La perversité animaux vs humains : généralités (1/4)

par PascaleMD  -  13 Mai 2026, 10:30  -  #Sensibilité et émotions animale, #Intelligence animale, #Perversité ou pas ?



Sur l'article "Les Singes savant aussi faire semblant", Sophie allias Pulsatilla, du blog "Les Bonheurs de Sophie" me faisait cette remarque :

"Je ne crois pas que nous retrouvions chez les animaux notre perversité".

 

C'est une question fascinante qui se situe à la frontière entre l'éthologie et la psychologie humaine.

La perversité humaine est généralement définie par une volonté consciente de faire souffrir, de manipuler ou de détruire l'autre pour en tirer un plaisir personnel qui n'est nullement lié à une nécessité de survie.

"Caractère d'une personne encline au mal, qui fait, qui aime à faire le mal.
Anormalité de la conduite générale et spécialement des comportements à l'égard d'autrui et de la Société conduisant à des actes asociaux et inhumains accomplis avec indifférence à l'égard de la souffrance d'autrui, absence complète de culpabilité et satisfaction personnelle"


Comment, selon différentes études, cela se traduit t'il dans le monde animal ?

 

La cruauté apparente en opposition à la survie.

 

Image Web



Beaucoup de comportements animaux nous semblent "pervers" ou cruels. Cependant, ils répondent presque toujours à des
impératifs biologiques :

Le jeu du Chat avec la Souris ressemble à de la torture. Pour autant, il s'agit d'un apprentissage transmis par la mère à ses petits pour
acquérir et perfectionner ses réflexes de chasse tout autant qu'une manière de fatiguer une proie dangereuse afin d'éviter une blessure.

L'infanticide chez les Lions ou les Ours. Un mâle peut tuer les petits d'un rival, c'est très brutal et cela nous semble extrêmement cruel, 
mais le but est purement reproductif : rendre la femelle à nouveau fertile pour transmettre ses propres gènes.

 

Le cas des comportements "déviants".

 

Chez certaines espèces à l'intelligence sociale très développée, on observe des comportements qui se rapprochent de ce que nous
appellerions de la malveillance chez les humains.

 



Chez les Grands Singes (comme les Chimpanzés) on a observé des coalitions organisées pour mener de véritables "guerres" envers un autre groupe, incluant des actes de torture ou des meurtres gratuits.

Ici, c'est la notion de pouvoir et de domination politique qui entre en jeu (tiens, ça rappelle quelque chose !).

 



Les Orques et les Dauphins sont maintenant connus pour harceler d'autres espèces (comme des Marsouins) sans intention de les manger et parfois jusqu'à la mort. Est-ce de la perversité ou une forme de jeu social poussée à l'extrême ? La science hésite encore.

 

L'absence de morale intentionnelle.

 

Le point essentiel réside dans la conscience morale.

L'humain a conceptualisé le "Bien" et le "Mal".

La perversité humaine implique donc de comprendre que l'on fait souffrir et de choisir de le faire malgré tout.

 



Chez l'animal, même chez les espèces les plus intelligentes (comme les canidés ou les primates), le comportement négatif est "avant tout" dicté par une nécessité de réponse à des besoins sociaux ou des émotions immédiates (frustration, jalousie, plaisir du jeu, souffrance).

Cependant nous pourrons développer ce point précis sur un autre article.

 

L'influence de l'environnement.

 

Image Web



On remarque souvent que les comportements les plus proches de la "perversité" (agressivité gratuite, auto-mutilation, comportements
obsessionnels) apparaissent chez des animaux captifs ou vivant dans des environnements stressants créés par l'homme.

L'ennui et le manque de stimulation peuvent briser les mécanismes sociaux naturels et engendrer des névroses.

 

Ainsi, si les animaux peuvent se montrer d'une violence extrême, la "perversité" au sens de la
recherche du mal pour le mal, semble rester une spécificité humaine liée à notre capacité
d'abstraction et de jugement moral.


 



À suivre...

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
S
tiens je pensais avoir commenté... je disais donc super article mais ça ne remonte pas le moral... gros bisous
Répondre
P
Mais oui, tu étais déjà passée par ici.<br /> D'ailleurs je t'avais répondu.<br /> Gros bisous et bonne soirée.
J
Un article très intéressant qui me conforte dans l'idée que les animaux ne font pas du mal pour leur simple plaisir. Ainsi il ne faut ni juger ni punir un chat qui vient d'attraper un jeune oiseau même si ça nous semble cruel. Bonne journée, Pascale.
Répondre
P
C'est vrai qu'il est plus simple d'éduquer un Chien à ne pas courir après la faune sauvage, mais il est tout de même possible de protéger les Oiseaux de nos Chats en créant des zones refuges (haies, herbes hautes), en installant les mangeoires et nichoirs en hauteur et dans des zones dégagées, en gardant son chat à l’intérieur aux horaires sensibles (début et fin de journée), en utilisant des colliers colorées, et aussi, en stimulant son chat avec des jeux, des meubles à griffer, ou des casse-têtes alimentaires pour canaliser son instinct de chasseur.<br /> 22% des proies des chats sont des oiseaux.<br /> Bonne journée Jean-Louis.
I
Bonjour, <br /> Venant de Torcy dans le 77, j'ai emménagé il y a deux mois dans cette merveilleuse région (St-Martin-de-Boubaux) et je suis tombée sur ce site en faisant des recherches de choses à découvrir (j'ai d'ailleurs lu en feuilletant vos pages que vous aussi veniez d'ailleurs et portiez à cette région une très grande affection, ce qui me conforte grandement dans mon choix malgré ce temps étrange et bien frais dans le sud de la France pour un mois de mai).<br /> Cet espace d'échange est une vraie mine d'informations en tous genres. J'y ai d'ailleurs passé un peu de temps chaque soir depuis que ma connexion internet est opérationnelle histoire de me détendre un peu (nous sommes en plein travaux).<br /> Concernant cette page tout particulièrement (page qui m'a soufflé de laisser un petit message), j'ai trouvé cette analyse d'une grande finesse et j'ai eu très envie de le dire. C'est capital de rappeler que la "cruauté" que l'on prête parfois aux animaux est souvent le reflet de notre propre miroir d'humains, alors que chez eux, la nature dicte ses droits pour la survie ou l'apprentissage. Ce n'est pas comme si eux avaient le choix comme c'est notre cas.<br /> Ce passage sur l'impact de la captivité et du stress créé par l'homme fait particulièrement réfléchir, cela montre à quel point nous brisons leurs équilibres. <br /> Un texte remarquable qui pousse à regarder le monde animal avec encore plus de respect et d'empathie, et c'est un peu pour cela que nous sommes venus par ici.<br /> Merci pour cet endroit plein de vie, pour cet ancrage profond dans la nature et pour cette passion que m'a éclaboussée dans chacune de mes lectures.<br /> Bonne journée et sans aucun doute à très bientôt.
Répondre
P
Cela ne me surprend pas vraiment, j'ai un sentiment très similaire aussi ;-)<br /> C'est vraiment amusant que nous nous soyons croisés. Merci beaucoup pour Gus. Notre première priorité dans son éducation a été qu'il puisse circuler librement en notre compagnie mais en toute sécurité. Nous avons donc fait en sorte qu'il puisse avoir une vie agréable et sans être attaché et nous sans stress.<br /> Il n'est jamais trop tard pour votre Épagneul et en plus comme il change d'environnement, le moment est propice, il a de nouvelles habitudes a trouver.<br /> Avec plaisir et bon après-midi Isa.
I
Je pense que c'est la région qui nous a choisie.<br /> Merci de nous rassurer sur ce mois de mai si particulier.<br /> Alors un immense bravo pour l'éducation de votre chien car c'est en effet vous que nous avons du croiser, il est génial. Quand on le voit agir, c'est fascinant, incroyable !!!! Si seulement mon Epagneul... <br /> Bonne journée Pascale et merci encore.
P
Oui, ces avis de réponse sont en effet bien pratiques.<br /> Je pense qu'on arrive de toutes manières pas par hasard dans ce genre d'endroit, il faut le choisir (où qu'il nous ait choisi peut-être).<br /> Ces températures actuelles sont très inhabituelles. L'an dernier, à cette période, nous avions notre première canicule (ce qui n'est pas habituel non plus). En général avril/mai est une période très agréable.<br /> Je viens de regarder sur google, nous sommes à 2km à vol d'oiseau.<br /> Nous étions en effet un peu en dessous du Pendedis cette semaine avec notre chien et du coup, il est bien possible que ce soit nous que vous ayez doublé. Il y a deux autres border dans les parages mais à ma connaissance pas de propriétaires qui les laissent non attachés en dehors des chemins forestiers. Nous l'avons habitué tout petit à agir ainsi avec les voitures (et aussi avec les motos ou les vélos) et il n'a même plus besoin qu'on le lui dise pour se mettre en sécurité. Il lui suffit d'entendre le bruit (et il a une bien meilleure oreille que nous) pour aller s'asseoir sur le bas côté.<br /> En effet, c'est assez amusant toutes ces hasards ou coïncidences.<br /> Bonne journée de pause travaux alors ☻ A bientôt.
I
Je faisais une petite lecture sur votre blog (journée de pause travaux) quand j'ai vu arriver un mail d'avis de réponse. C'est vraiment pratique.<br /> Merci pour cet accueil chaleureux dans la région. Nous y étions déjà venus en vacances à plusieurs reprises mais c'est le hasard qui nous a mené dans cette petite commune qui semble en effet très sympa et les gens très accueillants.<br /> Ouf me voilà rassurée pour les températures à cette saison. Il faisait meilleur en avril !<br /> Vous avez vu juste, il s'agit de mon jour de naissance.<br /> Alors en effet, nous ne sommes vraiment pas loin. <br /> En parlant de Border, en remontant de nos courses nous avons croisé ce mercredi en fin de matinée un couple accompagné d'un jeune Border noir et blanc vers le "Pendedis" (si vous voyez l'endroit). Nous avons remarqué le chien qui nous a bluffés car il marchait sans laisse devant ses maîtres et il est allé s'assoir sur le bas côté en nous entendant arriver derrière lui. Ce serait vraiment amusant qu'il s'agisse de votre chien, tout comme le fait que vous soyez originaire de Paris, que vous ayez vécu en Seine et Marne, que vous connaissiez Torcy... Mais on le dit, il n'y a que les montagnes...<br /> Bon weekend et à très bientôt, sans aucun doute.
P
Bonjour et bienvenue à Saint-Martin-de-Boubaux ! C'est un réel plaisir de lire votre message, et je suis touchée de voir que mes articles accompagnent vos premières soirées cévenoles, au milieu des cartons et des travaux. <br /> Saint-Martin-de-Boubeaux est une petite commune charmante de Lozère (J'imagine donc que le 30 qui suit votre prénom ne représente pas le département ;-) Nous ne sommes pas si loin d'ailleurs puisque je suis située vraiment à la frontière Gard/Lorère tout en haut du Gard.<br /> Vous avez choisi un endroit magnifique. Malgré la fraîcheur tenace de ce mois de mai (exceptionnel, je n'ai jamais vu cela depuis 32 ans que je vis dans cette partie sud de la France), vous verrez que cette région a une âme unique. Si vous êtes des amoureux de la nature encore sauvage, si vous aimez les gens authentiques des petits villages Cévenols, si vous aimez vivre avec la faune en voisinage, alors vous vous plairez ici. L'ancrage dans la nature y est immédiat, parfois brut, mais tellement ressourçant. C'est un choix de vie exigeant mais merveilleux, que je ne regrette pas une seule seconde.<br /> En effet, je suis originaire de Paris. J'ai vécu aussi en Seine et Marne et j'avais des amis à Torcy, Noisiel, Lognes. J'ai toujours de la famille dans ce département d'ailleurs. <br /> Concernant votre lecture, vous avez parfaitement résumé l'essence de mon article : cette fameuse "cruauté" animale n'est qu'un calque de nos propres grilles de lecture morales. Et vous avez tellement raison de souligner le poids de la captivité car c'est souvent l'homme qui, en brisant les repères de l'animal, y implante les germes d'un comportement déviant.<br /> Je vous souhaite beaucoup de courage pour la suite de vos travaux (le fameux passage obligé !). <br /> Merci infiniment pour vos mots si chaleureux qui me vont droit au cœur. Au plaisir de vous croiser virtuellement sur le blog ou, qui sait, au détour d'un sentier (Nous sommes toujours accompagnés d’un Border-Collie nommé Gus) ! Bon weekend.<br />
C
bonjour Pascale<br /> rien à voir avec la perversité mais avec les orques. Je viens d'entendre que celles de Marineland vont être transférées en Espagne, Canaries il me semble. J'espère qu'elles auront plus d'espace. Les lâcher en pleine mer ?? un dilemme pour nous animaux nés en captivité !!<br /> bonne journée
Répondre
P
Bonjour Francette,<br /> Tu parles, elles sont transférées vers d'autres Marineland. En fait on promulgue des lois pour fermer ces parcs en France mais on envoie les animaux dans des structures similaires en Espagne, quelle hypocrisie !!!<br /> Relâcher des Orques nées en captivité en pleine mer est en effet une excellente intention mais les spécialistes des cétacés s'accordent à dire que ce serait une condamnation à mort quasi à coup sûr pour elles.<br /> Tout d'abord parce qu'en captivité, les Orques reçoivent du poisson mort, découpé et souvent jeté directement dans la bouche. Elles n'ont jamais appris à chasser et c'est une compétence complexe qui s'enseigne normalement de la mère au baleineau pendant des années. Une Orque née en captivité ne saurait ni repérer, ni traquer, ni capturer sa nourriture dans l'océan.<br /> Ensuite, les Orques ont des structures sociales extrêmement complexes. Chaque communauté possède son propre "dialecte" sonore, ses techniques de chasse spécifiques et sa culture. Une Orque née en captivité n'appartiendrait à aucun clan sauvage. Elle serait incapable de communiquer avec les groupes locaux et les Orques sauvages rejettent généralement les individus étrangers, ce qui condamnerait l'animal à l'isolement, à la dépression et à la famine.<br /> Et puis, la vie dans l'océan exige une condition physique que la vie en bassin ne permet pas de développer. Les Orques sauvages parcourent parfois plus de 100 kilomètres par jour et plongent à des centaines de mètres de profondeur. Une Orque de bassin n'a pas la musculature, l'endurance, ni la tolérance aux variations de pression et de température pour survivre à un tel rythme.<br /> Il y a aussi le fait que, comme elles sont habituées à l'Homme depuis leur naissance, ces Orques associent les humains à la nourriture et à la sécurité. Relâchées, elles ont tendance à chercher le contact avec les bateaux ou les côtes, ce qui les expose à des collisions avec les hélices ou à des échouages. <br /> Il existe bien une alternative : la création de sanctuaires marins côtiers qui sont la meilleure solution (celle privilégiée aujourd'hui par les biologistes et les associations). Ce sont de vastes baies délimitées par des filets et des bouées. Dans ces espaces, les Orques peuvent enfin connaître l'eau de mer naturelle, les marées, la faune locale et un espace infiniment plus grand, tout en continuant à recevoir des soins médicaux et de la nourriture de la part des humains. C'est la retraite la plus digne pour elles, à mi-chemin entre la captivité et la liberté totale. A ce sujet, le Secrétariat d'État chargé de la Mer et de la Biodiversité a lancé un appel en 2024 pour un projet de sanctuaire susceptible d'accueillir les deux Orques du Marineland d'Antibes. C'est malheureusement resté lettre morte. La France est loin d'être au top vis à vis des animaux ;-(<br /> Bonne journée à toi.
C
un article qui fait réfléchir et qui est très intéressant. bises.celine
Répondre
P
Merci Céline.<br /> Bises et bonne fin de journée.
J
Bon... je n'en savais pas autant en la matière, j'attends la suite avec curiosité.
Répondre
P
Alors à la semaine prochaine.<br /> Bonne journée Jean.
M
Bonjour Pascale, <br /> Ton article sur le comportement des animaux est très intéressant, j'en apprends toujours plus avec toi! Merci et très belle journée!
Répondre
P
Bonjour Monique,<br /> Je te remercie, c'est très gentil.<br /> Bonne journée également.
B
Extrêmement intéressant !!!<br /> A suivre oui<br /> Merci pour ce début...<br /> Bisous Pascale et bonne fin de semaine
Répondre
P
Merci Béa,<br /> Episode 2 mercredi soir prochain.<br /> Bisous et belle fin de semaine également.
P
Merci Pascale pour ton explication du comportement du teckel , tu m'as convaincue à cette hypothèse .Les réactions au stress induits par la solitude chez un animal sont parfois difficiles à analyser .Quand je m'absente pour quelques heures , mon chat va systématiquement chercher ses jouets les plus encombrants pour les placer de matière à ce que je les voie en ouvrant la porte à mon retour ( or ce sont des jouets avec lesquels il ne daigne plus jouer ou seulement quelques instants qu'il semble m'accorder pour me faire plaisir ! ) et un jour il a même amené son couffin: il lui a fallu traverser toute la maison pour ça !
Répondre
P
Super si mon explication a pu t'éclairer !<br /> L'anecdote concernant ton Chat est très touchante. Déplacer jusqu'à son couffin ou ses jouets jusqu'à la porte d'entrée est une magnifique preuve d'attachement. En éthologie, on observe souvent ce type de comportement chez les animaux de compagnie. <br /> En installant ses objets familiers, très chargés de son odeur, pile là où tu vas arriver, ton Chat cherche à se recréer un espace sécurisant (il a peut-être un peu de stress de l'abandon ce qui n'est pas surprenant, car il me semble que tu nous avais dit l'avoir adopté en refuge) et à marquer visuellement son lien avec toi dès que tu rentres. C'est sa façon de te dire : 'Tu m'as manqué, mais tu vois mon monde et moi on t'attendait'. Comment ne pas fondre devant tant d'amour ;-) <br /> Un grand merci pour ce partage si vivant au travers tes retours d'expériences.<br /> C'est vrai que la gestion de l'absence est un grand sujet chez nos compagnons. Quand je laisse Gus (tu verrais sa tête quand on lui dit "on revient vite"), je suis toujours un peu anxieuse craignant qu'il pense qu'on l'abandonne. Pourtant je sais qu'il va s'occuper un moment avec son Kong rempli de friandises puis va aller tranquillement se poser sur un canap pour attendre. Quand je regarde de temps à autre de mon smartphone à l'aide de petites caméras, je vois bien qu'il est paisible. Bon les retours, c'est la grosse fête ;-) A présent qu'il a presque 13 mois, il faut que je me détende, il sait qu'on va revenir !<br /> Bonne journée.
A
Tu nous fait réfléchir sur les comportements des animaux et aussi les nôtres. Tes articles sont très intéressants. Merci et bon jeudi.
Répondre
P
Merci Andrée.<br /> Bonne journée.
E
Magnifique article. <br /> Merci à toi de faire toutes ses recherches pour nous...<br /> On a beaucoup à apprendre des animaux... Juste prendre le temps de les regarder évoluer !<br /> L'homme qui se croit supérieur prend du plaisir à faire du mal. <br /> Il suffit de voir le comportement des personnes qui nous gouvernent.<br /> Bonne soirée.<br /> Bisous
Répondre
P
Merci Erika, <br /> Tu as raison, le simple fait de prendre le temps de s'asseoir et de les regarder évoluer est la plus belle des leçons. On y découvre une justesse qui remettent notre prétendue "supériorité" à sa juste place.<br /> Là où l'humain utilise parfois son pouvoir et son intelligence pour dominer ou faire du mal, l'animal, lui, reste dans le vrai. <br /> L'observation de la nature est un merveilleux refuge face aux absurdités du monde des hommes.<br /> Bisous et bonne journée.
L
Un article fort intéressant!! Merci pour toutes ces recherches.....<br /> Je ne pense pas aussi que les animaux sont pervers, ils sont guidés par un instinct de survie.<br /> Bisous et belle journée
Répondre
P
Merci beaucoup ! Je suis ravie que ces recherches t'intéressent.<br /> Tu as tout à fait raison, l'instinct est leur boussole de survie. Mais attention, cela ne veut pas dire qu'ils sont des "animaux-machines" comme on le pensait autrefois. Entre l'instinct pur et la perversité humaine, il y a tout l'espace de la sensibilité, de l'affection et même d'une certaine forme de réflexion.<br /> L'animal n'est pas un robot. Il ressent la peur, la joie et l'attachement. Simplement, sa violence reste utilitaire ou émotionnelle, elle n'est jamais cette cruauté gratuite et calculée que l'on trouve chez l'homme. C'est ce qui rend leur monde à la fois complexe et d'une grande honnêteté.<br /> Bisous et belle journée également.
D
Bonjour Pascale voilà une page bien intérésante et bonne explication à bientôt pour la suite bonne journée Claudine Daniel
Répondre
P
Bonjour et merci, c'est gentil.<br /> Bonne journée à vous deux.
Z
Merci pour les photos et les explications qui font réfléchir. Je pense aussi que les animaux n'attendront jamais le degré de perversité des humains . Le seul fait d'avoir créé les notions de bien et de mal montre bien que nous savons où est la frontière entre l'un et l'autre!<br /> Notre peine est toujours très vive . <br /> Bonne journée Pascale . Bises et amitiés .
Répondre
P
C'est tout à fait ça, le fait même d'avoir nommé le 'Bien' et le 'Mal' nous rend comptables de nos actes. Cette frontière, que nous avons tracée, est celle que nous sommes aussi les seuls à pouvoir franchir délibérément. <br /> L'animal, dans sa simplicité, reste en deçà de ce calcul.<br /> Je suis de tout cœur avec vous. La douleur d'un départ reste une épreuve qui demande beaucoup de temps et de douceur envers soi-même. <br /> Merci pour ce partage et pour ta fidelité.<br /> Bonne journée, bises et amitiés.
É
Bonjour Pascale. Ton article est très intéressant et je lirai la suite avec plaisir. Bonne journée et bisous
Répondre
P
Bonjour et merci Brigitte.<br /> Bisous et bonne journée.
P
Merci pour cette série et ces explications<br /> Bonne journée
Répondre
P
Avec plaisir.<br /> Bonne journée Pascal.
P
Coucou Pascale,<br /> C'est tout un sujet !<br /> Déjà, je tiens à dire que je ne pense pas que les animaux soient tous bons et les humains tous mauvais. Je crois qu'il faut faire la part des choses.<br /> Il est vrai que les animaux peuvent être cruels, violents et agressifs. Mais cette façon d'être c'est surtout pour la survie et la défense du territoire. Les chats par exemple sont des prédateurs mais pour moi ne sont pas pervers. C'est un comportement instinctif naturel plutôt qu'une violence morale comme l'humain. (ceci est pour tous les félins)<br /> Ils vont tuer pour se nourrir mais pas dans l'acte de faire souffrir.<br /> <br /> L'homme c'est tout autre car il reçoit une éducation, une morale. Il connait le sens du bon et du mal. Son manque de tolérance et d'empathie en fait souvent quelqu'un de pervers qui veut faire souffrir pour son plaisir personnel.<br /> Bon, bien sûr il y a encore des gens de bons sens, des gens avec une grande moralité mais ceux là en en parle pas ou peu.<br /> <br /> Les animaux ont des codes à eux basés sur l'instinct et la survie de l'espèce. Je pense qu'ils ne faut faire aucune comparaison entre le monde animal et les hommes. C'est vrai que l'on a du mal à comprendre l'infanticide chez certains animaux. <br /> Exemple aussi avec les aiglons, si le nid à 2 petits un des deux est sacrifié. La nature n'est pas facile. Elle agit selon ses principes.<br /> <br /> C'est pour cela que je dis qu'il ne faut pas faire d'anthropomorphisme. Les animaux restent des animaux avec leurs façons d'être. Les hommes eux reçoivent dès la naissance éducation et moralité qui devraient les empêcher de faire du n'importe quoi. Oui, pour moi la perversité est surtout humaine.<br /> <br /> Une douce journée à vous deux Pascale. Ici un temps bien frais ..... "le joli mois de Mai" de notre enfance existe t-il encore ???? Caresses au gentil gardien. Bisous
Répondre
P
Tu as fait une liste assez exhaustive (certains Aigles et Buzards, certaines Chouettes, certains oiseaux marins, le Requin-Taureau, la Hyène tâchetée).<br /> C'est sûr que cela semble très cruel, mais d'un point de vue évolutif, le caïnisme n'est pas un acte de "malice", mais une stratégie de reproduction efficace qui permet de garantir un descendant fort (un seul jeune vigoureux et parfaitement armé pour survivre plutôt que deux jeunes faibles qui risquent de mourir tous les deux avant l'âge adulte).<br /> Dans le cas du caïnisme facultatif, le second œuf peut profiter d'une année exceptionnelle où la nourriture abonde. Si l'année est mauvaise, il sert de "variable d'ajustement".<br /> Tu sais, dans notre monde humain il y a aussi les "bébés-médicaments", ces enfants conçus par fécondation in vitro (FIV) suivie d’un double diagnostic préimplantatoire afin de sélectionner un embryon indemne de la maladie dont souffre l’aîné et immunologiquement compatible avec lui. L’embryon est ensuite implanté dans l’utérus de la mère" et mis au monde pour qu'il permette ( par transfusions, greffes...) de guérir son aîné. Où est l'éthique ? Pour moi c'est encore plus terrible que le caïnisme chez les animaux car on décide de mettre au monde un enfant avec une conscience, des émotions des souffrances en sachant qu'il va passer sa vie a souffrir physiquement et psychologiquement pour pallier aux problèmes de santé de son aîné. <br /> Vraiment le fonctionnement humain me dépasse bien au delà de ce qui semble cruel chez les autres espèces que la notre.<br /> Temps mitigé encore aujourd'hui et 7° ce matin, j'ai du rentrer de nouveau mes agrumes.<br /> Bisous et bonne journée Élisa.
P
Non, c'est moi qui me laisse emportée, tu t'exprimes très bien.<br /> C'est exact les animaux suivent leur nature tandis que l'homme à la capacité de faire le meilleur comme le pire.<br /> Je ne connaissais pas le terme "caïnisme" et c'est tout à fait ça. Bien que cela augmente les chance de survie du + fort c'est difficile à accepter. Je sais qu'il y a le requin taureau et la hyène qui sont ainsi. Certainement d'autres aussi. (surtout chez certains oiseaux je pense).<br /> Une belle journée Pascale en vous souhaitant quelques rayons de soleil qui seraient les bienvenus. Bisous
P
Coucou Élisa,<br /> <br /> Je ne crois pas avoir laissé entendre que les animaux sont tous bons et les humains tous mauvais, où alors je me suis réellement très mal exprimée si tu as pu ressentir cela.<br /> <br /> Tu as raison de souligner qu'il ne s'agit pas de diviser le monde en "tout bon" ou "tout mauvais" (et vraiment je n'ai pas l'impression d'avoir renvoyé cette intention dans mon texte), mais de comprendre la nature profonde de chaque espèce.<br /> Et puis, en tout état de cause, ne sommes-nous sommes pas nous-mêmes des animaux ? Ce rapprochement me semble donc essentiel pour rester humble. <br /> <br /> L'homme n'est pas le seul à recevoir une éducation de ses parents (et même de sa famille entière parfois). On le voit aussi chez les félins, les primates, les lupus, les cétacés.. Il y a chez beaucoup d'espèces une véritable transmission de codes, de techniques de chasse et de règles sociales.<br /> Cependant, là où la comparaison s'arrête peut-être, c'est dans la finalité de cette éducation. Chez l'animal, elle sert à intégrer le groupe et à survivre. Chez l'homme, elle s'accompagne d'une "morale" théorisée. <br /> <br /> L'exemple que tu donnes sur les aiglons (le caïnisme) existe chez d'autres espèces, là encore, c'est une question de survie (en donnant le plus de chance de survie au plus fort). C'est d'une dureté absolue pour notre regard, mais c'est une stratégie de survie implacable. <br /> <br /> La nature n'est pas "facile", elle est régie par des principes de vie et de mort qui n'ont que faire de nos concepts de bien ou de mal.<br /> La perversité reste donc, semble-t-il, une dérive spécifiquement humaine qui consiste à détourner cette intelligence et cette éducation pour créer de la souffrance gratuite, là où l'animal reste fidèle à ses besoins vitaux.<br /> <br /> Merci pour cet échange qui remet l'anthropomorphisme à sa juste place (ce que je ne fais pas d'ailleurs, mais je me méfie encore plus de l'anthropocentrisme a mon humble avis beaucoup plus dangereux).<br /> <br /> Ici aussi, on cherche le "joli mois de Mai" sous la fraîcheur, on peut donc entonner en coeur "quand reviendras-tu ???" ! D'ailleurs j'ai ressorti un petit pull depuis hier.<br /> Le "gentil gardien" (pas gardien du tout ;-) a bien reçu tes caresses et te remercie d'un coup de museau.<br /> Douce journée à toi, bisous
C
Très belle analyse , merci Pascale <br /> Bonne journée à toi <br /> Bises
Répondre
P
Merci Claudine.<br /> Bises et bonne journée.
P
Ton article est de jour pose question et amène à la réflexion. Jusqu'à présent, le concept de bien etmal, nous étais réservé. Mais au fond, qu'en savons-nous ? que savons-nous du fait que les animaux ait eux aussi ont une conscience du bien et du mal. L'histoire animalière nous raconte souvent des cas ,exceptionnels peut-être, ou pas, d'une espèce adoptant un petit orphelin d'une autre espèce. De<br /> certains qui se sacrifient pour protéger les autres. Ça ne peut pas toujours s'expliquer par l'instinct. Donc, à l'inverse et a l'aune de cette constatation, les actes qui nous paraissent être de cruauté, Comment les interpréter ?<br /> J'avoue que relier le mot perversité aux animaux est plutôt dérangeant. Je crois qu'on est tellement lassé par la folie humaine qu'on a envie de mettre les animaux sur un piedestal et que dès lors qu'on les imagine entrer dans ce schéma de violence qui nous concerne,. c'est dérangeant.<br /> J'ai hâte de lire la suite de ton article. Bonne chance bonne journée Pascale
Répondre
P
Pas grave, merci d'être repassée.
P
Arf la lecture devient difficile et je vois que dicter une réponse, n'est pas mieux que l'écrire moi même. Je ne sais pas pourquoi bonne chance. Désolée
P
Tu poses une question fondamentale. Si l'on accorde aux animaux la capacité de faire le "bien" (altruisme, adoptions inter-espèces), pourquoi ne pourraient-ils pas faire le "mal" ?<br /> C'est là toute la subtilité de l'éthologie moderne. On observe en effet des actes de pure bienveillance qui semblent dépasser le simple instinct. Mais la différence réside peut-être dans l'intentionnalité. <br /> L'animal qui aide est poussé par une empathie immédiate, organique, un élan de vie. <br /> À l'inverse, la perversité demande une construction intellectuelle : il faut imaginer la souffrance de l'autre, la planifier et s'en délecter.<br /> C'est ce côté prémédité qui semble absent chez l'animal. Il peut être violent, mais il n'est pas vicieux. <br /> Je comprends tout à fait ce sentiment de vouloir les mettre sur un piédestal, c'est une réaction à mon avis saine face à la complexité parfois désespérante de la nature humaine. <br /> En les observant, on cherche souvent une forme de pureté que nous avons perdue.<br /> Merci d'ouvrir ainsi le débat.<br /> Bonne journée également à toi Brigitte (mais pourquoi bonne chance ?)
C
Coucou Pascale,<br /> Je suis bien d'accord avec ton article, je pense aussi que le plus grand pervers reste l'homme.<br /> Bisous et bonne soirée
Répondre
P
Coucou Chouyo,<br /> J'ai la même opinion qui fait que nous n'avons pas à être très fiers.<br /> Bisous et bonne journée.