci pour ton retour. Savoir que ces textes t'ont donné matière à réfléchir est une magnifique récompense.<br /> Ta nuance est d'une pertinence absolue, et je la reçois avec beaucoup d'intérêt. Remplacer le terme de « civilisations » par celui de « cycles de dominations » change complètement la perspective, et c'est terriblement plus juste. Ce que nous appelons fièrement l'évolution de nos sociétés n'a souvent été, en réalité, qu'une succession de prises de pouvoir, de domination de l'homme sur l'homme, des empires sur les territoires, et bien sûr, de notre espèce sur l'ensemble du monde vivant et de la nature. C'est un éclairage implacable qui colle parfaitement à la lucidité du sujet.<br /> Gros bisous et bonne soirée.
L
Coucou Pascale,<br /> Elles sont terribles ces clichés d'animaux, mon dieu j'ai mal pour eux.<br /> Un lourd sujet qui ne nous laisse pas insensible, enfin pour la plupart d'entres nous.<br /> Et puis celles et ceux qui aiment pas les animaux ne doivent pas s'aimer eux mêmes.<br /> Bisous - Jean
Répondre
P
Bonsoir Jean,<br /> C'est vrai que ces images font mal au cœur, et il est impossible de rester insensible devant une telle détresse quand on a un minimum d'empathie, mais elles continuent d'exister.<br /> Je suis assez d'accord avec tes propos. Aimer et respecter le vivant, c'est aussi le reflet de notre propre humanité. Ceux qui ferment les yeux ou qui méprisent la souffrance animale passent sans doute à côté d'une part essentielle d'eux-mêmes et de leur propre sensibilité. <br /> Bisous et à très bientôt !
P
Bonjour Pascale,<br /> Tu termines très bien ce sujet délicat et je comprends que cela ne soit pas facile à expliquer.<br /> <br /> Les photos sur l'élevage intensif sont terrifiantes. Les défenseurs de ces modèles vont mettre en avant une population humaine trop importante et le fait aussi de maintenir les prix.<br /> Justement cette semaine je voyais un reportage sur les poulets en France. C'est la viande la plus mangée dans notre pays. (25 kilos par personne). Les conditions de détention sont ignobles. Le bien-être animal est complètement bafoué . Ils sont nourris avec des antibiotiques et en 8 semaines le poussin devient poulet et est dans ton assiette. <br /> Idem pour les fermes piscicoles. On fait abstraction de la souffrance.<br /> Comme tu le dis les animaux sont guidés par la survie, mais n'ont pas cette malice au mal.<br /> Faire des élevages à ce stade et dire que c'est une survie pour l'être humain ne me semble pas honnête. <br /> Nous ne mangeons plus ni viande ni charcuterie depuis des années. Au début nous étions vus par certaines personnes et même par certains membres de nos familles comme des huluberlus ! C'est un choix conscient de notre part.<br /> Merci pour ton temps donné à élaborer ces 4 articles. J'espère que des lecteurs comprendront mieux notre impact sur la vie animalière.<br /> Je sais que tout le monde est différent mais que les idées reçues ou jugements erronés petit à petit s'effaceront ..... j'avoue tout de même avoir des gros doutes !<br /> Belle fin de semaine. Bisous Pascale.
Répondre
P
Tes mots me touchent droit au cœur Élisa.<br /> C'est vrai que j'y ai mis énormément de temps et de passion mais voir que ce travail est accueilli avec autant de bienveillance, de compréhension et de profondeur c'est la plus magnifique des récompenses. Ce blog ne prend tout son sens que grâce à ces moments de partage et de communion d'idées. <br /> C'est moi qui vous remercie, du fond du cœur, d'être là, de me lire et de faire vivre ces réflexions.<br /> Bisous à toi.
P
Tu as mis tout ton coeur, ton temps et ta passion; c'est à nous de te remercier.<br /> Bisous Pascale
P
Bonsoir Élisa,<br /> Un immense merci pour ce témoignage si fort, lucide et profondément engagé. <br /> Tu abordes cette responsabilité que nous portons tous face au vivant, et je te remercie d'avoir partagé ton expérience avec autant de sincérité.<br /> Les chiffres et les réalités que tu rappelles sur l'élevage industriel ou les fermes piscicoles sont implacables. L'argument de la "survie" ou du besoin de nourrir la planète à bas coût n'est souvent qu'une de ces fameuses pirouettes morales que notre espèce utilise pour rationaliser l'inacceptable et masquer une pure logique de profit. <br /> Réduire un être sentient à un produit de consommation fabriqué à la chaîne en huit semaines, c'est nier sa nature même.<br /> Être perçus comme des « hurluberlus » nous connaissons aussi, c'est le prix que paient ceux qui décident d'aligner leurs actes sur leurs valeurs plutôt que de céder au confort des habitudes. <br /> Je partage tes doutes quant à la vitesse à laquelle les mentalités évoluent... L'inertie et les idées reçues sont puissantes. Et puis, il n'y a pas plus grand aveugle que celui qui ne veut pas voir. Mais c'est justement pour cela qu'il faut continuer à écrire, à documenter et à échanger. Si ces quatre articles ont pu semer une petite graine de réflexion ou éveiller les consciences de quelques lecteurs, alors tout ce travail n'aura pas été vain.<br /> Bisous et à très bientôt Élisa. Bonne soirée.
R
You have brought up some disturbing yet important thoughts in these blogs. there is much to think about. As you know I am tender hearted towards animals. It is why I am a vegetarian. Cruelty in all forms is abhorrent to me. I hope you have a wonderful day. HUGS
Répondre
P
A huge thank you for this very personal testimony, Ruthie. Knowing that these reflections, though unsettling, resonated with your own feelings touches me deeply.<br /> Your choice of vegetarianism is a beautiful and concrete response to this cruelty that is also unbearable for us. It proves that, as human beings, we can choose to align our daily actions with our empathy and refuse to enter into this system of rationalizing suffering. If these words have been able to put into words what you feel so deeply, then they have fulfilled their most beautiful purpose.<br /> Thank you so much for your commitment to life and for this touching sharing.<br /> Have a wonderful evening. Hugs.
M
Bonjour Pascale,<br /> Quel article! Documenté, profondément humain (dans ce qu'il peut avoir de meilleur). Et tellement instructif aussi!<br /> Merci à toi.<br /> Bisous.<br /> Bon après-midi,<br /> Mo
Répondre
P
Bonsoir Mo,<br /> Merci pour ce retour qui est une bien belle récompense pour tout le travail de recherche qu'il a demandé.<br /> Bisous et bonne soirée.
V
Une conclusion très intéressante, j'aime ta façon lucide d'analyser les chose! Même si moi en ce moment je me dis de plus en plus souvent que notre si belle Terre tournerai plus rond si elle n'étais remplie que d'animaux, sans humains...Gros bisous Pascale. cathy
Répondre
P
Un immense merci pour ton retour Cathy.<br /> Je te rassure, c'est un sentiment que je partage très souvent, surtout quand on voit à quel point l'humain malmène le vivant. Sans nous, la Terre retrouverait son harmonie sauvage et cette fameuse honnêteté biologique. C'est une réflexion très lucide, même si elle est un peu triste pour notre propre espèce !<br /> Gros bisous et à très bientôt !
P
Bonjour,<br /> Une synthèse très claire et nuancée .<br /> Notre spécificité d'humains "ce petit espace qui nous permet de transformer nos pulsions en quelque chose de plus grand " pâtit parfois de notre intelligence virtuose qui nous permet de justifier n'importe quoi .Et elle est véloce dans cette performance de mauvaise foi !<br /> Bise .
Répondre
P
Bonsoir Sophie,<br /> C'est exactement ce double tranchant qui nous distingue de l'animal, qui lui reste dans une honnêteté biologique totale.<br /> Savoir que cette synthèse t'a paru claire et nuancée me touche beaucoup. Merci infiniment.<br /> Bise.
I
Un point final magistral ! <br /> L'idée que l'homme se distingue moins par sa cruauté que par son incroyable talent pour la rationaliser et se trouver des excuses morales est d'une lucidité implacable. <br /> Face à cela, l'honnêteté biologique de l'animal et sa capacité à faire des choix dictés par la sentience (comme le deuil ou l'empathie) forcent le respect. <br /> Merci pour ce superbe travail de synthèse et cette belle hauteur de vue sur le vivant. <br /> Une lecture captivante qui marque les esprits. <br /> À bientôt. Bisous Pascale.
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P
Merci Isa pour ce retour. <br /> Ta façon de résumer la conclusion de cette série me touche profondément, car tu as mis le doigt sur le paradoxe le plus lourd et le plus vrai de notre condition : notre incroyable génie pour intellectualiser et justifier l'injustifiable.<br /> C'est exactement là que se situe la rupture avec le reste du monde vivant. L'animal, dans sa pure honnêteté biologique, n'a pas besoin de masques ou de théories pour exister. Sa sentience, qu'elle s'exprime à travers l'empathie, la douleur ou le deuil, se vit au présent, de manière brute et authentique, loin de nos pirouettes morales voire hypocrites. Observer ces comportements chez eux, c'est recevoir une magnifique leçon d'humilité et de sincérité qui nous force, comme tu le dis si bien, au plus grand respect.<br /> Bisous et à bientôt.