La perversité animaux vs humains : Anoures/serpents (3/4)

par PascaleMD  -  27 Mai 2026, 19:00  -  #Sensibilité et émotions animale, #Intelligence animale, #Perversité ou pas ?

Les Anoures ???

 

Une nouvelle page s'est ajoutée avec une remarque de Philippe Bullot du blog "Vers le vent" concernant les Crapauds.

Pour faire plus large, je vais donc parler des Anoures (Crapauds, Grenouilles, Rainettes). Ici on change totalement de registre psychologique et physiologique. Si le comportement des Canards s'apparente à une agression violente et ciblée, celui des amphibiens relève plutôt d'une frénésie mécanique et aveugle.
 

On parle d'un phénomène de "mêlée reproductrice" qui peut cependant s'avérer tout aussi mortel pour les femelles, voire pour d'autres
individus.

 


 

L'amplexus : le réflexe d'agrippement



Chez les crapauds et les grenouilles, la fécondation est externe (la femelle pond ses œufs et le mâle libère sa semence par-dessus).
Pour s'assurer d'être là au bon moment, le mâle monte sur le dos de la femelle et la verrouille sous les aisselles avec ses pattes avant.
C'est ce qu'on appelle l'amplexus.
 

Ce geste est un réflexe hormonal pur. Pendant la saison des amours, qui est très courte (parfois quelques jours à peine au début du
printemps), les mâles sont soumis à une telle poussée de testostérone qu'ils agrippent absolument tout ce qui bouge...
ou même ce qui ne bouge pas.

Comme il y a souvent beaucoup plus de mâles que de femelles autour d'un point d'eau, la vue d'une femelle déclenche une hystérie
collective. Un premier mâle s'accroche. Un deuxième arrive et s'agrippe au premier, puis un troisième, un quatrième... Cela forme ce que les biologistes appellent une "boule d'accouplement" ou une grappe, qui peut contenir jusqu'à une douzaine de mâles frénétiques.

Au centre de cette masse compacte, la femelle est totalement écrasée. Elle ne meurt pas de blessures infligées par sadisme, mais par
asphyxie ou noyade car les mâles la maintiennent sous l'eau sans se rendre compte qu'elle étouffe. Le réflexe d'agrippement des mâles est si puissant qu'ils ne lâcheront pas prise, même si la femelle est déjà morte.

 



Une absence totale de discernement



Pour bien comprendre que l'on est ici au degré zéro de l'intentionnalité ou de la perversité, il faut voir à quel point ce réflexe est aveugle. Dans leur frénésie, les mâles crapauds s'agrippent fréquemment à :

- D'autres mâles (qui émettent alors un petit cri d'avertissement grave pour dire "lâche-moi, je suis un mec").
- Des poissons (comme des carpes), qu'ils peuvent blesser ou aveugler en leur serrant la tête.
- Des objets inertes : un morceau de bois flottant, une botte de jardinier, ou un cadavre de grenouille.
 

Instinct mécanique



Si nous disions précédemment que les mammifères ou les oiseaux ont une part de choix et de vécu émotionnel (sentience) qui nuance leur instinct, les amphibiens, eux, se rapprochent beaucoup plus du comportement "automate", en tous cas, lors de la reproduction.
 

Il n'y a pas de parade nuptiale complexe, pas de choix du partenaire dans la mêlée, et aucune conscience de la souffrance de la femelle. C'est la biologie à son niveau le plus brut et le plus impersonnel. Il s'agit d'un stimulus qui déclenche un réflexe, et le mécanisme s'exécute jusqu'au bout, quitte à être destructeur.
 

C'est une belle illustration des différents "niveaux" de conscience dans le monde animal. Là où le Canard gère une interaction sociale et conflictuelle complexe, le Crapaud obéit à un interrupteur biologique ON/OFF.

 

Grenouilles rieuses mâles

 

 

Grenouilles rieuses mâles

 

 

Grenouilles rieuses mâles

 

 

Les Serpents ??? 

 

Image Web - Couleuvres à collier.



Chez les serpents, on retrouve un phénomène visuellement très proche de celui des Crapauds : les fameuses "boules d'accouplement".
Au printemps, à la sortie de l'hibernation, il n'est pas rare de croiser un nœud indémêlable constitué de dizaines de serpents s'agitant
frénétiquement au sol.


Pourtant, contrairement aux Crapauds ou aux Canards, les femelles serpents risquent très rarement leur vie dans ces mêlées. L'évolution a mis en place un système bien plus subtil, basé sur la chimie. Bien qu'impressionnant, il n'est ni pervers ni destructeur pour la femelle.

 

La force tranquille de la femelle



Chez la plupart des espèces de serpents (comme nos couleuvres ou les serpents jarretière en Amérique du Nord), la femelle est nettement plus grande et plus forte que les mâles.


Lorsqu'une femelle émet des phéromones (des signaux chimiques) pour indiquer qu'elle est prête à s'accoupler, tous les mâles des environs accourent et s'enroulent autour d'elle pour tenter d'aligner leur cloaque (l'appareil reproducteur) avec le sien. La femelle n'est pas écrasée sous le poids des mâles,  elle peut continuer à ramper, à se déplacer et à respirer normalement, traînant parfois sa "grappe" de prétendants derrière elle.

 

Image Web - Couleuvres à collier.



Pas de pénétration forcée possible



D'un point de vue purement anatomique, le viol est impossible chez les serpents. Les mâles possèdent deux organes reproducteurs appelés hémipénis. Pour qu'un accouplement réussisse, la femelle doit être consentante au sens biologique (elle doit relever volontairement sa queue et ouvrir son cloaque). Si la femelle refuse, les mâles ont beau s'enrouler et frotter leur menton contre son dos pour la stimuler, rien ne se passera. Ils finiront par s'épuiser et abandonner.
 

Une fois qu'un mâle réussit à s'accoupler avec la femelle, il sécrète une substance gélatineuse qui va obstruer le cloaque de cette dernière. Ce "bouchon" remplit deux fonctions :

- Il empêche physiquement les autres mâles de s'accoupler avec elle.
- Il diffuse une odeur qui masque les phéromones de la femelle.

 

Cloaque de serpent (Image Web)



En l'espace de quelques minutes, pour les autres mâles de la boule, la femelle devient chimiquement "invisible" ou repoussante.
Le nœud de serpents se dissout alors instantanément, et la femelle peut repartir tranquillement de son côté.


Le cas particulier des combats de mâles : Chez certaines espèces (comme les Vipères ou les Pythons), les mâles s'affrontent dans une "danse de combat" spectaculaire. Ils dressent le tiers supérieur de leur corps et tentent de plaquer l'adversaire au sol. C'est un duel de force pure, mais il est strictement ritualisé car les serpents ne se mordent presque jamais et n'utilisent pas leur venin entre eux. Le perdant s'en va simplement, sans blessure grave.
 

Chez le serpent, nous sommes donc face à une compétition intense mais pacifique pour la femelle. Tout est géré par des messages chimiques et des stimulations tactiles. On est très loin de la détresse respiratoire de la femelle Anoure ou du harcèlement violent des Canards. C'est une stratégie de groupe qui impressionne l'observateur humain, mais qui respecte l'intégrité physique de la femelle.

 

À suivre...



 

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P
Il y a néanmoins des crapauds qui fonctionnent différemment notamment l'Alyte accoucheur. Il est vrai qu'une scène d'accouplement de grenouilles est cauchemardesque. C'est comme une folie de groupe. Tellement guidés par l'instinct, les phéromones qu'ils mettent même leur propre vie en jeu dans cette frénésie Ce n'est pas le cas du serpent comme tu nous l'expliques, avec les serpents <br /> Ils n'ont pas une conscience d'agression volontaire comme l'homme lorsqu'il agresse en groupe. Ceux ci ont une volonté manifeste de prendre du plaisir accru par la volonté expresse de détruire, dominer, imposer Toute la différence est là. <br /> Je regarde les autres articles. A de suite Pascale
Répondre
P
Tu as parfaitement raison Brigitte, car alors que les autres crapauds utilisent l'agrippement comme un moyen de "verrouillage" prolongé pour s'assurer la paternité au moment de la ponte dans l'eau, l'Alyte accoucheur utilise un agrippement dynamique, mobile, qui sert de transition vers son rôle de père porteur. C'est lui qui quittera la femelle avec les œufs aux fesses pour aller les protéger sur terre pendant plusieurs semaines, jusqu'à l'éclosion dans un point d'eau.<br /> Maintenant, à l'instar des Poisson volant, ils ne font pas la majorité du genre ;-)<br /> C'est cela, et surtout pas de préméditation dans l'acte de cruauté qui nous mène à la perversité nous humains.<br /> Merci pour ce retour Brigitte.
N
Merci pour ton blog et ces articles passionnants<br /> Bonne journée <br /> Bises
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P
Merci Nicole, c'est gentil.<br /> Bises.
F
Bonjour Pascale,<br /> Passionnant, j'ai remonté le fil des articles du coup, même si je ne laisse qu'un message ici.<br /> Nous n'inventons rien, la diversité dans la nature est plus étonnante encore.<br /> Bonne journée
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P
Du point de vue de notre regard humain, je suis d'accord, puisque c'est nous qui définissons les notions de bien et de mal (des concepts qui s'avèrent d'ailleurs être à géométrie variable selon nos cultures, nos époques et surtout nos intérêts du moment). Je précise que dans mes observations et mes recherches éthologiques, je m'efforce d'éviter l'anthropomorphisme et, surtout, l'anthropocentrisme, que je juge encore plus dangereux.<br /> L'Homme, quelle que soit son évolution est un animal. Il fait partie intégrante du vivant sous l'espèce Homo sapiens sapiens, une espèce pour laquelle il n'existe aucune race (concept qui n'est d'ailleurs qu'une vue de l'esprit humain dominateur et destructeur). <br /> Homo sapiens sapiens est un animal capable du meilleur comme du pire. Il est l'un des seuls, sinon le seul, à faire le mal pour son propre plaisir, et non par instinct de survie ou pour la continuité de son espèce. Nous sommes aussi la seule espèce à détruire notre environnement en pleine conscience en étant capables d'anticiper scientifiquement notre propre perte, tout en maintenant, comme des forcenés, le cap qui y conduit.<br /> Là où l'animal puise dans la nature de quoi satisfaire ses besoins immédiats sans jamais rompre l'équilibre global, l'Homme a érigé la surexploitation (et la finance qui en découle) en système de progrès. Cette rupture met en lumière le grand paradoxe de notre condition : notre remarquable intelligence technologique et cognitive ne s'accompagne d'aucune sagesse d'évolution. En nous extrayant mentalement du règne animal pour nous décréter "maîtres et possesseurs de la nature", nous avons oublié notre dépendance totale envers le tissu vivant. Aussi, j'en reviens à ma réponse sur ton article : nous sommes tous en interdépendance, l'ensemble du vivant EST la nature.<br /> Cette conscience qui nous rend si destructeurs est aussi notre seule petite lueur d'espoir. Puisque nous sommes les seuls auteurs de ce déséquilibre (pour ne pas dire désastre), nous détenons aussi la clé du changement. Reste à savoir si l'humanité saura mobiliser sa capacité "du meilleur" avant que le pire ne devienne irréversible... si ce n'est pas déjà le cas ! Il me devient en tous cas de plus en plus difficile de trouver le meilleur ces dernières années.<br /> Bonne journée Fabrice.
F
Oui, je vois ce que tu veux dire.<br /> <br /> Je voulais dire que plus j'en découvre sur l'éthologie et plus je trouve que le monde vivant a développé un cadre moral instinctif parallèle infiniment complexe, tant en positif que négatif.<br /> Sinon je pense que l'homme est un animal, dont l'évolution rend ses stratégies de survie plus abstraites, différentes, à une échelle et à des valeurs inégalées, en mal mais potentiellement tout aussi en bien.<br /> <br /> Belle soirée
P
Bonsoir Fabrice,<br /> Ah tu vois, de mon point de vue, nous avons inventé beaucoup et pas le meilleur (l'intentionnalité dans nos actes cruels, donc la perversité ;-(<br /> Bonne fin de journée.
C
Bonjour Pascale<br /> Tout ça est bien surprenant. Comme l'écrivent plusieurs commentateurs, on apprend bien des choses avec toi.<br /> Bon week-end et bises montagnardes
Répondre
P
Bonsoir Christian,<br /> Merci, c'est gentil.<br /> Bises et bonne soirée.<br />
C
un vrai bonheur de s'instruire en lisant tes explications et admirant tes photos; on peut dire que les femelles, quel que soit la race n'ont pas une vie facile....bises.celine
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P
Merci Céline,<br /> Selon les espèces (il ne s'agit pas de race ici, les races, nous les retrouvons essentiellement chez les animaux domestiques - chiens, chats, chevaux, vaches, poules, moutons, chèvres... - et ce sont les humains qui les ont créées), ce sont les femelles qui dominent, nous ne pouvons donc pas généraliser ;-)<br /> Bises et bonne journée.
A
La nature est impitoyable! merci pour ces informations qui auraient impressionnées ma chère enfant, Ariane Grimm.
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P
La nature est d'une honnêteté brute qui peut nous sembler bien impitoyable avec nos yeux d'humains !<br /> Merci pour ta visite Gisèle.
J
Des explications claires sur les comportements "amoureux" des grenouilles et des serpents. C'est un reportage complet et captivant, illustré de belles photos! C'est un plaisir d'en apprendre plus sur les agissements "automatiques" de ces animaux pendant la saison des amours. Bonne journée, Pascale.
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P
Merci pour ce retour chaleureux ! <br /> Je suis ravie de savoir que ce reportage t'a captivé et que les clichés ont rendu la lecture encore plus agréable.<br /> Bonne soirée Jean-Louis.
M
Bonjour Pascale,<br /> Nous avons eu des crapauds autrefois dans notre ancien bassin à poissons. Et avons pu assister à leur frénésie reproductrice.<br /> Par la suite nous avons refait complètement le bassin et les crapauds ne sont plus venus. Il reste juste un crapaud solitaire dans le bain d'oiseaux qui appelle désespérément une âme soeur... Il me fait de la peine...<br /> Bisous.<br /> Bon après-midi,<br /> Mo
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P
Bonsoir Mo,<br /> Ces scènes de frénésie autour d’un bassin marquent les esprits ;-)<br /> Les amphibiens sont extrêmement fidèles à leur site de ponte et très sensibles aux moindres modifications de leur environnement (la pente des berges, la végétation, l'odeur de l'eau). Le remaniement complet de l'ancien bassin a dû rompre leurs repères, ce qui explique pourquoi le groupe a déserté les lieux.<br /> Ce petit célibataire, fidèle au poste malgré tout, a trouvé un refuge de fortune dans le bain d'oiseaux ! C’est une image à la fois un peu triste et très touchante. Dis-toi qu'il y trouve au moins une humidité vitale pour sa survie, même si l'espace est un peu restreint pour de grandes amours. La nature réserve parfois des surprises, et sa persévérance finira peut-être par attirer une voyageuse égarée ! <br /> Bisous et bonne soirée.
C
Bonjour Pascale<br /> article très intéressant, magnifiques photos mais un hic je n'ai aucune peur de caresser un gros chien inconnu mais je m'enfuis devant une grenouille ou crapaud !! j'ai toujours eu peur, je pense aussi que cette peur vient de mes proches aussi qui ont cultivé cette appréhension. Je me demande si cela ne vient pas du toucher plus que de l'animal lui-même !!<br /> Par contre j'ai une amie près de Limoges qui a un petit étang avec des grenouilles et j'ai apprécié les entendre contrairement au voisin qui a porté plainte !<br /> bon weekend
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P
Bonsoir Francette,<br /> Un immense merci pour ce partage si personnel. Ton témoignage touche au cœur même de la psychologie des phobies.<br /> C'est très souvent par transmission familiale que naissent nos appréhensions. Les enfants sont de véritables éponges et voir ses proches sursauter ou exprimer du dégoût face à un animal suffit à ancrer une peur viscérale pour le reste de notre vie.<br /> Quant à ton hypothèse du toucher on se fait toute une idée (froid, humide, visqueux, glissant), alors que c'est tiède, doux et à peine humide. Mais de toutes manières, mieux vaut ne pas les toucher pour ne pas les blesser.<br /> Pour l'anecdote de ton amie près de Limoges, quelle tristesse de porter plainte contre les chants de la nature... C'est pourtant une si belle musique printanière. Heureusement que certains savent encore l'apprécier à sa juste valeur.<br /> Merci pour les photos.<br /> Bon weekend également.
P
Bonjour,<br /> Ces " boules d'accouplement ", je les ai souvent vues au petit étang de la forêt de la Comté ;c'était sidérant , presque irréel , et je le souviens du bruit très particulier que cela faisait , on l'entendait de la route , cela tenait de celui, entendu de loin , d'un circuit automobile un jour de compétition( j'ai habité Le Mans , c'est sans doute pourquoi la ressemblance m'est apparue évidente )! cetteannée , l'étang était très calme ,juste quelques couples .Les eaux ont baissé , la végétation est envahissante<br /> J'ignorais tout de la supériorité des serpents dans ce domaine : c'est ingénieux et imparable !<br /> a bientôt pour la suite !<br /> Bise .
Répondre
P
Bonsoir Sophie,<br /> Merci pour le partage de ce souvenir et cette incroyable comparaison ! Faire le parallèle entre le vrombissement lointain du circuit des 24 Heures du Mans et la clameur frénétique d'une mêlée d'amphibiens au fond des bois, c'est tellement parlant. <br /> C'est un triste constat pour cette année, après un excès de pluies de l'hiver, c'est le manque d'eau et l'assèchement précoce des zones humides qui perturbent énormément ces grands rendez-vous de la nature.<br /> Quant aux serpents, c'est vrai que leur système est d'une efficacité redoutable. <br /> Bise.
E
J'adore la grenouille rieuse sur ta photo. Par contre les mâles qui s'agglutinent sur la femelle, j'ai un peu de mal. Mais c'est la nature qui veut ça. Merci pour tes photos et les infos que tu donnes. Bonne fin de semaine, bises.
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P
Je comprends ton ressenti. Ces mêlées frénétiques de mâles sont impressionnantes et difficiles à regarder avec nos yeux humains, c'est une part de nous qui fait de l'anthropomorphisme. Mais comme tu le dis si bien, c'est la loi de la nature et de l'évolution. L'essentiel est de réussir à comprendre les mécanismes cachés derrière ces comportements.<br /> Je suis ravie que tu aies apprécié une photo (laquelle ?) et les explications.<br /> Bises et bonne soirée.
D
Bonjour Pascale mais quelle magnifique reportage ho que oui c'est vraiment surprenant ces photos que tu nous offre merci beaucoup bonne journée Claudine Daniel
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P
Merci c'est très gentil.<br /> Bonne journée à vous deux.
A
J'ai trouvé intéressant de lire ton texte et d'en apprendre davantage. Merci beaucoup
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P
Merci Andrée.<br /> Bonne journée.
S
ben dis donc les pauvrettes... finalement les humaines n auraient ils rien inventé ? gros bisous
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P
Ben si justement, la perversité ;-(<br /> Gros bisous.
P
Coucou Pascale,<br /> Ces boules sont impressionnantes. Pourtant j'adore entendre crapauds et grenouilles au temps des amours ! Bon, je ne sais pas si parler "temps des amours" est bien là ! C'est surtout chez-eux un automatisme hormonal sans arrière pensée mais qui peut devenir fatal pour la femelle. L'intention n'est pas de faire mal pourtant mais ils sont incapables de mesurer leurs actes. Tout est dans la survie et la reproduction de l'espèce.<br /> Mais c'est certain on peut prendre cela pour de la cruauté.<br /> L'image des serpents n'est pas pour me rendre plus à l'aise car j'ai la phobie des serpents. Va savoir pourquoi ? Certainement un manque de connaissance car lorsque l'on connait on a pas cette répulsion.<br /> Par contre l'accouplement est bien pensé et j'arrive à avoir même une certaine sympathie pour eux tu vois. Les femelles sont nettement plus grosses et plus fortes que les mâles (idem pour les tortues d'ailleurs) . Un accouplement bien pensé avec ""ce bouchon" qui remplit 2 fonctions.<br /> Je suis interpellée aussi par le fait que durant un combat de mâles aucun n'utilise pas leur venin.<br /> Je te remercie pour toutes les explications données. Un article pas "glamour" c'est certain mais très instructif.<br /> Bises pour une bonne journée, certes bien chaude .... Caresses à Gus qui je l'imagine est étalé de tout son long sur le carrelage pour chercher le frais.
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P
Coucou Élisa,<br /> C'est tout à fait cela, même si les chants du "temps des amours" au printemps sont si agréables à entendre, la réalité biologique derrière l'interrupteur hormonal des amphibiens est bien brute et sans états d'âme.<br /> C'est là qu'on fait toute la différence avec la perversité réelle, celle qui est préméditée, intentionnelle, dans le but de faire mal et qui finalement n'existe que chez l'humain ;-(<br /> C'est bien que tu réussisses à dépasser un peu ta phobie pour saluer l'ingéniosité de la nature chez les serpents !<br /> Je suis contente que mon article ait même pu susciter en toi de la sympathie pour eux. Ce respect des règles du jeu lors des combats de mâle et la force tranquille de la femelle avec son fameux "bouchon" chimique forcent l'admiration, même quand on craint pas ces animaux. (si seulement je parvenais à cela avec la phobie d'une amie pour les Scorpions !!!!) <br /> Gus te remercie de tout cœur pour les caresses ! Tu as vu tout juste, il est actuellement étalé de tout son long sur le carrelage, en mode "recherche absolue de fraîcheur", et il ne bouge plus un cil.<br /> Passe une excellente journée toi aussi malgré ces températures anormales à cette période de l'année. Bisous
J
Bonjour Pascale, <br /> Très, très intéressant tout ce que tu nous dis, on apprend, on apprend...<br /> J'ai bien aimé ton dialogue avec Elisa et la réponse que tu lui as faite.<br /> Je comprends l'amitié et le respect qui vous avez l'une pour l'autre.<br /> Je te souhaite une bonne journée pas trop chaude.
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P
Bonjour Jean,<br /> Je te remercie beaucoup, c'est vraiment gentil.<br /> Alors j'imagine que tu parles de notre échange sur mon article sur les Coléoptères ou nous avons partagé nos expériences sur les pâturages (elle n'est pas encore passée sur ce présent article).<br /> Avec Élisa, nous avons en effet beaucoup de points communs sur notre manière d'aborder la faune sauvage et également sur nos animaux de compagnie. <br /> Nous avons un peu de vent aujourd'hui, c'est un peu plus supportable qu'hier, mais j'attends la pluie avec impatience, ici, je crains tellement les incendies en été !!!<br /> Il ne fait pas froid chez toi non plus ;-)<br /> Bonne journée.
M
Bonjour Pascale et un grand merci pour cette suite. Je réalise que si j'ai lu attentivement ton article précédent sur les canards je n'ai pas laissé de commentaires...<br /> Pour celui-ci je suis davantage en terrain connu si je puis dire car tu m'apprends beaucoup de choses encore. J'ai déjà vu ces boules d'accouplement chez les crapauds et grenouilles et je savais que la femelle pouvait finir noyée ou étouffées ce qui revient au même. J'ai eu l'occasion de découvrir un noeud de vipères quand j'étais enfant et cela m'a longtemps marqué avant que je comprenne pourquoi (il faut dira aussi que personne ne m'avait expliqué quoi que ce soit !). J'ignorai que le premier mâle accepté par la femelle obstruait son cloaque ce qui éloignait les autres immédiatement. Merci pour ces infos très intéressantes. Bisous et une très belle journée (déjà bien entamée !)
Répondre
P
Bonjour Manou,<br /> Aucun souci pour l'article sur les Canards, il n'y a aucune obligation.<br /> C'est fascinant que tu aies pu observer ces deux phénomènes. Tomber sur un nœud de vipères enfant, sans explications, a dû être particulièrement marquant ! <br /> Ravie que ces détails t'aient intéressée !<br /> Passe une très belle fin de journée toi aussi.<br /> Bisous
I
Bonjour Pascale,<br /> Un article fascinant de bout en bout ! J'ai énormément appris en te lisant, notamment sur l'impossibilité anatomique du viol chez les serpents et ce fameux "bouchon" gélatineux rendant la femelle chimiquement invisible. <br /> Le contraste est impressionnant avec l'hystérie collective et aveugle des grenouilles et crapauds, capables de s'agripper à des poissons ou à n'importe quoi d'autre. <br /> Ta façon de décortiquer ces comportements est sans anthropomorphisme est remarquable. <br /> Un grand merci pour ce partage éthologique de grande qualité.<br /> Bonne jorunée.<br /> Bisous
Répondre
P
Bonjour Isa,<br /> Un immense merci pour ton commentaire ! <br /> Tu as parfaitement saisi le contraste de l'article avec d'un côté la finesse de la régulation chimique chez les serpents, de l'autre l'automatisme mécanique et aveugle des amphibiens.<br /> Merci beaucoup pour ces jolis compliments qui me touchent sincèrement.<br /> Passe une excellente journée. Bisous.
B
Bon l'accouplement c'est beaucoup mieux chez la femelle serpent !!!<br /> C'est passionnant... On en apprend des choses chez toi. Avec de belles photos.<br /> Merci pour ton beau reportage sur cette suite de la perversité des animaux<br /> Bisous Pascale et bon jeudi à l'ombre
Répondre
P
C'est tout à fait vrai, Madame Serpent a bien mieux négocié son évolution que la pauvre femelle Grenouille ou crapaud !<br /> Je suis ravie que tu aies apprécié cette suite sur la "perversité" animale vs humain.<br /> Passe un excellent jeudi bien au frais et à l'abri du soleil toi aussi. Bisous Béa. <br /> <br /> Bisous !
V
Je découvre le mode de reproduction des serpents! Sur tout ces comportements violent, les animaux sont dictés uniquement par l'instinct de survie de leur espèce, alors que chez l'humain, c'est plaisir ou folie qui le guide... Gros bisous Pascale. cathy
Répondre
P
Tu as parfaitement résumé la grande frontière entre l'animal et l'humain.<br /> Passe une excellente journée. Gros bisous Cathy.